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Zoom sur deux actions: Crédit Suisse et Amazon

Credit Suisse

Banque Le géant bancaire helvétique a sorti des chiffres décevants pour 2012, avec une baisse de 24% du bénéfice. Faut-il y voir un phénomène passager ou plutôt un ralentissement d’activité qui va durer dans le temps?

Les atouts

La structure plus mobile de la banque lui permet de s’adapter plus vite que ses concurrentes aux nouvelles exigences comptables telles que Bâle III. En diminuant ses actifs à risques de 25% en un an, elle est proche des objectifs fixés pour 2018. En accélérant le processus, Credit Suisse a sacrifié 2012 pour remplir ses exigences avec cinq ans d’avance. Le début d’année 2013 semble prometteur, tant au niveau de la banque d’affaires qu’au niveau de l’afflux d’argent frais.

Les risques

Les résultats du dernier trimestre 2012 étaient nettement en dessous des attentes. La banque est toujours empêtrée dans des scandales (Libor ou évasion fiscale) et pourrait avoir 

à payer de très lourdes amendes. Elle est de plus passablement exposée aux problèmes de l’Europe du Sud. Le titre a presque doublé depuis ses plus bas et, contrairement à UBS, une mauvaise nouvelle n’est pas intégrée dans ses prix et aurait un gros impact sur le cours.

Amazon

Internet  Les arbres ne montent pas jusqu’au ciel. Ayant su imposer un nouveau modèle d’affaires sur le marché culturel en ligne, la librairie géante a vu son titre quintupler en quatre ans. Mais ses bénéfices ne décollent pas.

Les atouts

Amazon a fait le ménage parmi ses concurrents, possède désormais le marché culturel en ligne et semble imposer un nouveau modèle d’affaires, exclusivement orienté vers une offre à bas coût qui va démocratiser la culture. La connaissance qu’elle a de son marché et de ses clients est unique, dans un secteur pourtant très étendu et disparate. Le potentiel publicitaire de ce géant peut encore être amélioré avec des offres plus ciblées qu’aucun autre site internet ne peut offrir.

Les risques

Amazon est la société la plus chère du monde avec un P/E supérieur à 300 et encore lorsque celle-ci parvient à dégager du bénéfice. La société à peine rentable est pourtant évaluée à hauteur de 120 milliards de dollars. Son activité est très sensible aux aléas de l’économie. A l’heure où des discounters se lancent aussi dans l’offre culturelle, son délai de livraison devient un problème. Les coûts de transport et de stockage prennent de plus en plus de poids dans ses charges.

 

sean layland

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