Bilan

Bruellan pour la transparence totale des coûts de gestion

Le 10 mai, la firme genevoise Bruellan (plus d’un milliard de francs sous gestion) et le londonien Odey Asset Management (9,8 milliards) ont annoncé leur partenariat. Odey Bruellan, leur entité commune, sera dédiée à la clientèle privée. Derrière l’initiative, la volonté d’Antoine Spillmann, associé de Bruellan, de recruter un talent fort de la gestion: le Britannique Crispin Odey.

«Cette dernière décennie, observe le Genevois, peu de vrais talents de gestion ont été recrutés par les banques suisses, et le savoir-faire de la gestion a été très peu mis en avant.» La gestion de fortune et le service à la clientèle privée, dit-il, «sont les seuls produits de luxe à avoir connu une déflation des prix». Dans la gestion londonienne, les commissions sont restées élevées pour justifier un vrai savoir-faire de gestion, et les clients en ont accepté le prix. «Le business model en Suisse doit changer, dit Antoine Spillmann: finies les commissions de global custody de 30 points de base (pb): elles doivent baisser à 10 pb. Finie la transaction à 1%: elle doit descendre à 20 pb. Par contre, pour le savoir-faire de gestion, on doit facturer 1% au minimum.» Au total, calcule le gérant, on arrive à 1,5% de coûts de gestion d’un portefeuille, un tarif «qui doit être totalement transparent», insiste-t-il. Finies, également, les rétrocessions abusives: «Facturer à un client privé 5% lors de la vente de produits qui gagnent rarement de l’argent, cela ne doit plus jamais être admis.»

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