Bilan

Déconvenue pour la BCE lors d'un nouveau prêt géant aux banques

La Banque centrale européenne (BCE) a essuyé jeudi une déconvenue lors du lancement d'un nouveau programme de prêts géants destinés aux banques européennes.

L'institution monétaire de Francfort a annoncé jeudi avoir prêté 82,6 milliards d'euros à 255 banques européennes pour les inciter à prêter davantage au secteur privé et dynamiser une économie en berne en zone euro.

Crédits: AFP

La Banque centrale européenne (BCE) a essuyé jeudi une déconvenue lors du lancement d'un nouveau programme de prêts géants destinés aux banques européennes qui ont répondu de manière "décevante" à son offre, la privant ainsi d'une de ses dernières cartouches pour relancer la croissance.

L'institution monétaire de Francfort a annoncé jeudi avoir prêté 82,6 milliards d'euros à 255 banques européennes, dans le cadre d'un prêt ciblé sur quatre ans, le premier d'une série de huit opérations appelées TLTRO annoncées début juin pour inciter les banques à prêter davantage au secteur privé et dynamiser une économie en berne en zone euro.

Parmi les banques ayant répondu présentes, l'italienne Unicrédit a déjà annoncé avoir emprunté 7,75 milliards d'euros, tandis que l'espagnole Santander a levé 3,6 milliards.

Le résultat est "décevant", souligne Johannes Gareis, analyste chez Natixis. Les observateurs tablaient sur une demande d'au moins 100 milliards d'euros lors de ce prêt, dont l'échéance est fixée à septembre 2018.

Les TLTRO sont très bon marché. Leur coût, calculé en fonction du principal taux directeur de la BCE actuellement à un plus bas historique de 0,05%, a été fixé à 0,15%.

En voulant doper les crédits aux entreprises et aux ménages, la banque centrale espère par ricochet relancer le moteur économique de la zone euro, au point mort ces derniers mois, ainsi que l'inflation, qui s'est stabilisée à 0,4% en août, mais reste très loin de son objectif de moyen terme d'environ 2%.

Six autres TLTRO seront organisés à raison d'un par trimestre entre mars 2015 et juin 2016.

Les banques emprunteuses qui ne pourront prouver qu'elles ont délié les cordons de leur bourse en faveur des ménages et entreprises devront rembourser ces crédits avec deux ans d'avance, mais aucune autre pénalité n'est prévue.

"La demande sera potentiellement plus importante" en décembre, anticipe Martin van Vliet, de la banque ING, qui appelle à ne pas tirer de conclusions trop hatives du premier prêt.

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