Bilan

Cinq banques doivent revoir leur test de résistance

La Réserve fédérale (Fed) américaine a demandé mercredi à cinq grandes banques aux Etats-Unis de revoir leurs plans de distribution de leur capital, notamment l'américaine Citigroup.

Depuis 2010, les géants du secteur sont soumis à une série de scénarios de crise afin d'évaluer leur solidité et leur niveau de capitalisation en cas de tempête financière.

Crédits: Reuters

Les quatre autres établissements bancaires sont les filiales américaines des britanniques HSBC et RBS, de l'espagnole Santander, ainsi que l'américaine Zions Bancorporation, a annoncé la Banque centrale américaine à l'issue de tests de résistance.

Depuis 2010, les géants du secteur sont soumis à une série de scénarios de crise afin d'évaluer leur solidité et leur niveau de capitalisation en cas de tempête financière.

Il s'agit d'éviter que l'Etat soit conduit comme lors de la crise financière de 2008 à venir à la rescousse de groupes bancaires devenus "trop importants pour faire faillite" ("too big to fail").

La liste des établissements testés, disposant plus de 50 milliards de dollars d'actifs aux Etats-Unis, compte 12 banques de plus que l'année passée, soit 30 établissements. Les trois banques étrangères sommées de revoir leur planification de capital sont des nouvelles venues sur cette liste.

Les tests publiés mercredi complètent une première batterie de tests collectifs parus la semaine dernière, où déjà la Fed avait soumis ces banques à des scénarios hypothétiques de crise pour éprouver leur santé financière.

Tous les groupes bancaires, sauf un --Zions Bancorporation--, avaient alors démontré avoir suffisamment de capitaux propres pour résister à l'éventualité d'une grave crise financière du type de celle de 2008.

Cette deuxième phase de tests dits "CCAR" (Comprehensive Capital Analysis and Review) est plus individualisée puisqu'elle prend en compte les projets de distribution et d'immobilisation de capital (distribution de dividendes, rachat de capital, émissions d'actions...) de chaque établissement.

Groupe bancaire de Salt Lake City (Utah) largement implanté dans l'ouest des Etats-Unis, Zions a échoué pour des raisons "quantitatives", "parce qu'il n'a pas atteint le minimum de capital requis en cas de stress", selon la Fed.

Les quatre autres établissements ont vu leurs scénarios de distribution de capital rejetés pour "des raisons qualitatives". Ils doivent soumettre un nouveau plan d'ici 90 jours, a précisé la Fed.

La Fed estime par exemple que le processus interne de ces banques pour planifier la redistribution de leur capital manque de "contrôle interne" ou évalue mal la projection des revenus et des pertes en cas de crise.

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