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Bientôt l’ère du travail flexible

Les espaces de travail flexible se développent à grande vitesse - et ce surtout dans les petites villes. Une étude réalisée par Regus, qui tient de nombreux espaces de coworking, estime que chaque centre peut faire gagner 7’416 heures par année en moyenne.

Le coworking représente une différente manière de travailler.

Crédits: DR

Les pendulaires peuvent en témoigner: difficile d’être efficient en allant de la maison au travail. La voiture est soumise aux aléas de la route. Des accidents, travaux, ralentissements ou encore des problèmes techniques sont autant de causes de retard. En parallèle, les transports publics comportent leur lot de problèmes.

Dans le monde du travail, plusieurs solutions existent pour contrer ces soucis de mobilité. Il y a notamment le travail depuis la maison (home-office) et les espaces de travail partagés (coworking). Une étude internationale menée par Collers International estime l’augmentation de ces coworkings à 205% entre 2014 et 2018.

Regus, l’un des spécialistes des bureaux flexibles, a publié une étude sur ces espaces partagés ce mois de novembre. Les bénéfices s’élèveraient à plusieurs millions, notamment en termes de valeur ajoutée.

La Suisse derrière les Etats-Unis

Un point de rassemblement pour les employés de divers horizons leur permettrait de dépenser sur place, d’utiliser les prestataires de service locaux, et donc d’alimenter leur économie. Regus précise que la Suisse compterait 25,73 millions de dollars de valeur ajoutée en plus. Ce serait le second pays à voir une telle augmentation de revenus en raison de ces espaces de travail flexibles. En premier, ce sont les Etats-Unis et ses 28,17 millions annuels.

Source graphique: Regus.

Surtout, ces espaces de travail flexible permettent de répartir davantage les personnes sur le territoire. Thomas Sinclair, Chief Investment Officer (CIO) chez IWG - qui possède Regus, précise: «Pendant ce temps, à mesure que la durabilité va prendre de l’importance et que l’économie circulaire va se mettre en place, nous pouvons nous attendre à voir des villes moins centralisées et un plus grand champ de centres régionaux et locaux à la place.»

Emplois, écologie et temps

Les bénéfices sont économiques, mais aussi humains. Les employés gagnent à rejoindre le bureau de coworking le plus proche, plutôt que de se rendre au siège de leur entreprise. En moyenne, chacun de ces centres fait gagner en moyenne 7’416 heures par année.

Pour ce chiffre, Regus précise que les moyens et temps de transports viennent des sondages nationaux. L’étude a rajouté diverses hypothèses, comme par exemple le fait que des travailleurs devront toujours se déplacer, même en cas de disponibilité d’un bureau proche.

Source graphique: Regus.

Le temps gagné par les Suisses serait supérieur à ceux gagnés par des pays plus grands, comme l’Allemagne, le Brésil ou même la Chine. L’Office fédéral de la statistique recense un grand nombre de pendulaires, dont la durée moyenne d’un trajet aller atteint les 30 minutes.

Dans le monde estudiantin ou entrepreneurial, les travailleurs n’hésitent pas à se déplacer. Certains vont de Zurich à Neuchâtel, d’Yverdon à Genève, de Sierre à Lausanne ou de Delémont à Bienne tous les jours. Ces trajets représentent des heures dans des lieux non pensés pour travailler. Y couper représenterait un gain de temps considérable.

Le coworking a beau être une solution pour de nombreuses personnes, mieux vaut préciser qu’elle ne convient pas à chacun. Le blog Become Nomad, spécialiste de la questions, a tenu à souligner certains désavantage de la pratique dans un article. L’auteur Eli David explique que le coût de certains espaces, la volatilité des uns et des autres ou encore le bruit potentiel peuvent décourager.

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Rebecca Garcia

JOURNALISTE À BILAN

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Rebecca Garcia a tout juste connu la connexion internet coupée à chaque téléphone. Elle a grandi avec la digitalisation, l’innovation et Claire Chazal. Elle fait ses premiers pas en journalisme sportif, avant de bifurquer par hasard vers la radio. Elle commence et termine ensuite son Master en journalisme et communication dans son canton de Neuchâtel, qu’elle représente (plus ou moins) fièrement à l’aide de son accent. Grâce à ses études, elle découvre durant 2 mois le quotidien d’une télévision locale, à travers un stage à Canal 9.

A Bilan depuis 2018, en tant que rédactrice web et vidéo, elle s’intéresse particulièrement aux nouvelles technologies, aux sujets de société, au business du sport et aux jeux vidéo.

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