Bilan

Siemens affiche son optimisme après un exercice 2020 en fort recul

Siemens a fait état jeudi d'une baisse sensible de son bénéfice net sur son exercice annuel décalé 2019-2020, plombé par la pandémie de Covid-19, mais a affiché son optimisme pour 2021.

La maison-mère a parallèlement publié un chiffre d'affaires en retrait marginal à 57,14 milliards d'euros.

Crédits: Keystone

Le conglomérat allemand enregistre un résultat net de 4,2 milliards d'euros (4,5 milliards de francs) à fin septembre, en recul de 25% sur un an.

"L'environnement macroéconomique complexe, influencé par la pandémie de coronavirus, a fait chuter la demande et les perspectives de croissance", souligne le groupe dans un communiqué.

Son bénéfice opérationnel (EBITDA), de 5,6 milliards d'euros, accuse une baisse de 18% sur un an et son chiffre d'affaires annuel recule de 2,29%, à 57,1 milliards d'euros.

Au quatrième trimestre, l'ensemble des divisions de Siemens ont souffert, à l'image de la branche transports Siemens Mobility, qui voit son bénéfice opérationnel chuter de 19%.

Le conglomérat s'attend toutefois à une année 2021 "assez robuste", avec un résultat net "en hausse modérée".

"Nous partons du principe que la pandémie de Covid-19 n'aura pas un impact durable sur l'économie mondiale", précise le groupe, qui s'attend à "de meilleures conditions" de marché dès la "deuxième partie de l'année 2021".

"La pandémie aura une fin, et les opportunités reviendront", a ainsi affirmé le président du groupe, Joe Kaiser, lors d'une conférence de presse.

___ Restructurations

Il s'agissait du dernier bilan annuel présenté par Joe Kaeser : le numéro 2 de Siemens, Roland Busch, doit le remplacer en début d'année prochaine à la tête du groupe munichois.

A son poste depuis sept ans, M. Kaeser aura surtout mené de vastes restructurations destinées à alléger le conglomérat.

Point d'orgue de cette stratégie : la cession, en septembre d'une majorité de ses parts dans sa division énergie, Siemens Energy, qu'il a introduite en Bourse à Francfort.

Cette opération a permis d'engendrer un gain de 900 millions d'euros avant impôt et à Siemens de voir son résultat net consolidé bondir de 28% au quatrième trimestre.

Siemens se focalise désormais sur ses divisions industrie numérique et transports, les plus porteuses, laissant de côté l'industrie lourde qui a fait son histoire.

"Nous sommes convaincus que nous avons fixé le cap d'un avenir à succès pour Siemens", a commenté Joe Kaeser.

La cession de sa filiale spécialisée dans les composants industriels Flender pour 2,03 milliards d'euros au fonds américain Carlyle, annoncée en octobre, devrait également gonfler le bilan de Siemens en 2021.

Au quatrième trimestre 2020, Siemens Energy a quant à elle fait état mardi, pour son premier bilan financier en tant qu'entreprise indépendante, d'une perte nette de 390 millions d'euros.

Les actionnaires de Siemens devront eux se contenter d'un dividende de 3,50 euros par action au titre de l'exercice 2019-2020, en baisse de 40 centimes sur un an.

Le titre Siemens plongeait jeudi matin de 3,34% à 113,60 euros à 09h30 GMT, lanterne rouge d'un Dax en recul de 0,66%.

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