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Credit Suisse a également surveillé le chef des ressources humaines

En septembre, l'ex-chef de la gestion de fortune, Iqbal Khan, a été suivi juste après l'annonce de son transfert chez le concurrent UBS. Cette surveillance s'est conclue par une altercation en plein centre de Zurich. Un autre membre de la direction générale aurait fait l'objet d'une filature avant cette affaire.

De son côté, la banque a expliqué n'avoir aucune preuve que d'autres collaborateurs auraient fait l'objet d'une surveillance.

Crédits: Keystone

La surveillance des employés chez Credit Suisse ne se serait pas limitée à l'ex-chef de la gestion de fortune Iqbal Khan. Un autre membre de la direction générale a fait l'objet d'une filature avant cette affaire, rapporte mardi le journal Neue Zürcher Zeitung (NZZ).

Il s'agit de Peter Goerke, à la tête des ressources humaines, dont la surveillance aurait duré trois jours en février, selon le quotidien zurichois, qui est en possession de documents et de photographies qui prouveraient les faits. La filature aurait été conduite par l'entremise d'un intermédiaire.

De son côté, la banque a expliqué n'avoir aucune preuve que d'autres collaborateurs auraient fait l'objet d'une surveillance.

Affaire similaire

Credit Suisse a défrayé la chronique fin septembre, après la révélation d'une affaire similaire. Iqbal Khan a été suivi mi-septembre, juste après l'annonce de son transfert chez le concurrent UBS. Cette surveillance s'est conclue par une altercation en plein centre de Zurich. Le Ministère public zurichois a ouvert une enquête suite à une plainte déposée par M. Khan.

Cette affaire rocambolesque a contraint Credit Suisse à diligenter une enquête indépendante, dont les conclusions ont mis le directeur général Tidjane Thiam et le président Urs Rohner hors de cause.

Fidèle collaborateur de M. Thiam, le directeur des opérations Pierre-Olivier Bouée - ainsi que le chef de la sécurité de la grande banque - ont été désignés comme les seuls instigateurs de cette surveillance. Le duo a remis sa démission.

La filature supposée de Peter Goerke relancerait la polémique sur les pratiques du numéro deux bancaire helvétique, puisque l'enquête indépendante n'avait pas permis de prouver d'autres cas de surveillance d'employés. Le cabinet d'avocats Homburger, qui avait mené les investigations, n'était visiblement pas au courant de cet autre cas potentiel.

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