Bilan

«Absolute Return», une appellation abusive?

Sortie de crise financière, suivie d’une crise de la dette, augmentée d’une instabilité politique dans le monde arabo-musulman… n’en jetez plus. Les professionnels l’assurent, les perspectives économiques sont pour le moins incertaines. Dans ce contexte de grande volatilité, les fonds baptisés «Absolute Return» rencontreraient un succès grandissant. En 2010, les investissements dirigés vers ce genre de véhicules se sont accrus de plus de 40 milliards de francs et la tendance se confirmerait en 2011.

Grâce à un mix savant, fait bien souvent de positions «long» couvertes par des «short», ces fonds garantissent un revenu indépendamment des conditions des marchés. Mais cette promesse, les analystes de Cerulli Associates la contestent dans leur dernier rapport. Le miracle absolu, démonstration à l’appui, n’existe pas, selon eux. En conséquence, les auteurs de l’étude suggèrent que cette appellation ne devrait plus être autorisée. Voilà qui amène de l’eau au moulin de l’association Adear ou encore du Swatch Group qui reprochent à l’UBS de ne pas les avoir suffisamment avertis des risques réels liés à son fonds Absolute Return Bond qui a dégringolé lors de la dernière crise. [PYF]

 

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