Bilan

Devenir entrepreneur mode d’emploi

Ceux qui lancent leur société sont parfois livrés à eux-mêmes. Et au final, seules 54% des entreprises en moyenne survivent après quatre ans. guide pour mettre toutes les chances de son côté. Par Rebecca Garcia et Julie Müller

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Où dénicher financement et conseils?

En Suisse, sur 590 000 entreprises, 99% sont des PME. Si devenir son propre patron fait rêver, il faut au préalable effectuer un parcours du combattant et revêtir de nombreuses casquettes afin d’assurer la pérennité de sa société. «On est loin de l’image d’Epinal où l’on peut organiser librement sa semaine de 7 jours: arriver à s’évader en peau de phoque un vendredi. Finalement, je n’y suis arrivée que deux fois en cinq ans», constate Nicole Conrad, responsable Suisse romande du Raiffeisen Centre des Entrepreneurs (RCE). Tout jeune entrepreneur se doit d’aller chercher de l’argent pour investir dans le développement de sa société. Mission impossible? Pas selon un directeur de banque, qui affirme qu’«il y a assez d’argent en Suisse». Tour d’horizon de ceux qui délient leur bourse.

FAMILY, FRIENDS AND FOOLS (FFF)

La famille, les amis et les inconscients sont les premières personnes vers qui se tourner lorsque l’on cherche des fonds propres. «Si vous ne parvenez pas à convaincre votre grand-mère de vous prêter 10 000 francs, comment pensez-vous convaincre des investisseurs de vous prêter 100 000 francs?», lance Sandy Wetzel, directeur de Microcity à Neuchâtel. Ces entités constituent la première étape vers la création d’une société. Les fonds propres constituent en effet une base indispensable car ils sont la garantie pour certaines banques que l’entrepreneur est sérieux dans son projet. Le minimum est de 20 000 francs pour une société à responsabilité limitée (Sàrl), 100 000 pour une société anonyme (SA), avec la possibilité d’inclure la valeur des outils. Difficile d’y couper, comme en témoignent les fondateurs de Nik’s Fudo (livraison de repas à domicile). «On a mis toutes nos économies depuis dix ans. Aussi un peu de la famille, mais on n’a pas cherché de fonds ailleurs, on voulait faire ça en famille et entre amis», raconte Nikhil Masilamani, l’un des trois cofondateurs. Le discours est le même pour Baptiste Mabillard. Il a fondé sa société d’audiovisuel avec ses économies. «J’ai fait un apprentissage de boulanger-pâtissier, ce qui m’a permis de garder 20 000 francs pour constituer le capital de Shelduck Production.» Ce jeune entrepreneur précise qu’il a travaillé en raison individuelle durant plusieurs mois, le temps de créer sa Sàrl.

Au-delà de la famille et des amis, des personnes plus éloignées peuvent aussi investir. Le crowdfunding est une possibilité, à travers par exemple la plateforme de la Raiffeisen «Héros locaux» ou encore via Kickstarter. Les clients potentiels versent une somme qui sera investie dans le développement du produit ou de l’entreprise. Parfois, cela fonctionne, à l’image de l’horloger Code41 qui a pu lancer la production de ses montres de haute horlogerie. Parfois, la mise est simplement perdue. «J’ai mis 10 000 francs dans une startup axée sur la digitalisation. Elle cherchait à créer un capital de 100 000 francs, témoigne un Jurassien. Après déduction des impôts et lorsque la société a fait faillite, j’ai perdu 7500 francs.»

AIDES

Les cantons et la Confédération proposent des aides à l’entrepreneuriat. Présent dans diverses régions à travers ses cinq antennes, le Cautionnement romand se porte garant auprès des banques et permet ainsi à des entreprises d’obtenir des crédits. Pour cela, l’entrepreneur doit obtenir un accord de principe de l’établissement bancaire, qu’il va transmettre à la société de cautionnement. C’est elle qui va débloquer l’argent.

Les aides sont différentes suivant les cantons. Les acteurs qui soutiennent la création d’une entreprise ont été recensés par le Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco). Par exemple, Genilem, active sur Vaud, Genève et en Valais, propose des programmes d’accompagnement d’une durée de trois ans. Ses équivalents dans les autres cantons romands sont l’Association pour le soutien à l’entrepreneuriat neuchâtelois (ASEN), Fri Up à Fribourg ou Creapole (Jura). Ces entités proposent du conseil. Lukas Krienbuehl, porte-parole
d’Innosuisse, précise: «Innosuisse ne propose pas d’aide de financement direct, ni aux startups ni aux entreprises. Le cadre légal en vigueur ne nous autorise pas à le faire.» «Cela nous permet de garder une certaine liberté», ajoute David Narr, directeur de Genilem.

Plusieurs experts nous ont affirmé qu’il y avait suffisamment d’argent en Suisse. «C’est assez simple de trouver un million», affirme Wiktor Bourée, fondateur de Technis. «C’est entre cinq et vingt millions qu’il y a un réel manque», nuance le directeur de Genilem. Par contre, l’aide sous forme de conseils et de coaching est indispensable pour de nombreux acteurs. Technis est un exemple. Wiktor Bourée ciblait dans un premier temps le milieu du tennis avec son produit. Il a ensuite discuté avec plusieurs personnes avant d’élargir son champ d’action. «S’il n’avait pas fait preuve de clairvoyance, d’agilité et n’avait pas écouté ceux qui lui ont conseillé de modifier son business plan – en se réinventant et en visant plus loin –, il aurait pu foncer droit dans le mur alors qu’il détenait une pépite», détaille Nicole Conrad.

A noter la différence entre une société de type startup versée dans la technologie et une société active dans un domaine traditionnel. «Les financements publics sont généralement très orientés startups technologiques», observe Sandy Wetzel, directeur de Microcity. Certains acteurs, telle la Fondation d’aide aux entreprises (FAE) à Genève, préfèrent toutefois aider «principalement des PME car les startups, c’est souvent trop risqué», souligne son directeur Patrick Schefer.

Grâce aux conseils de Genilem, Technis a fait évoluer sa solution de comptage de personnes au sol. (Crédits: Technis)

INCUBATEURS

Ceux qui veulent fonder une startup se tourneront à un moment ou à un autre vers les incubateurs. Ces structures dispensent aides financières, conseils et réseautage et permettent à des sociétés de se développer. C’est par exemple le cas de MassChallenge, Venture Kick, Y-Parc, Creapole, Microcity, et bien d’autres. Ces derniers accompagnent les entreprises afin de faire mûrir les idées et de franchir certains paliers. Ils les mettent également en relation avec des investisseurs potentiels. Les incubateurs publics naissent d’une politique de soutien à l’innovation. Ils aident les startups sans pour autant exiger de contrepartie sous forme d’actions. Certains incubateurs privés placent leurs capitaux dans une startup et l’aident à décoller, pour ensuite obtenir des parts lorsque l’entreprise tourne bien.

Les places sont malheureusement limitées. Les incubateurs sélectionnent soigneusement les projets qu’ils souhaitent accompagner. Les critères varient, MassChallenge recherche par exemple des sociétés ayant généré moins de 10 millions de revenus. Ils se spécialisent dans les startups à grand impact, avec une grande marge de progression. The Ark, en Valais, construit un parc technologique autour des sciences de l’informatique et de la communication, des sciences de la vie ainsi que de l’énergie et l’environnement.

BUSINESS ANGELS, PRIVATE EQUITY ET VENTURE CAPITAL

Beaucoup de sociétés perdent de l’argent durant leurs premières années. Pour se financer, elles peuvent faire appel à des business angels. Eux disposent de fonds ou d’expertise pour pousser la startup vers le succès. Pour les dénicher, il faut jouer de son réseau. «J’ai des amis qui ont présenté leur idée à des chambres de commerce. Ils ont obtenu des noms de personnes à qui parler puis ont fini par trouver un business angel.» Des noms connus circulent, comme celui de Patrick Delarive. Ces personnes reçoivent toutefois des dizaines de dossiers par jour. Idem pour des fonds qui placent leur argent dans du private equity ou du venture capital. Dans les grandes lignes, le private equity consiste à injecter de l’argent dans une entreprise qui commercialise déjà. Le venture capital comporte, lui, une notion bien plus risquée. «Les fonds de ce type qui sont vraiment actifs se comptent sur les doigts de la main en Suisse», précise Sandy Wetzel.

Il existe cependant des personnes dont il faut se méfier. «Pour certains, les startups sont des jouets technologiques», glisse Nicolas Vradis, business manager au Service neuchâtelois de l’économie. Les experts, l’affirment: l’entrepreneur doit rester le maître à bord. «Des gens se mettent à genoux et tombent sur des requins», se désole un directeur de banque. Un investissement externe, des parts majoritaires pour autrui, et l’on ne maîtrise plus sa propre société. «Lorsque des investisseurs viennent me voir, je leur demande pourquoi ils veulent mettre leur argent chez nous», explique Wiktor Bourée. Il faut négocier les conditions et dénicher de la «smart money», soit de l’argent qui sera réellement utile.

BANQUES

Une banque ne prend pas de risques. «Elle prête de l’argent qui ne lui appartient pas, celui des épargnants», lance Martial Décoppet, banquier au sein de Credit Suisse. «Le financement des startups dans leur phase de recherche et développement n’est pas de notre ressort. Notre implication intervient lorsque la commercialisation du produit est avérée», glisse Pedro Palomo, responsable de marché et directeur au sein de la Banque Cantonale Neuchâteloise (BCN). Les entrepreneurs qui s’adressent à la banque se doivent de présenter les fonds propres nécessaires à la création de leur société. Une fois l’argent des FFF (Family – Friends – Fools) en poche, il faut démontrer à la banque que la société va perdurer. Les experts de la banque évaluent le dossier selon plusieurs critères. «La planification des liquidités est primordiale», assure Christian Maehr, chef de l’équipe digital corporate bank d’UBS. «Vous pouvez être très bons dans ce que vous faites et ne rien connaître en finance.» La banque propose des exemples de business models ainsi que de plans financiers.

Autre élément crucial: l’état du marché. Créer une société dans le seul but de justifier le lancement d’une exploitation n’est pas suffisant. Dans le cadre de son analyse, la banque va s’assurer que le modèle d’affaires du nouvel arrivant réponde à une demande et que le secteur d’activité ne soit pas déjà saturé. «Nous n’allons pas financer une entreprise dont le business plan ne prend pas en compte ces éléments fondamentaux du marché», confirme Pedro Palomo. «Certains entrepreneurs «en herbe» sont venus présenter leur produit mais... n’avaient pas réfléchi à QUI le vendre», souligne Nicole Conrad.

Au-delà des chiffres, le côté humain donne une saveur toute particulière à certains projets. Dans le canton du Jura, un banquier se réjouit des quatre dernières startups aidées. «L’une d’entre elles avait 14% des fonds nécessaires.» Pourquoi prêter alors que d’autres avaient certainement davantage de fonds? «Ce sont des jeunes prometteurs...» Leur business plan tenait la route, le marché était ouvert. Plusieurs banques l’ont confirmé: l’âge n’est qu’un paramètre parmi d’autres. «Quelqu’un qui aura fait quinze ans chez Nestlé aura peut-être un réseau de fournisseurs», précise Nicolas Vradis, business manager au Service neuchâtelois de l’économie.

Quelques adresses utiles:

Association de business angels: www.businessangels.ch

Plateforme UBS pour créateurs d’entreprises: microsites.ubs.com/startbusiness/fr/

Guide du financement des PME: www.seco.admin.ch/seco/fr/home/Standortfoerderung/KMU-Politik/Finanzierung_der_KMU.html

Guide de la création d’entreprise: www.kmu.admin.ch/kmu/fr/home/savoir-pratique/creation-pme/creation-entreprise.html

Chambre de commerce et industrie suisse: www.sihk.ch/?lang=fr


Utiliser son 2e pilier?

Un entrepreneur peut choisir de retirer son 2e pilier pour l’investir dans sa nouvelle activité indépendante. Attention toutefois, puisqu’il s’agit d’une grande prise de risque. Jonathan Pfister en témoigne. Il a eu une frayeur lorsqu’il a créé sa seconde société.

«J’ai dû créer en urgence une Sàrl pour puiser dans mon 2e et mon 3e pilier, mais c’était une erreur. Le projet a échoué. Heureusement que je suis jeune et que je vais pouvoir renflouer mes piliers, mais je déconseille fortement ce type de méthode de financement.»


Gagner des prix

Soixante-quatre. C’est le nombre de prix d’innovation qui existent en Suisse, recensés par la Fondation pour l’innovation en Valais (The Ark).

Les récompenses varient de la promesse d’accompagnement à des centaines de milliers de francs. Pour y participer, il suffit d’envoyer son dossier en respectant les consignes. Outre les gains quantifiables, participer à des prix fait gagner en visibilité. Encore une fois, chaque canton dispose de ses propres ressources et structures.


(Crédits: Dr)

Quatre points clés pour partir du bon pied

Certains points sont essentiels à l’heure de créer son entreprise. tour d’horizon.

1. Savoir s’entourer

Le plus important est de savoir s’entourer. Banquiers comme patrons le répètent: vous ne pouvez pas exceller partout. Des horlogers indépendants aux sociétés de décolletage, de nombreux entrepreneurs délèguent par exemple leur comptabilité. Ils externalisent également la communication. Le choix des associés, des partenaires ou encore des banques relève d’une grande importance. Pour qu’il soit pertinent, il vaut mieux effectuer des recherches au préalable et voir ceux dont la vision correspond à la vôtre.

Genilem avance que 81% des entreprises qu’elle a coachées sont encore actives après trois ans. Les chambres du commerce, les services de promotion économique, les événements et réseaux d’entrepreneurs: tout est bon pour nouer des liens.

Une patronne témoigne: «Cela doit être un projet de couple.» Sa première société lui a coûté un divorce et un burn-out. Elle a accompagné des cadres d’entreprise voulant se lancer: «Ils doivent comprendre qu’ils ne pourront plus forcément aller au palace avec leur conjoint comme avant.»

2. Identifier ses clients

Qui seront les clients? Cette simple question est primordiale dans le développement d’un produit et dans la stratégie de l’entrepreneur. La réponse n’est pas si simple et demande une très bonne connaissance du marché. L’entrepreneur doit identifier les acteurs, les potentiels concurrents ainsi que les partenaires.

Lorsqu’une personne ultraspécialisée développe une technologie et veut en faire sa startup, l’un des soucis est qu’elle ne pense pas forcément à toutes les industries. Cela a été le cas du fondateur de Technis, qui ciblait uniquement les courts de tennis dans un premier temps, avant d’étendre son spectre à d’autres secteurs.

Angelo Mellone, directeur du Réseau Entreprendre Suisse romande (Crédits: Dr)

3. Assurer ses liquidités

N’importe quelle catastrophe peut faire plier une société. Lorsque l’on crée une SA, l’argent investi constitue la base à avoir au niveau du cash-flow. «C’est le nerf de la guerre», confirme Angelo Mellone, directeur du Réseau Entreprendre Suisse romande. Lui qui a créé sa société à 22 ans, met en garde: «Il y a des coûts cachés lorsqu’on engage une personne.» Outre les bons calculs, il faut également épargner en cas de catastrophe. Le Covid l’a bien montré: de nombreux patrons – indépendants ou non – ont frappé aux portes en pensant obtenir des aides. Avoir une réserve permet de continuer à assurer les salaires et coûts fixes.

4. Oser se vendre

«Certains ont l’esprit d’ingénieur.» Plusieurs experts dénoncent la manière dont les Suisses se vendent. Les entrepreneurs sont trop techniques et pas assez vendeurs. Avoir un bon produit est nécessaire, mais il n’a pas besoin d’être parfait avant même d’être présenté. Les étapes sont nombreuses avant d’arriver à la commercialisation d’un produit. «Je me fiche de savoir comment sa machine fonctionne. Je veux connaître ses applications et en quoi elle va changer le monde», s’exclame une conseillère en entreprise.

A l’inverse, promettre uniquement monts et merveilles d’un produit ne suffira pas non plus.


Trois critères primordiaux pour investir

Business angel et président d’un incubateur genevois, Pierre Strubin présente ses recettes pour décrocher un financement de startup.

(Crédits: Dr)

Industriel de carrière, Pierre Strubin est également reconnu pour ses treize années à la direction de la Fongit, spécialisée dans l’innovation technologique à Genève. Baigné dans un univers startup et aujourd’hui président de l’incubateur genevois, il s’efforce à présent d’aider les jeunes entrepreneurs. Déjà administrateur de neuf sociétés, il figure parmi les membres de l’association Business Angels Switzerland investissant au minimum 20 000 francs par an.

Quel rôle joue un business angel dans l’entrepreneuriat?

Il intervient très tôt dans le cycle de financement, juste après le premier cercle des family, friends and fools.

Le business angel soutient un projet prometteur financièrement, mais également en lui accordant de son temps pour l’épauler dans son développement. C’est souvent un particulier qui a réussi lui-même, qui est sensible à l’innovation et qui souhaite partager son expérience dans un domaine spécifique. Il y a bien sûr un retour sur investissement financier, mais au premier abord, le business angel accompagne une idée dans laquelle il croit.

Quels sont les éléments que scrute un business angel avant d’investir?

Il y a trois critères primordiaux pour investir, si l’un d’eux n’est pas respecté, cela ne vaut pas la peine d’aller plus loin. C’est tout d’abord un marché de grande taille qui doit, c’est important, être accessible. Nous retrouvons souvent dans les business plans des chiffres de marché pesant x milliards au niveau mondial. Ce que nous voulons savoir, c’est si le projet peut pénétrer ce marché. Pour cela, il nous faut une technologie fortement différenciée par rapport à ce qui est existant, notre deuxième élément crucial, car le projet doit présenter un produit ou un service réellement innovant. Enfin, ce qui fera la différence, c’est un porteur de projet convaincant. Nous scrutons l’entrepreneur et son équipe, s’ils ont les capacités de nous convaincre.

Qu’est-ce qu’un entrepreneur convaincant?

Ce sera la personne plus maligne que les autres, qui saura mettre en avant les atouts essentiels de son projet pour nous faire oublier tout le reste. Le métier d’entrepreneur est très difficile, il faut se battre, et ceux qui arrivent à convaincre aisément ont toutes leurs chances.

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Rebecca Garcia

JOURNALISTE À BILAN

Lui écrire

Rebecca Garcia a tout juste connu la connexion internet coupée à chaque téléphone. Elle a grandi avec la digitalisation, l’innovation et Claire Chazal. Elle fait ses premiers pas en journalisme sportif, avant de bifurquer par hasard vers la radio. Elle commence et termine ensuite son Master en journalisme et communication dans son canton de Neuchâtel, qu’elle représente (plus ou moins) fièrement à l’aide de son accent. Grâce à ses études, elle découvre durant 2 mois le quotidien d’une télévision locale, à travers un stage à Canal 9.

A Bilan depuis 2018, en tant que rédactrice web et vidéo, elle s’intéresse particulièrement aux nouvelles technologies, aux sujets de société, au business du sport et aux jeux vidéo.

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