Bilan

Cellestia Biotech lève encore 20 millions de francs

La start-up d’origine lausannoise mais établie à Bâle, a développé une molécule qui cible les cellules cancéreuses avec un défaut dans leur voie de signalisation cellulaire

Certains cancers ont des lésions génétiques qui activent la voie de signalisation cellulaire, appelé Notch.

Crédits: Cellestia Biotech

Cellestia Biotech, la première société issue de l’ex-ISREC (Institut suisse de recherche expérimentale sur le cancer) – aujourd’hui intégré à l’EPFL – souhaite développer une nouvelle molécule, CB-103. L’entreprise d’origine lausannoise mais établie à Bâle cible les cellules cancéreuses qui ont un défaut dans leur voie de signalisation cellulaire, appelée Notch.

Certaines leucémies, des lymphomes ainsi que les tumeurs solides ont toutes des lésions génétiques qui activent cette voie. «Certaines lésions génétiques peuvent l’activer anormalement, induisant la formation de cancer. Notre médicament vise à inhiber ce processus au cœur de la cellule», décrit Maximilien Murone, directeur opérationnel de Cellestia Biotech et ancien de Debiopharm et Genentech.

Un total de 49 millions

Pour poursuivre ses essais cliniques en phase I et II, Cellestia Biotech a annoncé avoir clôturé une levée de fonds de 20 millions de francs supplémentaires de série B auprès de FC Capital, PPF Group et Partners Investment. Depuis sa création, elle est parvenue à lever un total de 49 millions de francs essentiellement auprès d’investisseurs institutionnels chinois et tchèques.

Selon la start-up bâloise, «CB-103 constitue l’unique médicament qui agit dans le noyau de la cellule inhibant ainsi de manière centrale l’activation de Notch». Alors que le potentiel de marché de ces inhibiteurs dépasserait les 10 milliards de francs, la start-up imagine déjà faire de CB-103 un traitement phare évalué à plus de 1 milliard de francs.

Cellestia Biotech est issue du laboratoire du professeur Freddy Radtke de l’EPFL. Il a cofondé sa start-up en 2014 avec son doctorant Rajwinder Lehal.

Bloch Ghislaine NB
Ghislaine Bloch

Journaliste

Lui écrire

Ghislaine Bloch a découvert le monde de la vidéo et du reportage dès son adolescence. Après l'obtention d'un master à la Faculté des Hautes Etudes Commerciales de l'Université de Lausanne, elle démarre sa carrière à L'Agefi où elle effectue son stage de journaliste. Puis elle rejoint le quotidien Le Temps en 2004 où elle se spécialise dans les sujets liés aux start-up, à l'innovation, aux PME et à la technologie. Des thématiques qu'elle continue de traiter chez Bilan depuis 2019.

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