Bilan

100 jeunes qui réussissent

Ils sont âgés de 20 à 39 ans et ont fait fortune en créant leur société, en excellant dans leur discipline sportive ou en sachant capitaliser sur une aide financière de leurs parents. Bilan raconte leur parcours. Par Luigino Canal, Chantal de Senger, Daniel Eskenazi, Rebecca Garcia, Olivier Grivat, Serge Guertchakoff, Patricia Meunier, Joan Plancade, Marat Shargordodsky, Mary Vacharidis et la collaboration de Bilanz

Crédits: Dr

La fortune sourit aux audacieux

Dans cette 5e édition de notre dossier annuel consacré aux «100 plus riches de moins de 40 ans» – ou plutôt qui cartonnent –, nous vous présentons 30 nouvelles têtes. En fait, il s’agit de 23 nouveaux portraits, car certaines sociétés ont été créées par deux, trois, voire quatre associés, comme le groupe Swissroc (avec Cyril de Bavier, Xavier Canonica, Ted Schneider et Thang Nguyen). Voilà pourquoi, ce «classement» ne comprend pas moins de 117 personnes.

Le plus jeune est Noah Liebherr, 20 ans, qui a cofondé l’entreprise Cikumas en 2017 et développé un système de gestion de l’apprentissage. Parmi les autres «fils de» à faire leur entrée, Alexander de Carvalho, 35 ans. Il a cofondé à Londres la société Public qui conseille les start-ups dans leurs relations avec les autorités. Impossible de ne pas faire apparaître Nicolas Syz, 35 ans, lequel dirige désormais le département private banking de l’établissement familial. Idem pour Jörg Duschmalé, 36 ans, qui représente la famille propriétaire au conseil d’administration de Roche.

Le secteur immobilier a bien su tirer son épingle du jeu. Ainsi, outre le quatuor de Swissroc, citons Frédéric Mydske, 36 ans, qui dynamise depuis plusieurs années le groupe familial vaudois Norwood et qui vient de racheter trois des six établissements hôteliers de la chaîne romande Hôtels & Patrimoine. Mentionnons aussi le duo Max-Hervé George et Byron Baciocchi, respectivement 31 et 32 ans, qui ont réussi l’introduction en bourse de leur groupe Ultima, lequel ne cesse de se développer dans l’immobilier résidentiel de luxe.

Il va de soi que le sport est une vraie pépinière qui voit émerger des talents d’envergure internationale. Outre un Roger Federer dont la fortune continue son ascension bien méritée, signalons le Valaisan Nico Hischier, 21 ans, considéré comme le meilleur hockeyeur junior du monde. Ou encore son collègue Luca Sbisa, 30 ans, qui a patiné déjà plus de 500 fois en NHL.

La digitalisation à marche forcée de l’économie ouvre aussi des boulevards pour les plus entreprenants. A ce propos, citons Matthias Standfest, 37 ans, dont la startup Archilyse a développé un logiciel qui pourrait révolutionner l’immobilier. Il y a bien évidemment Guillaume Pousaz, 38 ans, qui a fondé la startup la plus prospère du pays, checkout.com, qui assure les paiements des commerçants en ligne et vaut environ 2 milliards de dollars actuellement. La liste n’est pas exhaustive. Découvrez leur parcours, et bien d’autres, dans ce dossier.


Services

Alexandre Bonvin, 27 ans

VS, sex-toys, gastronomie

100 à 200 millions

Stable

(Crédits: Dr)

Fils du promoteur Stéphane Bonvin, Alexandre Bonvin est un «serial entrepreneur» qui a réussi. Domicilié à Lens (VS), le jeune homme, qui a investi dans une demi-douzaine de sociétés, a rencontré un vif succès avec kisskiss.ch, site internet d’accessoires intimes. A travers sa holding Audacia, il possède également deux sociétés actives dans le commerce en ligne d’étiquettes avec les marques StickerKid et StickerYeti.
Côté gastronomie, il est actionnaire de The Green Van qui pilote des food trucks à Lausanne ainsi qu’un restaurant au Flon.

Il s’est associé à Johanna Roussel pour lancer l’application Skwoll qui surfe sur la tendance à la sociabilisation dans cette branche. Depuis le début de 2020, il a pris la présidence du conseil d’administration de Creative Technologies, qui propose des solutions IT pour l’immobilier et le tourisme.


(Crédits: Zuzanna Adamczewska-Bolle)

André Abreu, Niklas Van Neyghem et Guillaume Granelli, 34, 28 et 27 ans 

VD, responsabilité sociale (Alaya)

5 à 10 millions, Nouveau

Depuis sa fondation en 2018, Alaya connaît une croissance exponentielle. Sa solution complète pour l’engagement solidaire aide les entreprises et leurs collaborateurs à prendre des mesures concrètes pour relever des défis sociaux et environnementaux grâce à du bénévolat, des dons ou à un changement d’habitudes. Alaya compte des dizaines d’entreprises clientes, comme L’Oréal, Swisscom, PwC, la Société Générale ou Lombard Odier. En face, elle offre un réseau de 600 associations dans plus de 50 pays. Etablie à Gland avec des bureaux à Zurich, Paris et Barcelone, Alaya va aussi s’implanter à Londres, à Singapour et en Allemagne grâce à une récente levée de fonds de deux millions de francs.


(Crédits: Dr)

Leo Olsen Guillot, 22 ans

GE, marketing

2 à 5 millions, Nouveau

Né à Divonne de parents français, Leo Olsen Guillot a effectué sa scolarité à Versoix (GE) et commencé des études en économie et management à l’Uni de Genève. A 20 ans, il fonde sa propre entreprise sous la forme d’une agence marketing avec 700 francs de capital de départ et renonce à poursuivre ses études. Deux ans plus tard, son chiffre d’affaires atteint 3,8 millions avec une équipe de moins de 10 personnes et des clients dans plus de 15 pays. Il a également créé à Genève une société de salons-lavoirs, UrbanWashers. Récemment, il a revendu sa marque mastermind.com et différents logiciels à un groupe américain. Basé entre Londres et Genève, il conseille des entreprises qui désirent peaufiner leur image de marque.


(Crédits: Thierry Porchet)

Alexandre Uldry, 29 ans

VS, immobilier

50 à 100 millions

Stable

Dans l’attente de pouvoir finaliser l’acquisition d’un véhicule de placement, Alexandre Uldry a acquis l’entreprise d’ameublement Nicol, sise dans le Jura, à la fois pour équiper en meubles ses nouvelles constructions, mais aussi pour développer une gamme complète de meubles à moindre coût. Pendant cette année de transition, il a prévu de céder en juin une partie de son parc immobilier, notamment deux immeubles commerciaux.


Benjamin et Jérémy Abittan, Stéphane et Neil Berdugo, 30, 38, 33 et 36 ans

GE, immobilier (Héron Suisse Immobilier/Nest)

20 à 50 millions

Stable

L’immobilier industriel et commercial. Telle est la priorité stratégique des frères Neil et Stéphane Berdugo. Ils développent par ailleurs en ce moment plusieurs projets immobiliers résidentiels, dont un dans le quartier des Eaux-Vives à Genève. Avec les frères Abittan, ils investissent parallèlement dans l’immobilier en Suisse romande. En dehors de l’immobilier, Jérémy Abittan poursuit ses investissements dans le secteur de la santé. De son côté, Benjamin Abittan œuvre au développement de Chateauform’, groupe leader dans les séminaires d’entreprise en Europe.


(Crédits: Dr)

Léa Miggiano, 25 ans

BE, mobilité (Carvolution)

2 à 5 millions, Nouveau

Chez Carvolution, les clients n’achètent pas leur voiture, ils la louent. Conformément au modèle d’affaires tout à fait novateur de l’entreprise, l’utilisation et les services comme l’assurance, les impôts, la vignette, le changement de pneus, tout est compris dans un prix mensuel fixe. Le client ne paie que son essence. Un service meilleur marché et plus agréable que l’achat ou le leasing. La cofondatrice et CMO Léa Miggiano a pris très tôt des compères à son bord, si bien qu’aujourd’hui la direction compte six fondateurs. En outre, 32 collaborateurs gèrent plus de 1000 contrats. Carvolution a levé son capital, dont 11 millions de francs tout récemment.


Byron Baciocchi et Max-Hervé George 32 et 31 ans

Londres, immobilier (Ultima)

300 à 400 millions

Nouveau

Max-Hervé George, âgé de 31 ans et résidant à Londres, a fait ses classes dans l’est de la France. Après des études de droit à Paris, il se passionne rapidement pour le secteur de l’investissement et de l’immobilier. En parallèle, il s’intéresse aux nouvelles technologies au travers de différentes prises de participation. C’est en 2012 qu’il décide de s’associer à Byron Baciocchi, un ami de jeunesse. Ils cocréent, entre autres, le groupe Ultima dans l’hospitalité de luxe.

Etabli lui aussi à Londres, Byron Baciocchi, 32 ans, est un bâtisseur dans l’âme. Né à Genève, il se lance dans l’immobilier dès l’âge de 22 ans en investissant dans plusieurs projets en Suisse romande. Il réalise notamment le parc d’affaires iLife City à Etoy (VD). A ce jour, ils codétiennent environ 75% des actions d’Ultima Capital cotées à la Bourse de Berne et s’investissent dans d’autres projets internationaux, diversifiant ainsi leurs actifs.


(Crédits: Nicole Rötheli)

Phil Lojacono, 31 ans

ZH, fintech (Advanon)

5 à 10 millions

En baisse

Ce fut le choc lorsqu’en 2018 un cas de fraude fut mis au jour chez Advanon. Son modèle d’affaires consiste à procurer des liquidités aux créanciers qui attendent que leurs factures soient réglées, en avançant les montants dus par le biais d’investisseurs. Or, via Advanon, un commerçant avait vendu à de tels investisseurs des factures de tiers qui se sont avérées des faux.

Depuis lors, la fintech a revu ses ambitions et a dû licencier quelques collaborateurs. Mais les processus ont été améliorés et une gestion du risque a été mise en place. Les affaires reprennent.


(Crédits: Dr)

Vitaly Ponomarev, 32 ans

ZH, réalité augmentée (WayRay)

100 à 200 millions

Stable

La startup phare de la réalité augmentée pour le secteur automobile WayRay fondée par Vitaly Ponomarev à Zurich gagne de nouveaux marchés. Valorisée 500 millions et affichant Porsche et Hyundai à son capital, WayRay a annoncé au CES de Las Vegas 2020 un partenariat avec Doosan Bobcat, leader mondial des engins de chantier.


(Crédits: Ashot-Gevorkyan)

Raphaël Gindrat, 32 ans

VD, voitures autonomes (Bestmile)

10 à 20 millions

Stable

Raphaël Gindrat poursuit le développement international de Bestmile qu’il a cofondée avec Anne Mellano pour commercialiser des logiciels de pilotage de flottes de voitures autonomes. L’an dernier, la société a levé 16,5 millions de dollars. Une douzaine de flottes utilisent cette technologie suisse dans le monde, dont Alto, concurrente d’Uber aux Etats-Unis, ainsi qu’une nouvelle entreprise de transport en Allemagne qui veut optimiser la gestion d’une flotte de Tesla «à la demande». La société compte actuellement une cinquantaine d’employés, dont une quarantaine à Lausanne.


Bastian Baker, 29 ans

VD, chanson

2 à 5 millions

Nouveau

Bastian Baker, de son vrai nom Bastien Kaltenbacher, est auteur-compositeur-interprète. Remarqué lors d’un concert privé par l’entrepreneur Patrick Delarive, il s’est lancé dans la chanson à 19 ans en abandonnant une carrière de hockeyeur sur glace, tout comme son père, Bruno Kaltenbacher. Il a du reste composé l’hymne «Here We Go» pour les championnats du monde qui devaient se tenir en mai à Lausanne et Zurich et renvoyés pour cause de coronavirus. En 2018, sa participation à la première partie de la tournée de la chanteuse Shania Twain lui a ouvert les portes du marché anglophone jusqu’en Australie. Depuis ses débuts il y a près de dix ans, il totalise 900 concerts dans 40 pays, 15 millions de vues sur YouTube, 150 000 albums et 20 millions de «streamings» audio.


Olga Dubey, 29 ans

VD, agriculture durable (AgroSustain)

10 à 20 millions, Nouveau

Cette entrepreneure russe est à la tête d’AgroSustain, qu’elle a fondée en 2018 après une thèse de doctorat en sciences de la vie à l’Université de Lausanne. Cette startup développe des solutions naturelles pour ralentir la décomposition des produits de la terre. L’idée est de réduire le gaspillage alimentaire grâce à une solution naturelle qui traite l’apparition de moisissures sur les fruits et légumes avant et après leur récolte. Lauréate du Prix Veuve Clicquot New Generation 2019, Olga Dubey espère commercialiser son premier produit, AgroStore, d’ici deux ou trois ans.


(Crédits: lid.ch, Righetti, Tatjana Schnalzger)

Joël Dicker, 34 ans

GE, Littérature

20 à 50 millions

Stable

L’écrivain genevois est revenu le 19 mai dans les libraires suisses avec un nouveau pavé de 570 pages, «L’énigme de la chambre 622». La sortie de ce roman, dont l’intrigue se déroule dans le monde de la finance entre Genève et Verbier, avait été décalée en raison de l’épidémie de coronavirus. Le livre semble promis à devenir un best-seller comme ses précédentes créations, «La vérité sur l’affaire Harry Quebert», «Le livre des Baltimore» et «La disparition de Stephanie Mailer». Au total, Joël Dicker a vendu quelque 10 millions d’exemplaires dans le monde.


(Crédits: lid.ch, Righetti, Tatjana Schnalzger)

Iman Nahvi, 34 ans

SG, marketing (Advertima)

5 à 10 millions

Stable

Ceux qui franchiront à l’avenir le seuil des filiales du distributeur Spar seront passés au crible de la technologie Advertima, puis gratifiés de publicités taillées sur mesure selon leur âge présumé et leur allure. Une belle affaire pour l’entrepreneur Iman Nahvi, fondateur à Saint-Gall d’Advertima et désormais patron de plus de 60 employés.


Services

(Crédits: Takahashi, Dr)

Ben Küffer 32 ans

BE, horlogerie (Norqain)

10 à 20 millions, Nouveau

En mars 2018, Ben Küffer, ex-responsable du marketing de Breitling, a fondé sa propre marque de montres, Norqain, avec le soutien financier d’investisseurs, d’amis et de sa famille. En un rien de temps, il a réussi à ouvrir des portes décisives. De sorte que Norqain est au catalogue des revendeurs prestigieux du monde entier, parmi lesquels Bucherer (CH), Wempe (D), Govberg (USA), Seddiqi (Dubai) et une trentaine de détaillants au Japon. Comme Ben Küffer a fait entrer au conseil d’administration Mark Streit, son ami d’enfance et ex-star de la NHL, Norqain est également très présente au sein de la meilleure ligue de hockey sur glace d’Amérique du Nord. Et dès décembre, la marque sera le chronométreur officiel de la Coupe Spengler à Davos (GR).


(Crédits: Takahashi, Dr)

Giada Ilardo, 36 ans

ZH, tatouages (Giahi)

10 à 20 millions

En hausse

Elle a ouvert son premier studio à 16 ans. Aujourd’hui, elle détient la plus grande chaîne de studios de tatouage et de piercings de Suisse. Giada Ilardo envisage une expansion à l’international. «D’ici à cinq ans, nous souhaitons être présents avec au moins 20 à 50 échoppes dans 20 pays», dit-elle.


Jan Brzezek, 37 ans

ZG, Finance (Crypto Finance)

2 à 5 millions

En baisse

Crypto Finance possède une licence de la Finma et devrait en obtenir bientôt une seconde en tant que bourse des valeurs. Son fondateur et CEO Jan Brzezek veut développer à l’international la société, qui a déjà rassemblé 36 millions de francs. Parmi les investisseurs: le milliardaire Rainer-Marc Frey.


(Crédits: Takahashi, Dr)

Jean Meyer, 37 ans

Etats-Unis, application de rencontres (Once)

5 à 10 millions

Stable

Le Français d’origine Jean Meyer a lancé Once, un site de «slow dating», comme il le proclame dans sa publicité. Huit millions de personnes y cherchent un partenaire potentiel. Au début, ce sont ses collaborateurs qui dénichaient la bonne rencontre. Aujourd’hui, des logiciels s’en chargent.


(Crédits: Takahashi, Dr)

Christian Mischler, 38 ans

Emirats arabes unis, divers (Hotelquickly, GuestReady)

10 à 20 millions

Stable

Christian Mischler crée des startups en rafale. GuestReady, en particulier, est un succès. Ce service complet pour hôtes d’Airbnb, qui emploie plus de 150 collaborateurs, a achevé en 2017 une troisième ronde de financement et levé 10 millions de francs. A noter que l’oligarque Roman Abramovitch est impliqué dans la société.


(Crédits: Takahashi, Dr)

Robert Plantak, 33 ans

ZH, crowdfunding (Crowdhouse)

10 à 20 millions, Nouveau

En soi, l’idée n’est pas nouvelle: le crowdfunding s’est depuis longtemps propagé à l’industrie financière. Cofondateur, Michael Plantak fonctionne comme CEO. Sous la forme de Crowdhouse, il a adapté le schéma au marché immobilier: les investisseurs peuvent acquérir des parts d’immeubles d’habitation par petites tranches.


(Crédits: Claudio Bader, Dr, Rebecca Bowring)

Fabio Cattaneo, 37 ans

TI, vin

10 à 20 millions

Nouveau

A la tête d’AVU SA à Sorengo (TI), ce Tessinois est un des marchands de vins les plus en vue du monde, en particulier pour ses grands crus. Dans les quatre bâtisses de sa société, à Stabio (TI), Bordeaux, Londres et en Chine, reposent 400 000 bouteilles, parmi lesquelles certains des bordeaux et bourgognes les plus coûteux. Les experts estiment la valeur de ce trésor œnologique entre 30 et 50 millions de francs. La bouteille la plus chère de son catalogue est un nabuchodonosor (15 litres) de Mouton Rothschild, millésime 2000, proposé autour de 100 000 francs.

Le vin fait partie de l’ADN familial: le grand-père de Fabio Cattaneo était vigneron dans le Piémont.


(Crédits: Claudio Bader, Dr, Rebecca Bowring)

Eva Ebstein, 39 ans

LU, horlogerie (Chronoswiss)

10 à 20 millions

Stable

La rejetonne du clan allemand Happel et son mari Oliver possèdent la petite manufacture horlogère Chronoswiss, dont le siège se trouve à Lucerne, ainsi que les deux Hôtels Belle-Epoque de Berne et de Spatz (LU). En 2019, elle a aussi investi un million d’euros dans l’entreprise irlandaise d’edtech LearnSignal.


(Crédits: Claudio Bader, Dr, Rebecca Bowring)

Loïc Gouzer, 39 ans

Etats-Unis, Art

10 à 20 millions

Stable

Une pause. C’est ce qu’a pris durant plusieurs mois Loïc Gouzer après avoir annoncé son départ de Christie’s en décembre 2019. Il poursuit ses efforts dans la défense des océans, via l’ONG Oceana, dans laquelle il siège au conseil d’administration. Parallèlement, il travaille avec son ami Leonardo DiCaprio sur des projets environnementaux. L’art constitue son autre priorité. En dehors de ses conseils pour les collections de privés, il développe un véhicule d’investissement dans l’art et est en train de récolter des fonds. Il compte également s’impliquer dans le financement de projets artistiques à grande échelle.


Josef Novak, 39 ans

ZH, reconnaissance vocale (Spitch)

2 à 5 millions

Stable

Spitch s’est spécialisée dans la reconnaissance vocale automatique. En ces temps de crise, ses solutions sont particulièrement recherchées: beaucoup de hotlines téléphoniques dépendent de systèmes de dialogue automatisés en diverses langues. Josef Novak est le cofondateur de la startup.


(Crédits: Yves Perraudin)

Ted Schneider, Xavier Canonica, Cyril de Bavier et Thang Nguyen 32, 31, 30 et 38 ans

GE, immobilier (Swissroc)

10 à 20 millions, Nouveau

Fondée en 2013, l’entreprise Swissroc est spécialisée dans les secteurs de la construction, de l’innovation et de l’immobilier. Le groupe d’une centaine de collaborateurs est actif en Suisse romande, principalement dans les cantons de Genève et de Vaud. En 2018, le groupe a fait l’acquisition d’Hestia Constructions afin de renforcer l’offre de l’entreprise générale Swissroc Construction. Il est également entré au capital de deux PropTech: e-Potek, spécialisée dans le financement hypothécaire, et Tokenestate qui révolutionne l’investissement immobilier à travers la blockchain.

Le chiffre d’affaires de 2019 s’est monté à 200 millions de francs, en forte hausse par rapport à 2018 (130 millions).


Lea von Bidder, 30 ans

ZH, objets connectés (Ava)

5 à 10 millions

Stable

Patronne d’Ava depuis le début de l’année, Lea von Bidder est la figure montante de la scène suisse des startups. Son produit est un bracelet collecteur de données, qui indique aux femmes leurs jours de fertilité et les aide à concrétiser leur désir d’enfant. Certes, les chiffres restent modestes, mais ils sont prometteurs: 42 millions de francs de capital-risque réunis, plus de 120 collaborateurs, un chiffre d’affaires à huit chiffres et 30 000 porteuses du bracelet qui sont tombées enceintes. En 2017 déjà, «Forbes» inscrivait la Zurichoise sur la liste des trente jeunes entrepreneures de moins de 30 ans les plus importantes du monde.


(Crédits: Kelly Vorves, Zuzanna Adamczewska-Bolle, Tina Sturzenegger, Dr)

Diego Dupouy , Déborah Heintze et Ata Ciftlik, 32, 30 et 36 ans

VD, technologies médicales (Lunaphore)

10 à 20 millions

En hausse

Ata Ciftlik, Déborah Heintze et Diego Dupouy ont fondé Lunaphore en 2014. Cette société lausannoise est active dans le domaine des technologies médicales. Elle a mis au point de nouvelles technologies d’analyse, dont un microfluidique utile dans les analyses de biopsie. Lunaphore a récolté plusieurs prix d’innovation, ainsi que celui de meilleure startup suisse en 2018. Elle a levé 25 millions de francs lors de sa dernière levée de fonds terminée en février 2020. Cet argent lui servira à investir pour s’étendre sur le marché, notamment sur le marché américain.


(Crédits: Kelly Vorves, Zuzanna Adamczewska-Bolle, Tina Sturzenegger, Dr)

Dorina Thiess, 31 ans

ZH, medtech vétérinaire (Piavita)

5 à 10 millions

Stable

A la différence de tant d’autres startups, Piavita commercialise depuis longtemps un produit fonctionnel. Fin 2019, une deuxième génération a même été lancée: les systèmes vitaux des chevaux peuvent désormais être surveillés à l’aide de senseurs. Le marché mondial de la médecine équine vaut dans les 300 milliards.


(Crédits: Kelly Vorves, Zuzanna Adamczewska-Bolle, Tina Sturzenegger, Dr)

Basil Weibel, 32 ans

ZH, drones (Wingtra)

10 à 20 millions

Stable

De spin-off de l’EPFZ à leader du marché: la firme zurichoise Wingtra, cofondée par Basil Weibel, est la n° 1 mondiale du secteur des drones VTOL, un acronyme désignant les appareils qui décollent et atterrissent à la verticale comme les hélicoptères. Une fois en l’air, le WingtraOne de couleur orange bascule et vole comme un avion à hélice. Ainsi ce drone peut-il aussi servir à mesurer de grandes surfaces. Il y a un an, Wingtra a lancé une ronde de financement qui lui a permis de lever dix millions de dollars pour financer sa croissance.


Adrien Briod et Patrick Thévoz, 34 ans tous les deux

VD, drones (Flyability)

2 à 5 millions

Nouveau

Flyability construit des drones particulièrement résistants et pratiques. L’idée est de pouvoir les déployer dans des zones à risques ou difficiles d’accès. Les deux ingénieurs Adrien Briod et Patrick Thévoz ont fondé la société – spin-off de l’EPFL – en 2014. L’année suivante, ils ont levé 16 millions. Ils figurent dans des classements des meilleures startups suisses et ont participé à divers concours. Patrick Thévoz a affirmé à Bilan qu’il n’excluait pas un rachat de Flyability par un grand groupe, afin d’accélérer la croissance.


David Ziegler et Mickaël Guillaumée, 32 et 36 ans

VD, objets connectés (Composyt Light Labs)

5 à 10 millions

Stable

Cette année a été synonyme de changement pour David Zieger. Le cofondateur de Composyt Light Labs, pionnier des lunettes connectées racheté par Intel en 2015, a quitté Magic Leap (réalité augmentée) pour rejoindre Insolight en janvier. Il est responsable de l’industrialisation des modules solaires novateurs développés par la jeune pousse vaudoise. Ce projet de panneaux photovoltaïques à haut rendement a reçu en septembre dernier un coup de pouce de 10,6 millions d’euros de la Commission européenne.

Objectif: développer une ligne de production pilote. De son côté, Mickaël Guillaumée est consultant indépendant depuis fin 2017.


Sabrina Badir, 34 ans

ZH, diagnostic (Pregnolia)

5 à 10 millions

En hausse

Grâce à sa découverte permettant de diagnostiquer avec précision la menace d’un accouchement prématuré, Sabrina Badir, fondatrice du spin-off de l’EPFZ Pregnolia, a suscité beaucoup d’intérêt parmi les investisseurs: elle est déjà parvenue à lever 6 millions de francs et termine actuellement une nouvelle ronde de financement avec plus de 4 millions à la clé.


Jonathan Mariampillai, 35 ans

ZH, smartphones (iKlinik)

10 à 20 millions

Stable

Ce Sri Lankais d’origine a fondé la chaîne iKlinik, spécialisée dans la réparation de smartphones. En 2018, il l’a vendue à MSS Holding. Il est resté à bord pendant un an avant de se lancer dans le commerce électronique avec Smart18.


(Crédits: Dr, Wavre/lundi13, Dr)

Anthony Aho, 36 ans

VD , biotechnologie (PB&B)

2 à 5 millions

Nouveau

Le calme règne désormais autour de l’entreprise du bio-ingénieur canado-suisse Anthony Aho. A Lausanne, PB & B se prépare à commercialiser pour la médecine esthétique une technique de rajeunissement de la peau, qui lisse les rides via l’injection de cellules adipeuses.


(Crédits: Dr, Wavre/lundi13, Dr)

Nadja Mrosek, 36 ans

AG, biotech (Glycemicon)

5 à 10 millions

Stable

Sa startup a développé un médicament permettant aux cellules adipeuses de l’organisme de mieux réagir à l’insuline et ainsi de réduire les variations du taux de glycémie. Son projet a déjà attiré 7,5 millions de francs. Actuellement, elle attend les résultats de la validation clinique.


(Crédits: Dr, Wavre/lundi13, Dr)

Christoph Gebald, 37 ans

ZH, environnement (Climeworks)

10 à 20 millions

Stable

L’idée est plus actuelle que jamais: Christoph Gebald, cofondateur de Climeworks avec Jan Wurzbacher, a développé une technologie servant à filtrer le CO2 contenu dans l’air. Climeworks coopère désormais sur un projet qui transforme le CO2 en matière première high-tech: le noir de carbone. Climeworks a déjà récolté une cinquantaine de millions d’euros.


(Crédits: Dr, Wavre/lundi13, Dr)

Nicolas Durand, 38 ans

VD, allergies (Abionic)

10 à 20 millions

Stable

Créée en 2010 par Nicolas Durand avec Iwan Märki et Theo Lasser, Abionic a développé un test rapide qui identifie un sepsis (complication potentiellement mortelle d’une infection) en cinq minutes, soit vingt-quatre heures plus vite que ce qu’offrent les standards de traitement courants. Le démarrage commercial est pour bientôt en Europe.


(Crédits: Dr, Wavre/lundi13, Dr)

Gilles Florey, 38 ans

VS, reconnaissance faciale (KeyLemon)

2 à 5 millions

Stable

Avec KeyLemon, Gilles Florey a créé une entreprise de logiciels pour la reconnaissance faciale qu’il a vendue au fournisseur de technologies informatiques AMS. Ce dernier en a fait un centre de développement pour la biométrie que Gilles Florey dirige.

A 38 ans, il est également président de la commune valaisanne de Salgesch.


(Crédits: Dr, Wavre/lundi13, Dr)

Luc Gervais, 38 ans

NE/Etats-Unis, diagnostic médical (1Drop Diagnostics)

20 à 50 millions

Stable

Il suffit d’une goutte de sang à 1Drop pour diagnostiquer toutes sortes de maladies. L’appareil a récemment fait l’objet de tests sur la station spatiale ISS. Sur terre ferme, les essais prennent du retard en raison du coronavirus. Quand 1Drop sera commercialisée, Luc Gervais s’attend à un chiffre d’affaires jusqu’à deux milliards de francs.


Manuel Aschwanden, 39 ans

ZH, optique (Optotune)

10 à 20 millions

Stable

Optotune, fondée par Manuel Aschwanden, David Niederer et Mark Ventura, fabrique des lentilles optiques plus petites qu’un ongle. Elles sont montées dans des scanners de codes-barres, des machines industrielles et des appareils médicaux. 180 collaborateurs veillent à une croissance annuelle de plus de 30%.


(Crédits: Dr, Wavre/lundi13, Dr)

François Randin, 39 ans

VD, énergie électrique (Green Motion)

10 à 20 millions de francs

Stable

Spécialisée dans la production et l’installation de bornes de recharge pour véhicules électriques, la startup s’est financée en vendant sa technologie en 2016 à un groupe chinois pour des dizaines de millions de francs. François Randin a déjà conclu un partenariat avec Tata en Inde et un accord de distribution en Israël. A présent, la société du Mont-sur-Lausanne accentue son développement aux Etats-Unis et en Europe. Début janvier, elle s’est alliée au géant mondial Eaton pour faciliter l’intégration de systèmes de recharge pour véhicules électriques dans les bâtiments. En avril, Green Motion et le réseau de recharge evpass se sont associés avec le constructeur japonais Honda pour le lancement de la Honda e.


Tej Tadi, 39 ans

VD, réalité virtuelle (MindMaze)

450 à 500 millions

En hausse

MindMaze utilise la réalité virtuelle pour la rééducation médicale en neurologie. Elle développe aussi des outils immersifs qui ont du potentiel pour l’entertainment et le sport. Ainsi, les technologies de MindMaze sont testées, en particulier pour détecter la fatigue, par le pilote Fernando Alonso à Indianapolis. Lancée fin avril 2020, sa nouvelle plateforme de télémédecine offre des services de neuroréhabilitation et de neurologie aux patients à domicile. Basée à Lausanne, la première licorne suisse fondée par l’ancien étudiant de l’EPFL Tej Tadi a passé le milliard de valorisation en 2016.


Héritiers

Marc Lemann, 28 ans

Brésil, sport (Growth Interface)

3,5 à 4 milliards

Stable

Son esprit entrepreneurial lui vient de son père Jorge Lemann, milliardaire brésilien domicilié en Suisse. Le fiston est cofondateur de la société financière Growth Interface et, au Brésil, de Go4it Capital. Récemment, il a surtout investi dans le sport, mais il finance aussi des secteurs comme la technologie alimentaire.


Sacha et Delphine Prost, 30 et 34 ans

VD, mode (8Js)

5 à 10 millions

Stable

Malgré la crise du Covid, 2020 sera une année exaltante pour Sacha Prost, fils du champion du monde de F1 Alain Prost, et sa belle-sœur Delphine Prost. Car le duo a signé une collaboration exclusive avec la F1, qui fête cette année ses 70 ans. Leur marque de vêtements 8Js fondée en 2014 a dessiné une ligne spéciale pour l’occasion, disponible depuis le mois de mai en ligne. Une partie des bénéfices sera reversée à la lutte contre le Covid-19. 8Js a enregistré une hausse de 30% de son chiffre d’affaires en 2019 grâce à son développement digital.


Evgeny Kogan, 31 ans

VS, immobilier, banque

50 à 100 millions

Stable

Depuis le décès de son père Vladimir, l’été dernier, Evgeny Kogan est chargé des participations financières de sa famille. Il est, notamment, président du conseil de surveillance de la Banque Uralsib, une des 20 plus grandes banques russes, dont sa mère, Lyudmila, est devenue la propriétaire légale. En Suisse, Evgeny Kogan développe le projet «Village royal» d’Aminona. Les travaux de gros œuvre vont reprendre dès que les autorités cantonales auront complètement validé les plans d’exécution, ce qui est prévu pour le début d’automne. Le promoteur compte toujours ouvrir le premier hôtel en 2022.


(Crédits: Dr)

Noah Liebherr, 20 ans

ZH, apprentissage (Cikumas) 

300 à 350 millions, Nouveau

Noah Liebherr et son camarade de classe Alexander Degenhardt ont fondé l’entreprise Cikumas en 2017 et développé le système de gestion de l’apprentissage ClassOwl, à l’aide duquel les devoirs, par exemple, peuvent être numériquement répartis. Ils entendent désormais s’occuper de plus près de Cikumas, Degenhardt à l’opérationnel, Liebherr comme administrateur. C’est le bon moment, puisque la pandémie de Covid-19 a révélé le besoin de rattrapage des écoles en matière de numérisation de l’enseignement. Noah est destiné à reprendre plus tard les rênes du family office qui regroupe les participations de sa mère, Katharina Liebherr.


(Crédits: Dr, Jan Zatorsky/MAFRA)

Alexander de Carvalho, 35 ans

GB (Londres), communication (Public)

2 à 5 milliards

Nouveau

Il a hérité sa fibre entrepreneuriale de sa mère, la reine de la bière Charlene de Carvalho-Heineken. Avec Daniel Korski, il a fondé la société londonienne Public, qui conseille des startups dans leurs relations avec les autorités. Il est également cofondateur du sommet des GovTech.


Thomas Archer Bata, 32 ans

Chili, chaussures (Bata)

350 à 400 millions

Stable

«Un enthousiaste de la montagne et du marketing», se baptise-t-il lui-même sur LinkedIn. Le rejeton de la dynastie tchéco-helvétique de la chaussure Bata a surtout un faible pour la montagne.

L’été dernier, il a fondé à Aubonne (VD) l’entreprise de vêtements de ski Mont Gele Gear, dont l’ouverture est prévue en août 2020.


(Crédits: Dr, Jan Zatorsky/MAFRA)

Nicolas Syz, 35 ans

ZH, banque (SYZ Group) 

20 à 50 millions, Nouveau

Nicolas Syz est entré au comité exécutif de la banque familiale en 2019, année où il fut également nommé à la tête du département private banking de l’établissement qui gère 27,4 milliards de francs (hiffres au 31 décembre 2019). Il a ainsi rejoint son frère aîné Marc (37 ans), qui dirige pour sa part SYZ Capital, entité spécialisée dans l’investissement sur les marchés privés lancée fin 2018. Le diplômé d’HEC Lausanne et de Science Po Paris a, auparavant, multiplié les expériences professionnelles chez Firmenich (Paris et Londres) et UBS Zurich. Nicolas Syz a fait ses débuts au sein du groupe en 2017 en tant que head of business development de SYZ Private Banking où il a apporté des développements majeurs dans la structure de l’offre de services aux clients privés. En effet, le marathonien vise à remettre le service client, l’expertise et les solutions d’investissement au centre de l’établissement bancaire.


Jörg Duschmalé, 36 ans

BS, pharma (Roche)

600 à 700 millions, Nouveau

Docteur en chimie, Jörg Duschmalé a abandonné ses activités de chercheur au sein de Roche car il siège depuis le 17 mars au conseil d’administration du groupe de pharma, fondé à Bâle par son arrière-arrière-grand-père Fritz Hoffmann-La Roche. Il y représente la branche Oeri, sa mère Sabine étant la fille de Jakob Oeri-Hoffmann, décédé en 2006. C’est chez Roche que Jörg Duschmalé a fait la connaissance de son épouse Martina, biologiste. Il passe pour un homme de bon sens, peu enclin à frimer avec son rôle et son argent. Son grand plaisir est de randonner par monts et par vaux autour de Bâle. En ville, il roule en général à vélo.


Alexander Pumpyanskiy, 33 ans

GE, vin, acier, transports, banque

100 à 200 millions

Stable

Citoyen suisse d’origine russe, formé à Genève, Alexander Pumpyanskiy s’implique intensivement dans les affaires familiales, démarrées par son père Dimitri et concentrées dans sa région natale de l’Oural. Il préside désormais deux conseils d’administration: celui de la Banque SKB-BANK et du groupe diversifié Sinara. Il est également administrateur de plusieurs sociétés, notamment pour le gigantesque groupe métallurgique familial TMK Steel Holdings et pour l’Association russe des banques. Si ses affaires russes obligent Alexander à s’absenter souvent de Genève, où il habite avec sa famille, il veille aussi attentivement sur son domaine viticole du Languedoc, le Prieuré de Saint-Jean de Bébian.


Adam Said, 35 ans

GE, private equity (ACE & Company)

150 à 200 millions

En hausse

En cette année de pandémie, Adam Said a mené plusieurs actions de soutien social au niveau local à travers l’association GVA2 (dont Geneva Friends, Colis du Cœur, ou aides aux étudiants migrants). L’actionnaire majoritaire d’ACE & Company est globalement satisfait de l’évolution de cette dernière. Ils ont redistribué plus de 50 millions de francs à leurs investisseurs en 2019. La société a réalisé des profits cumulés de plus de 220 millions ces dernières années. Leurs trois produits de co-investissement ont chacun lancé de nouveaux fonds dernièrement.

Au niveau des investissements locaux, le Swiss Food Group continue son développement. Luigia a ouvert son 8e établissement et un concept à l’emporter baptisé ByLù. Shelter (dont il est un des investisseurs) exploite un 4e point de vente, tandis que Pouly a réorganisé son réseau de boulangeries. Enfin, il continue de soutenir de nombreuses startups locales, dont Backbone, Gmelius, Enuu, Imverse et GenLots. Ou encore AgFlow, qui a récemment signé un partenariat avec Bloomberg.


Alexis et Patrice Bailo de Spoelberch, 38 et 39 ans

GE, VS, boissons (AB InBev)

800 à 900 millions

Stable

Durant l’année écoulée, les deux frères ont bien développé leur équipe de sport électronique, la BDS esport team, sous la direction de Patrice. Elle affiche désormais 40 joueurs/employés et évolue dans la première ligue de Rainbow Six et de Rocket League (championship series). La BDS esport compte déjà 8 équipes, présentes sur 8 jeux. BDS esport possède également sa chaîne de télévision sur la plateforme Twitch. Afin de permettre aux équipes professionnelles de s’entraîner, une gaming house équipée des dernières technologies a été créée sur plus de 1000 m2 à Genève, ce qui en fait la plus importante de Suisse. Si la fortune familiale découle d’une participation importante au sein du plus grand brasseur mondial AB InBev, Alexis et Patrice Bailo de Spoelberch ont progressivement vendu la majeure partie de leurs actions avant la chute des marchés, ce qui leur a permis de préserver leur patrimoine. Ils ont beaucoup diversifié leurs placements, notamment dans la restauration rapide, aujourd’hui intégrée dans une holding qui possède la plus grosse plateforme de restauration rapide en Europe.

Les frères Bailo de Spoelberch ont mené avec succès une longue bataille judiciaire contre leur ancien conseil de famille.


Pascal Behr, 37 ans

ZH, medtech (Cytosurge)

5 à 10 millions

Stable

La société Cytosurge de Pascal Behr produit les «seringues» FluidFM, les plus petites du monde et l’appareillage qui permet de les utiliser. Pascal Behr veille également de près sur Imnoo, sa deuxième startup, qui réunit avec l’aide de l’intelligence artificielle des PME de l’industrie manufacturière et leurs clients.

Il siège au sein du conseil d’administration du groupe BBC de son père Giorgio Behr et, depuis 2019, dans celui de Migros Suisse orientale.


Nicolas Jacobs, 38 ans

ZH, Investissement, restauration (Jacobs Holding, CIP)

1 à 1,5 milliard

Stable

Nicolas Jacobs partage avec son frère Philippe la présidence de la holding Jacobs. Et il s’y est passé des choses ces derniers mois. Nicolas dirige depuis peu le conseil de la famille Jacobs. Toutefois, la chaîne de restaurants CIP, qu’il a cofondée, se trouve à des années-lumière des objectifs fixés.


(Crédits: Marcel Kultscher, Dr)

Guy Schwarzenbach, 38 ans

ZH, hôtellerie (The Dolder Grand), fintech (Seba)

600 à 700 millions

Stable

Passage de témoin au Dolder Grand: en pleine crise du coronavirus, Guy Schwarzenbach a repris la présidence des mains de son père Urs. Certes, l’hôtel est resté ouvert pendant la pandémie, mais son occupation semble faible, et même le luxueux take-away ne parvient pas à couvrir les frais fixes.


Ines Kaindl-Benes, 39 ans

LU, matériaux en bois (Swiss Krono Group)

700 à 800 millions

Stable

Fondée à Menznau en 1966, Swiss Krono Group est aujourd’hui une des entreprises les plus connues de l’industrie du bois. La production est assurée dans neuf pays. Ines Kaindl-Benes représente la deuxième génération à la présidence de l’entreprise.


Sports

Nico Hischier, 21 ans

ZH, hockeyeur 

5 à 10 millions, Nouveau

Au début de sa carrière, Nico Hischier était considéré comme le meilleur hockeyeur junior du monde. Ce qui n’a pas manqué d’attirer l’attention des chasseurs de talents américains.

En juillet 2017, à l’âge de 17 ans à peine, le Valaisan de Naters a été sélectionné par le club de NHL des Devils du New Jersey. Une sensation parfaite et une décision risquée, mais payante.

Celui que l’on surnommait alors «le Federer du hockey sur glace» est vite devenu incontournable. Grâce à lui, les Devils ont atteint les play-off pour la première fois depuis six ans.

Les diables en chef du New Jersey sont hautement satisfaits du Valaisan. L’automne dernier, ils lui ont proposé un contrat de rêve d’une durée prévue de sept ans pour une somme globale de 50,75 millions de dollars, c’est-à-dire 7,25 millions par an, et dont la première tranche est versée durant la première saison. Un seul Suisse de NHL l’a surpassé jusqu’ici: Roman Josi, qui a encaissé 9 millions par an. Mais il a huit ans de plus que Nico Hischier.


Belinda Bencic, 23 ans

SG, joueuse de tennis

2 à 5 millions

Stable

La meilleure joueuse de Suisse s’est hissée ce printemps au 8e rang mondial après avoir atteint en février 2019 les quarts de finale du tournoi de Doha. Belinda Bencic a intégré le top 10 mondial dès l’âge de 18 ans et a dû faire face à de nombreuses blessures.

Elle a gagné quatre titres en simple sur le circuit WTA. Durant la crise du coronavirus, la sportive s’est engagée avec un message sommant la population à rester à la maison. La Saint-Galloise compte parmi ses sponsors Nike, Rolex, Caran d’Ache et les biscuits suisses Roland.


Clint Capela, 26 ans

Etats-Unis, basketteur

20 à 50 millions

En hausse

Changement majeur pour Clint Capela. Le 5 février, dans un échange massif de 12 joueurs impliquant plusieurs équipes, le Genevois a quitté les Rockets de Houston après cinq saisons pour rejoindre les Hawks d’Atlanta. Blessé au talon avant son transfert, il est actuellement en phase de récupération. N’étant pas encore à 100%, il est probable qu’il ne rejoue pas avant la saison prochaine.Suspendue en raison du coronavirus, la saison de NBA pourrait de toute façon être annulée.


(Crédits: Debora Robinson/Getty images, Dr, usa today, Dr)

Nino Niederreiter, 27 ans

GR/Etats-Unis, hockeyeur

10 à 20 millions

Stable

Début 2019, le fantastique buteur suisse de l’équipe américaine de NHL du Wild du Minnesota, a été transféré chez les Hurricanes de la Caroline. Pourtant, après un bon début, cette saison ne s’est pas déroulée comme espéré pour le Grison. Pour un salaire annuel de 5,3 millions de dollars, dit-il lui-même, il aurait pu obtenir de meilleurs résultats.


Luca Sbisa, 30 ans

Canada, hockeyeur

10 à 20 millions

Nouveau

L’Italo-Suisse a déjà patiné plus de 500 fois en NHL. Après avoir été rarement sélectionné par les Islanders de New York, il a été recruté par les Jets de Winnipeg. Il s’est plu au Canada, mais son contrat se termine à la fin de la saison et aucune négociation pour un éventuel prolongement n’a encore eu lieu.


Ricardo Rodriguez, 27 ans

ZH/Italie, footballeur

10 à 20 millions

Stable

Certes, l’arrière latéral gauche suisse est toujours sous contrat avec l’AC Milan. Toutefois, il était rarement sélectionné. Depuis janvier, il est prêté au club hollandais PSV Eindhoven, avec une option d’achat de cinq millions d’euros.


Granit Xhaka, 27 ans

BS/Grande-Bretagne, footballeur

20 à 50 millions

Stable

Apparemment, Granit Xhaka se sent bien auprès du FC Arsenal. Il compte parmi les joueurs clés des «Gunners» depuis longtemps. Toutefois, le Bâlois de naissance a eu quelques difficultés avec les rudes traditions des fans de foot britanniques. L’automne dernier, hué par les spectateurs, il a rétorqué par un tonitruant «fuck off». Une attitude irréfléchie qui lui a valu une violente réaction de la part des réseaux sociaux et la restitution de son brassard de capitaine. Il a dû attendre plusieurs semaines avant que les fans d’Arsenal ne fêtent de nouveau ses prestations.


Xherdan Shaqiri, 28 ans

Grande-Bretagne, footballeur

20 à 50 millions

Stable

Depuis juillet 2018, le milieu de terrain est sous contrat avec le club anglais de première ligue FC Liverpool. L’année qui a suivi, le joueur suisse a remporté avec son club la Ligue des champions. Sauf qu’il n’était pas sur le terrain. Xherdan Shaqiri est souvent blessé et doit se contenter d’un rôle de spectateur.


Roman Josi, 29 ans

BE/Etats-Unis, hockeyeur

20 à 50 millions

Stable

Pour Roman Josi, l’année dernière a été placée sous une bonne étoile. En été, il a épousé sa compagne de longue date, le mannequin originaire de Nashville Ellie Ottaway, 27 ans. Et en octobre, son contrat avec les Predators de Nashville, pour lesquels il patine depuis une décennie, a été prolongé de huit ans.

Avec 72 millions de dollars, le Bernois est le troisième défenseur le mieux payé de la ligue professionnelle nationale américaine de hockey NHL. Il distribue une grande partie de cette manne aux nombreux nécessiteux de la région.


Timea Bacsinszky, 30 ans

VD, joueuse de tennis

2 à 5 millions

Stable

Depuis son opération en septembre 2017, Timea Bacsinszky peine à retrouver son niveau, elle qui s’était bagarrée à Roland-Garros dans le dernier carré contre Serena Williams. Elle a dégringolé au classement et se retrouve aujourd’hui à la 267e place.


(Crédits: Dr, Mark J. Rebillas, Gillieron/Keystone, Jaanus)

Sébastien Buemi, 31 ans

VD, pilote automobile

5 à 10 millions

Stable

Arrêt au stand forcé à cause du coronavirus pour le champion vaudois qui officie pour les écuries Aston Martin Redbull (pilote remplaçant en F1), Toyota (Championnat du monde d’endurance) et Nissan Edams (Formule E). Il bénéficie en plus de divers partenaires comme la Banque Julius Baer, le géant de l’industrie ABB, la société suisse de haute technologie Maxon, les huiles Motorex et les bijoux Mood.


Ivan Rakitic, 32 ans

AG/Espagne, footballeur

10 à 20 millions

Stable

La crise du coronavirus frappe durement le FC Barcelone. Elle a creusé un trou de plus de 100 millions de francs dans la caisse du club. Un transfert de joueurs ne serait pas une surprise. Le milieu de terrain croato-suisse Ivan Rakitic, dont le contrat expire en 2021, pourrait être concerné.


(Crédits: Amin Mohammad Jamali/getty images, Dr)

Romain Grosjean, 34 ans

GE, pilote automobile

5 à 10 millions

En baisse

Petit-fils du skieur français Fernand Grosjean et fils d’une artiste genevoise, le Franco-Genevois est le dernier Suisse en course sur les circuits de Formule 1, une compétition lourdement freinée par le coronavirus. Engagé en 2016 par l’écurie américaine Haas, Romain Grosjean est marié à la journaliste Marion Jollès, présentatrice de l’émission «Auto-moto» (TF1) avec laquelle il a deux garçons. En attendant que les épreuves réelles reprennent, Romain Grosjean s’est découvert une passion pour le sport automobile virtuel.

Il a annoncé la création de sa propre équipe, R8G eSports (RG comme Romain Grosjean), en partenariat avec l’équipe Triple A, qui comprend aussi le pilote français Olivier Panis. En attendant la reprise de la Formule 1, prévue le 5 juillet pour le GP d’Autriche qui devrait se dérouler à huis clos, il rêve de voir son écurie devenir l’une des figures majeures de la compétition automobile en ligne.


(Crédits: Amin Mohammad Jamali/getty images, Dr)

Valon Behrami, 35 ans

Italie, footballeur

10 à 20 millions

Stable

Originaire du Kosovo, ce professionnel du football évolue depuis janvier 2020 au Genoa CFC, plus ancien club de série A encore existant en Italie.

Avec sa femme, la skieuse Lara Gut, qu’il a épousée en 2018, ils font beaucoup parler d’eux dans les médias.


Stan Wawrinka, 35 ans

VD, joueur de tennis

10 à 20 millions

Stable

Actuellement 17e joueur mondial, le Vaudois a perdu un rang après le tournoi d’Acapulco, début 2020.

Le gagnant de trois tournois du Grand Chelem (Open d’Australie, Roland-Garros et US Open) reste très populaire et s’est distingué sur Instagram avec un post où il fête son anniversaire avec plusieurs images de lui-même. Avec parmi ses sponsors Audemars Piguet, l’équipementier japonais Yonex et les eaux Evian, «Stan the Man» a été recruté comme «Mark-Maker» par la marque d’écriture Montblanc, en février dernier.


Gaël Monfils, 33 ans

VD, joueur de tennis

20 à 50 millions

Nouveau

Pas de chance pour l’actuel meilleur joueur de tennis français. En 2020, Gaël Monfils avait enchaîné 13 victoires en 15 matches et affichait déjà deux tournois à son palmarès (Montpellier et Rotterdam). Du jamais-vu pour le Parisien qui n’avait pas encore décroché plus d’un titre par an. Mais le bel élan du N° 9 mondial a été stoppé net par la crise du coronavirus. Durant sa carrière, il a accumulé environ 20 millions de dollars de gains uniquement en tournois. A cela s’ajoutent les revenus versés par ses neuf sponsors, comme Asics, Wilson ou Rexona. Grand amateur de poker, Gaël Monfils est aussi un passionné d’art contemporain et un collectionneur de montres. Depuis deux ans, il est en couple avec la joueuse ukrainienne Elina Svitolina.


(Crédits: Peter Staples, Koepsel, Jaanus Ree)

Diego Benaglio, 36 ans

ZH/Monaco, footballeur

20 à 50 millions

Stable

Bien qu’il officie toujours comme gardien pour l’AS Monaco, sa carrière touche à sa fin. La saison dernière, les Monégasques ont évité la relégation de justesse. Depuis, leur situation s’est améliorée. Diego Benaglio va-t-il bientôt rentrer en Suisse? En tout cas, son contrat expire cet été.


(Crédits: Peter Staples, Koepsel, Jaanus Ree)

Sébastien Ogier, 36 ans

SG, pilote de rallye

50 à 100 millions

Stable

Comme tous les autres sportifs, le sextuple champion du monde des rallyes WRC a subi une brutale interruption de son activité. Juste avant le confinement provoqué par la pandémie de Covid-19, Sébastien Ogier a remporté le Rallye du Mexique, son premier succès de la saison 2020. Au volant de sa Toyota, il signe ainsi la 48e victoire de sa carrière en WRC, avec une 4e marque différente, après Citroën, Volkswagen et Ford. Confiné en Suisse, il a profité de son temps libre pour s’occuper de son fils tout en suivant les dernières nouvelles sur la pandémie grâce à sa femme, Andrea Kaiser, qui a animé diverses émissions sur le sujet à la télévision allemande.


(Crédits: Peter Staples, Koepsel, Jaanus Ree)

Thabo Sefolosha, 36 ans

VD/Etats-Unis, basketteur

10 à 20 millions

En baisse

Ce joueur de basket-ball chevronné marque des paniers pour la ligue de basket américaine NBA depuis quatorze ans déjà. Il n’a toutefois jamais remporté de championnat. Sa – peut-être dernière – chance lui est offerte par les Rockets de Houston, bien qu’actuellement le club, comme toute la ligue d’ailleurs,
soit en pause corona.


(Crédits: Peter Staples, Koepsel, Jaanus Ree)

Roger Federer, 38 ans

GR, joueur de tennis

500 millions à 1 milliard

En hausse

N° 4 mondial au classement ATP, le Bâlois aurait déjà amassé quelque 900 millions de dollars sur les cours, et surtout, en dehors.

En plus de ses sponsors Barilla, Rolex, Mercedes ou encore Credit Suisse, Roger Federer reçoit quelque 25 millions de dollars par année de la marque japonaise de confection Uniqlo, qui a succédé à Nike comme partenaire du sportif en 2018. Fin 2019, l’homme aux 20 victoires en Grand Chelem a fait un investissement, estimé entre 50 et 100 millions de francs, dans l’entreprise de chaussures de course On Running, connue comme une success story zurichoise.

Ce printemps, le tennisman a fait un don d’un million de francs pour soutenir les familles nécessiteuses de Suisse frappées par la crise du coronavirus. Père de deux jumeaux et de deux jumelles, le champion est actuellement basé dans son chalet de Valbella dans les Grisons. En 2019, il a acquis une propriété au bord du lac de Zurich. Les travaux de transformation sont en cours pour une somme de plusieurs dizaines de millions de francs.


(Crédits: Peter Staples, Koepsel, Jaanus Ree)

Jonas Hiller, 38 ans

BE, ex-hockeyeur

20 à 50 millions

Stable

Depuis 2016, il chaussait ses patins pour le compte du HC Bienne, mais le fameux gardien Jonas Hiller vient de mettre fin à sa carrière. Il a accompli tout ce dont un hockeyeur peut rêver. Les neuf ans passés dans la ligue professionnelle nord-américaine NHL l’ont rendu multimillionnaire.


(Crédits: Peter Staples, Koepsel, Jaanus Ree)

Fabian Cancellara, 39 ans

BE, ex-coureur cycliste

5 à 10 millions

Stable

Après une brillante carrière comme professionnel du vélo, l’ancien champion olympique est devenu entrepreneur.

Il est copropriétaire de la TriStar Triathlon Serie et du fabricant de compteurs kilométriques de vélo Omata. Des kilomètres, ce père de deux enfants en a avalé plus d’un lorsqu’il était ambassadeur de la marque Mercedes.


Martina Hingis, 39 ans

SZ, joueuse de tennis

50 à 100 millions

Stable

Depuis un an, l’existence de Martina Hingis et de son mari Harry Leemann tourne autour de leur fille Lia. Entre ses rendez-vous avec des sponsors, son engagement auprès de Swiss Tennis ou l’école de tennis de sa mère Melanie Molitor, où elle va taper la balle, la star du tennis reste toutefois très demandée.


Digital

(Crédits: Dr)

Yomi Denzel

VD, ventes en ligne

5 à 10 millions

En hausse

On l’avait quitté à Lausanne, on le retrouve un an plus tard à Londres: après avoir terminé ses études à Harvard et Lausanne (HEC), Yomi Denzel, né d’un père nigérian et d’une mère suissesse, se consacre à 100% à ses entreprises. Ce sergent de l’armée suisse poursuit la success story de sa société DZL Marketing. Après avoir créé une agence de marketing digital, il a découvert la niche du dropshipping (livraison directe), technique qui consiste à vendre un produit nouveau et peu cher en se fournissant auprès de sites chinois comme AliExpress et son nombre illimité de produits.

Basée entre Londres, la Suisse, la France, avec des partenaires en Chine, son équipe d’une douzaine de personnes développe de nouveaux produits avec ses fournisseurs.

Sa chaîne YouTube tend vers les 300 000 abonnés. Il y commente sa réussite et prodigue ses conseils à une communauté de jeunes entrepreneurs.


(Crédits: Dr)

Omar et Taha Bawa, 27 et 29 ans

GE, technologies de l’éducation (Goodwall)

2 à 5 millions de francs

Stable

Les frères Omar et Taha Bawa, fondateurs de Goodwall, poursuivent sur leur lancée. Un an après une levée de fonds remarquée de 10,8 millions de francs, le réseau social consacré aux étudiants et aux jeunes professionnels – plus de 1,5 million d’inscrits – a signé en mai 2019 un partenariat avec Dignity Health Global Education, spécialisé dans la formation professionnelle dans le domaine de la santé.


(Crédits: Dr)

Oliver Scheuerer et Fredy Piller, 28 et 32 ans

ZH, publicité en ligne (Screen24)

20 à 50 millions

En baisse

Depuis leurs études à l’Université de Saint-Gall, Oliver Scheuerer et Fredy Piller ont créé toutes sortes de startups, parmi lesquelles l’agence de publicité Screen24 ou l’entreprise de fintechs Hyposcout. Cette dernière est une plateforme internet d’intermédiation dans le domaine des hypothèques.


(Crédits: Dr)

Philipp Man, 29 ans

ZG, ventes en ligne (Chronext)

50 à 100 millions

Stable

Depuis la création de Chronext en 2013, Philipp Man a vendu en ligne plus de 50 000 montres, neuves ou de seconde main.

Les investisseurs ont déjà injecté plus de 60 millions de francs dans l’entreprise, dont 10 millions rien que cette année. Cet argent frais servira à une nouvelle expansion.


(Crédits: Dr)

Ilia Kolochenko, 33 ans

VD, cybersécurité (ImmuniWeb)

2 à 5 millions

Stable

Le fondateur de High-Tech Bridge se porte bien. Sa société ImmuniWeb a décidé de joindre ses compétences à celles de PwC Suisse et Europe en développant ensemble une solution conjointe d’avant-garde appelée Continuous Cyber Attack & Readiness Evaluation (CARE). Ilia Kolochenko s’attend à ce que les attaques contre les fournisseurs et partenaires continuent d’augmenter (+78% en 2019). Le but de cette nouvelle solution phare est d’offrir une vue continue et complète des points de vulnérabilité externes des entreprises, fuites des données sur le dark web, ainsi que les incidents de sécurité impactant ses fournisseurs. Sa société a reçu de nouvelles reconnaissances prestigieuses aux Etats-Unis pour ses technologies d’intelligence artificielle et de deep learning.


(Crédits: Dr)

Severin Hacker, 35 ans

Etats-Unis, langues (Duolingo)

50 à 100 millions

En hausse

Fondé en 2009 à Pittsburgh par l’informaticien zougois Severin Hacker et Luis von Ahn, le site d’apprentissage des langues gratuit Duolingo est estimé à 1,5 milliard de dollars. Duolingo propose 94 cours pour 30 langues, devenant aujourd’hui l’application d’apprentissage la plus téléchargée du monde.


(Crédits: Dr)

Allen Krief, 35 ans

GE, ventes en ligne (MyStore)

5 à 10 millions

Stable

La pandémie de coronavirus a modifié la donne. Allen Krief, directeur de la plateforme de commerce en ligne DeinDeal, a annoncé s’être associé à l’entreprise genevoise m3. D’un côté, m3 s’occupe des achats de masques en Chine. De l’autre, l’entreprise détenue majoritairement par Ringier assure la vente et la logistique. Dix millions de masques ont déjà été vendus et 250 000 ont été offerts à des hôpitaux et à des services d’urgence. Des entrepôts de 15 000 m2 ont dû être loués pour les opérations et 80 collaborateurs engagés à plein temps. Allen Krief se dit conscient d’être privilégié en étant à la tête d’une entreprise qui n’a pas été empêchée de poursuivre ses activités.


(Crédits: Dr, Stéphanie Giroud)

Felix Adamczyk 33 ans

ZH, Internet des objets (Qiio)

5 à 10 millions

Nouveau

Ingénieur électricien diplômé de l’EPFZ, Felix Adamczyk a créé en 2014 son entreprise à partir d’une solution de consommation électrique zéro pour les appareils en stand-by. Depuis lors, Qiio a énormément étendu son rayon d’activité et propose aux entreprises des solutions d’application complètes pour l’Internet des objets, entre autres pour les processus de maintenance et de logistique. Lors de sa première ronde de financement externe, la startup a récolté 5 millions de francs: 3 millions viennent du fonds technologique de l’Office fédéral de l’environnement, les 2 autres d’un investisseur privé.


(Crédits: Dr, Stéphanie Giroud)

Johannes Reck, 35 ans

ZH, voyages (GetYourGuide)

50 à 100 millions

En hausse

Avec ses trois associés de GetYourGuide,Tao Tao, Martin Sieber et Tobias Rein, Johannes Reck a fait ce que de très rares startups helvétiques réussissent: être classée parmi les licornes, soit les startups valorisées à plus d’un milliard de dollars. L’été dernier, le spin-off de l’EPFZ a récolté tout juste un demi-milliard d’argent frais au terme de sa cinquième ronde de financement: record suisse! Prestataire d’activités de loisirs pour amateurs de voyages, GetYourGuide et ses quelque 680 collaborateurs sont particulièrement atteints par l’effondrement planétaire du tourisme en raison de la pandémie.


(Crédits: Dr, Stéphanie Giroud)

Roger Dudler, 36 ans

SG, gestion de marque (Frontify)

10 à 20 millions

Stable

L’entreprise Frontify de Roger Dudler s’est assuré 22,3 millions de dollars d’argent frais supplémentaire au terme d’un deuxième tour de table et même des investisseurs préexistants ont remis la main au portefeuille. 

La startup saint-galloise, par le biais de laquelle les entreprises clientes peuvent classer en un seul et même lieu des logos, photos et autres écrits utiles à leur identité de marque, compte désormais 130 collaborateurs.


Sascha Sandi, 36 ans

LU, internet (Host Europe Suisse)

2 à 5 millions

Stable

A l’adolescence déjà, Sascha Sandi fondait dynamic-net.ch. Il est devenu millionnaire à l’âge de 22 ans en vendant la société à Host Europe Group. Le Lucernois reste actif en tant que créateur d’entreprises. Il est copropriétaire du groupe allemand dogado.

En 2018, il a lancé en ligne sa plateforme de commerce numérique LeasingMarkt.


(Crédits: Dr, Stéphanie Giroud)

Manuel Grenacher, 38 ans

Etats-Unis, logiciels (Coresystems)

20 à 50 millions

Stable

Manuel Grenacher est un véritable entrepreneur en série. La vente, il y a deux ans, de sa startup Coresystems à SAP a été son œuvre maîtresse. Depuis, il dirige le secteur Service Cloud du géant des logiciels.

A San Francisco, et non plus à Windisch (AG) comme jusqu’alors.


Cristian Grossmann, 38 ans

ZH, communication (Beekeeper)

10 à 20 millions

Stable

«Sa croissance est tellement rapide que tous les deux mois, j’ai la sensation de diriger une nouvelle entreprise», dit Cris Grossmann, cofondateur et CEO de Beekeeper, logiciel pour une communication sécurisée entre collaborateurs. En 2019, il a levé 45 millions de francs de capital. Sous peu, son entreprise devrait se muer en licorne.


(Crédits: Dr, Stéphanie Giroud)

Adrian Locher, 38 ans

Allemagne, intelligence artificielle (Merantix)

10 à 20 millions

En hausse

Au terme d’une importante ronde de financement fin janvier, Adrian Locher et son associé allemand Rasmus Rothe ont récolté pas mal de capital: ils en sont maintenant à près de 40 millions de francs. Leur startup Merantix est active dans l’intelligence artificielle. Elle sert un peu de holding à l’ombre de laquelle des filiales s’échinent dans divers domaines tels que le diagnostic médical, la reconnaissance vocale ou la conduite autonome. Adrian Locher a gagné les premiers sous de son capital de fondateur en vendant à Ringier sa boutique en ligne DeinDea


(Crédits: Aissa Tripodi, Dr, Marion Nitsch)

Matthias Standfest , 37 ans

ZH, immobilier (Archilyse)

2 à 5 millions

Nouveau

Ce logiciel pourrait révolutionner la branche de l’immobilier. A l’aide d’informations de localisation, de plans de sol et de modélisations 3D, la startup Archilyse rend l’architecture presque mesurable, et donc comparable. Cela signifie concrètement qu’on peut savoir de combien d’heures d’ensoleillement et de quelle vue un appartement jouit, s’il peut être meublé de préférence pour un couple ou pour toute une famille, etc. La startup a collecté jusqu’ici 5 millions de capital. Son fondateur Matthias Standfest a fait des longues études, pratiqué la recherche dix ans durant et obtenu un doctorat à l’EPFZ.


(Crédits: Aissa Tripodi, Dr, Marion Nitsch)

Guillaume Pousaz, 38 ans

Grande-Bretagne, paiements en ligne (Checkout.com)

1,5 à 2 milliards

Nouveau

Il est le fondateur de startup le plus prospère du pays. Checkout.com, qui assure les paiements des commerçants en ligne, vaut 2 milliards de dollars. En 2019, le chiffre d’affaires a augmenté de 67%. «Même si nous cessions de vendre aujourd’hui, notre entreprise continuerait de croître durant plusieurs années au rythme de 50% l’an», commente Guillaume Pousaz.


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Raffael Maio, 38 ans

VD, logiciels (NetGuardians)

5 à 10 millions, Stable

La fintech a son siège à l’Y-Parc d’Yverdon-les-Bains (VD), un des premiers technoparcs du pays. Elle produit un logiciel antifraude pour les banques. Cofondateur, Raffael Maio joue le rôle d’interface opérationnelle en tant qu’ingénieur software et COO.

Il gère également les rondes de financement.


(Crédits: Aissa Tripodi, Dr, Marion Nitsch)

Thomas Frey, 39 ans

ZH, jeux (Giants Software)

20 à 50 millions, Stable

Pour Giants Software, 2019 aura été l’année la plus faste: la version 2019 du jeu «Farming Simulator» s’est vendue à ce jour à quatre millions d’exemplaires. L’an 2020 devrait marcher tout aussi fort: «La demande de jeux a notablement augmenté, puisque les gens restent plus à la maison», constate Thomas Frey.


(Crédits: Aissa Tripodi, Dr, Marion Nitsch)

Dominik Grolimund, 39 ans

ZH, internet (Refind)

10 à 20 millions 

Stable

Dominik Grolimund a su faire prospérer ses études d’informatique à l’EPFZ. La vente de ses startups Wuala (stockage de données en ligne) et Caleido (logiciel CRM) a fait de lui un homme riche. En ce moment, il bichonne ses nouvelles startups Silp (recherche d’emploi en ligne) et Refind (recherche de contenus en ligne).

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Luigino Canal

Journaliste

Lui écrire

Licencié en économie (Université de Genève), journaliste indépendant spécialisé en télécommunications, économie et investigation notamment avec des enquêtes sur le blanchiment d’argent et les escroqueries financières, Luigino Canal a été pendant 15 ans le correspondant en Suisse pour le quotidien économique français «Les Echos». Il a collaboré avec de nombreux médias suisses et italiens (Corriere della Sera, l’Espresso). Il se concentre désormais sur les grandes fortunes. Il participe depuis 15 ans à l’élaboration du classement de Bilan des 300 plus riches de Suisse.

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