Bilan

«Très fier de l’équipe que nous avons créée»

Directeur général de la banque Reyl, François Reyl évoque la croissance de son établissement et l’importance de garder une dimension humaine. Pour lui, «l’épreuve rend plus fort».

François Reyl, au centre, pose avec les quatre autres associés de la banque (de g. à dr.): Pasha Bakhtiar, Nicolas Duchêne, Lorenzo Rocco di Torrepadula et Christian Fringhian.

Crédits: Point-of-views

En 2002, la banque Reyl gérait 500 millions de francs. Aujourd’hui, le groupe genevois, qui dispose de bureaux à Genève, Zurich, Lugano, Londres, Luxembourg, Malte, Dubaï et Singapour, administre des avoirs supérieurs à 16 milliards de francs.

Interview de son directeur général François Reyl.

Comment expliquez-vous la croissance de Reyl ces 15 dernières années?

Quand j’ai rejoint la banque en 2002, nous avons décidé très tôt de diversifier nos métiers avec une première offre dans l’asset management qui nous a ouvert les marchés institutionnels et permis d’augmenter fortement notre masse sous gestion. Puis, nous avons lancé un service de family office afin de répondre aux besoins croissants des grands patrimoines. Ensuite, nous avons démarré un service de corporate advisory pour développer une clientèle d’entrepreneurs suisses et étrangers, puis nous avons renforcé notre expertise au sein du wealth management avec un service dédié aux gérants externes.

Comment une banque peut-elle encore être innovante aujourd’hui?

En étant constamment à la recherche de solutions et de valeur ajoutée pour ses clients. C’est notre ADN. Chez Reyl, nous continuons à innover dans des secteurs spécifiques. Nous venons, par exemple, de créer Asteria, une filiale d’asset management entièrement dédiée à l’impact social et environnemental.

Comment attirez-vous de nouveaux talents?

Avec mon père et mes associés, nous misons sur une culture d’entreprise forte, dynamique et stimulante où nous offrons une grande autonomie à nos collaborateurs afin de s’élever au sein d’un système méritocratique. Ces derniers sont étroitement associés à notre stratégie.

Tout le monde se sent fier des succès de l’entreprise et galvanisé durant les périodes plus difficiles.

Nous organisons également des teams building autour d’événements culturels et sportifs, afin de renforcer l’esprit d’équipe.

Vous soutenez aussi Swiss Paralympic?

Nous accompagnons en effet les athlètes suisses qui participeront aux Jeux Paralympiques de Tokyo en 2020. Nous soutenons notamment une jeune athlète exceptionnelle, Sofia Gonzalez. Ce partenariat illustre nos valeurs communes que sont la passion, le dépassement de soi, l’humilité et la détermination.

Vous êtes vous-même un grand sportif et un amateur de musique?

Je ne pense pas être un grand sportif! Je cours en général un marathon par année, la plupart du temps avec certains de mes associés et des collaborateurs de la banque. Quant à la musique, nous soutenons le Grand Théâtre, l’OSR et le Verbier Festival. Mes goûts sont plutôt très éclectiques. J’apprécie autant le classique, le jazz, le rock ou la soul.

Je soutiens certains jeunes artistes de talent, comme Marina Kaye, ou des élèves très prometteurs de l’Ecole des musiques actuelles (ETM) qui démarrent une carrière professionnelle.

Vous jouez vous-même du piano?

Oui, la musique est très importante sous toutes ses formes pour moi. Malheureusement, mon répertoire diminue d’année en année (rires).

J’ai fait le Conservatoire et joué dans un groupe de rock pendant des années.

On vous connaît de fortes capacités de résilience. Vous avez notamment très bien rebondi après l’affaire impliquant un ancien ministre français…

Notamment parce que j’ai un bon équilibre personnel, familial, avec des intérêts dans la musique, la littérature et le sport. Mais aussi grâce au soutien des collaborateurs de la banque qui ont resserré les liens durant la crise plutôt que de se disperser.

Cela m’a prouvé que la dimension humaine dans un établissement comme le nôtre est très importante et que l’épreuve rend plus fort.

De quoi êtes-vous le plus fier aujourd’hui?

De l’équipe que nous avons créée. A mon arrivée en 2002 nous étions 11. Aujourd’hui, nous sommes 223. Mais nous avons su garder le même esprit cohésif de «petite entreprise», où tout le monde tire à la même corde et partage les mêmes valeurs.

Chantal De Senger
Chantal de Senger

JOURNALISTE

Lui écrire

Licenciée des Hautes Etudes Internationales de Genève (IHEID) en 2001, Chantal de Senger obtient par la suite un Master en médias et communication à l'Université de Genève. Après avoir hésité à travailler dans une organisation internationale, elle décide de débuter sa carrière au sein de la radio genevoise Radio Lac. Depuis 2010, Chantal est journaliste pour le magazine Bilan. Elle contribue aux grands dossiers de couverture, réalise avec passion des portraits d'entrepreneurs, met en avant les PME et les startups de la région romande. En grande amatrice de vin et de gastronomie, elle a lancé le supplément Au fil du goût, encarté deux fois par année dans le magazine Bilan. Chantal est depuis 2019 rédactrice en chef adjointe du magazine Bilan et responsable du hors série national Luxe by Bilan et Luxe by Finanz und Wirtschaft.

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