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«Grâce au soutien d'autres femmes d'affaires, les dirigeantes solitaires sentent qu’elles appartiennent à un groupe»

Parce que plus d’égalité hommes-femmes c’est aussi plus de femmes dans les instances représentatives et dirigeantes, Femmes Leaders by Bilan vous propose chaque mois une rencontre avec une femme membre d’un conseil d’administration. De quoi inspirer de nouvelles candidatures ? Un texte réalisé en partenariat avec le Cercle Suisse des Administratrices.

Cette semaine rencontre avec Barbara Sosnowski, entrepreneur, administratrice, et directrice d’Alpenorm Sàrl.

Après une carrière professionnelle de 45 ans dans un monde en mouvement, elle relève actuellement un nouveau défi, à savoir la diffusion en Suisse et en Europe de produits de très haute qualité fabriqués en Pologne comme portes, fenêtres et autres….

Comment êtes-vous devenue administratrice?

Cela s’est fait par hasard mais je pense que ma longue carrière en tant que dirigeante d’entreprises y a été pour beaucoup. J’ai fondé ma première SA en m‘associant avec 2 autres personnes. J’en suis immédiatement devenue la présidente et, pendant 15 ans, nous avons travaillé ensemble avec 9 conseillers-recruteurs. Ce qui m’a permis de connaitre du monde, de bénéficier d’un réseau important mais surtout de côtoyer les dirigeants d’entreprises de toutes tailles.

C’est certainement pour tout cela que j’ai été approchée la première fois pour exercer en tant qu’administratrice. Je reste convaincue qu’il est très intéressant pour un conseil de se doter d’un-e membre avec une importante connaissance de l’entreprise, de ses métiers, de son secteur d’activité et de ses marchés. Le fait que j’ai créé et dirigé plusieurs entreprises me permet d’avoir une certaine hauteur de vue pour bien éclairer les décisions du conseil et comprendre les tenants et aboutissants des résolutions à voter.

Qu'est-ce qui vous intéresse le plus dans cette fonction ?

Elle m’a permis de baigner dans des habitudes et un savoir-faire purement helvétique.  Ces connaissances m’ont poussée à élargir mes centres d’intérêts en devenant actives dans de nombreuses autres sociétés, comme par exemple Crit Interim, Salander et Kugelfin à Lausanne, Locotec à Chavannes et d’autres. Actuellement, je dirige une nouvelle société, Alpenorm Sàrl qui s’occupe de produits de construction et de la diffusion en Europe de ces produits de fabrication Polonaise. Mes contacts avec les sociétés suisses m’ont permis d’avancer et établir des liens entre la Pologne et la Suisse.

Quelles sont les compétences clés, et la valeur ajoutée que vous apportez au Conseil d’Administration ?

Mon travail consiste à diriger, organiser, m’intéresser aux nouvelles technologies, planifier et surtout, intégrer à la gestion ma connaissance du marché.

Quels sont les difficultés de cette fonction et les défis que vous avez rencontrés ?

De nos jours, nous luttons de plus en plus activement contre les stéréotypes et nous ne nous laissons plus enfermer dans le cadre qui était fixé jusqu'ici. Les difficultés de cette fonction, selon moi, se résument autour de la notion de responsabilité. Les membres d’un conseil d’administration doivent toujours être conscients du fait qu’ils assument une responsabilité importante qu’il n’est pas possible de déléguer à d’autres.

Quelle est votre meilleure bonne pratique en termes d’obtention de mandat dans les CA?

Mon objectif est de soutenir les femmes très qualifiées pour leur permettre de progresser afin qu’elles puissent obtenir un mandat, élargir leurs connaissances et partager des idées au sein du Cercle Suisse des Administratrices, une communauté de femmes actives et dirigeantes est le premier pas vers la visibilité. Grâce au soutien d'autres femmes d'affaires, les dirigeantes solitaires sentent qu’elles appartiennent à un groupe qui les soutient vraiment et les encourage dans leurs actions.

Pour ma part, j’ai eu la curiosité et le courage de me lancer au début de ma carrière professionnelle pour devenir indépendante, ce qui m’a permis aujourd’hui d’obtenir plusieurs mandats et demandes. Je dois étudier chaque proposition avec intérêt et les refuser hélas si elles ne correspondent pas à mes attentes.

Quelles sont les grandes préoccupations actuelles des organes stratégiques des entreprises ?

Je dirai qu’actuellement, la principale préoccupation des organes stratégiques des entreprises, est comment sortir de l’eau après une crise telle que celle que nous sommes en train de traverser. La crise que nous vivons a fait d’importants dégâts. Les organes stratégiques des entreprises ont un rôle essentiel à jouer afin de tenir la barre, de passer cette période de turbulence sans trop y laisser de plumes et, surtout, d’entrevoir un cap pour un avenir meilleur. Il en va de la survie de notre économie et de nos entreprises.

Que manque-t-il pour que les CA d'entreprises suisses comptent davantage de femmes ?

Ces dernières années ont démontré que le rôle des femmes dans la société est en constante évolution. Ce n’est pas seulement la façon dont les femmes sont perçues dans les affaires, la science ou la culture qui change, mais les femmes dynamiques et entreprenantes ont des possibilités bien réelles. Nous pouvons dire la conscience tranquille que l'entrepreneuriat au féminin se développe sous nos yeux de manière dynamique.

Les femmes ont droit au chapitre et que leur présence s’accompagne d’une réelle représentation, la diversité d’approches qu’elles apportent au conseil d’administration est susceptible d’améliorer la qualité des décisions prises.

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