Bilan

«Italie et Espagne offrent toujours des opportunités»

Ces prochains jours seront marqués par la réunion de la Fed, les premiers résultats des sociétés américaines et les statistiques en Europe.

La Réserve fédérale américaine se réunit pour la première fois sous l’égide de Janet Yellen.

Crédits: Mandel Ngan/AFP

La réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed), qui se tient le 19 mars, est l’événement majeur de cette fin de mois de mars. C’est la première fois qu’elle se tient sous l’égide de Janet Yellen depuis le changement officiel de présidence.

Les spécialistes n’escomptent aucun changement de politique monétaire. Le «tapering» (réduction du programme d’achat d’obligations par la Fed) devrait être maintenu.

On suivra également la publication des différents chiffres économiques, même s’ils devraient encore refléter l’impact de la vague de froid de février: on peut considérer ces quinze derniers jours du mois comme une transition avant les statistiques de mars, qui devraient être plus représentatives.

«Les investisseurs attendent en effet que l’économie américaine prenne le relais de la Banque centrale et de sa politique expansive, explique Tony Campione, spécialiste actions à la Banque Julius Baer. Les chiffres américains récemment publiés ont été inférieurs aux attentes des analystes depuis la mi-janvier.»

La situation devrait être plus claire dès la première quinzaine d’avril, lorsque seront publiés les résultats des sociétés américaines.

Dans les pays périphériques

D’ici là, la situation en Ukraine  et les craintes liées à la croissance chinoise pourraient encore peser sur la bourse. «Les gérants ont déjà commencé à réduire les investissements dans les pays d’Europe de l’Est pour revenir sur les marchés plus «développés» (américains principalement)», constate le spécialiste.

Faut-il donc aujourd’hui abandonner la thématique des pays périphériques en Europe? Pour Julius Baer, la réponse est non: «Certains d’entre eux offrent une opportunité d’investissement intéressante. Et par «pays périphériques» nous nous référons surtout à l’Italie et à l’Espagne. Si l’économie européenne continuait de se développer, les indices de cette zone pourraient continuer de surperformer les autres marchés actions.»

En effet, même s’ils croissent à un rythme inférieur au reste de la zone euro, l’écart serait, selon la banque, en train de se réduire. Elle préconise d’ailleurs d’observer de préférence le différentiel que les valeurs absolues du PNB (l’indice de la zone euro est devenu positif au premier trimestre 2013, bien avant l’Italie et l’Espagne).

De plus, les analystes de la banque privée pensent que les sociétés italiennes et espagnoles devraient connaître une croissance des bénéfices supérieure à celle des autres pays de la zone euro en 2014.

«Cela aiderait les indices actions de ces deux pays à combler l’écart avec les pays du «cœur» de l’Europe, telle l’Allemagne», affirme Tony Campione. En effet, depuis mars 2009 (début du nouveau bull market), les indices italien et espagnol ont sous-performé le Dax de plus de 50%.

Nathalie Praz

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