Bilan

Amplify démocratise l’accès au marché publicitaire

Après avoir lancé une chaîne de télévision, l’avocate Leila Delarive veut permettre aux individus, microentreprises ou artisans d’accroître leur audience.

La start-up vaudoise entame sa deuxième levée de fonds.

Leila Delarive aime l’action. Après avoir exercé son métier d’avocate et fondé la chaîne de télévision BeCurious, elle se lance désormais dans le marché publicitaire. Son objectif: rendre les campagnes publicitaires accessibles à tous. Elle a créé en début d’année la start-up Amplify avec l’entrepreneur Alexandre Tzonis, l’un des fondateurs de Lysis (une start-up lausannoise revendue au groupe Kudelski) et l’avocat et entrepreneur Florian Ducommun.

Dans une brasserie lausannoise, Leila Delarive sort rapidement son smartphone pour faire une démonstration. «Nous voulons démocratiser l’accès au marché publicitaire sur les réseaux sociaux et permettre à tout-un-chacun de se faire entendre. Aujourd’hui, c’est très difficile de se faire connaître au-delà de son cercle d’amis ou de ses followers. Et seuls les professionnels, avec un important budget marketing, utilisent les réseaux sociaux pour diffuser leur message, note la directrice d’Amplify, une agence média virtuelle et robotisée. Nous voulons permettre aux individus, aux microentreprises, aux artistes ou aux artisans de se faire connaître et d’accroître leur audience.»

Commission de 15%

Les doigts de Leila Delarive glissent sur son écran pour illustrer ses propos. Elle donne l’exemple d’un cabinet de médiation qui souhaite faire une campagne publicitaire. «Il suffit de déposer, via son smartphone ou la plateforme amplify, une vidéo, un message ou un lien Internet, explique-t-elle. Il choisit son audience, la région géographique qu’il désire atteindre ainsi que le budget qu’il est prêt à dépenser.»

Amplify s’occupe d’acheter automatiquement des espaces médias auprès de Facebook, Instagram, Twitter, LinkedIn, Google ads et les médias en ligne. Puis, elle optimise la distribution de la campagne. «A partir de 50 francs, on peut atteindre 12'500 personnes en deux semaines, affirme Leila Delarive qui souhaite offrir cette puissance de frappe à tout le monde. On peut démarrer sa campagne pour 5 francs seulement.» De son côté, la start-up prend une commission de 15%.

Il est possible de procéder soi-même à ces boostes d’audience sur les réseaux sociaux. «Mais dans les faits, la majorité des gens ne le font pas car c’est assez complexe et cela coûte trop cher de passer par une agence de pub ou un spécialiste des réseaux sociaux», ajoute Leila Delarive. La start-up fondée en début d’année est déjà parvenue à «amplifier» 200 projets romands depuis son lancement. La plateforme permet également de recourir au financement participatif pour soutenir la diffusion d’une campagne publicitaire.

Après avoir bouclé un premier tour d’investissement, la start-up vaudoise entame sa deuxième levée de fonds. Elle cherche 3 millions de francs pour préparer le lancement international de la plateforme courant 2020. «Nous voulons rapidement devenir leader sur ce marché», ambitionne-t-elle.

Bloch Ghislaine NB
Ghislaine Bloch

Journaliste

Lui écrire

Ghislaine Bloch a découvert le monde de la vidéo et du reportage dès son adolescence. Après l'obtention d'un master à la Faculté des Hautes Etudes Commerciales de l'Université de Lausanne, elle démarre sa carrière à L'Agefi où elle effectue son stage de journaliste. Puis elle rejoint le quotidien Le Temps en 2004 où elle se spécialise dans les sujets liés aux start-up, à l'innovation, aux PME et à la technologie. Des thématiques qu'elle continue de traiter chez Bilan depuis 2019.

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