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Douze banques veulent l'annulation d'une plainte aux Etats-Unis

La municipalité de Philadelphie ainsi que des fonds spéculatifs et fonds de pension accusent les banques d'entente illicite depuis janvier 2003.

Selon la plainte, les 12 établissements ont une part de marché de 84% et servent de contrepartie dans 98% des transactions spot mesurées en volume.

Crédits: Keystone

Douze grandes banques ont demandé vendredi à un juge américain d'annuler une plainte les accusant d'entente en vue de manipuler le marché des changes. Les établissements bancaires, dont Credit Suisse et UBS, arguent que les plaignants n'ont pu étayer correctement leurs affirmations.

La municipalité de Philadelphie ainsi que des fonds spéculatifs et fonds de pension accusent les banques d'entente illicite depuis janvier 2003 en vue de manipuler les cours de clôture spot WM/Reuters en usant de courriels, de messages instantanés et de "chat rooms".

Les banques (Bank of America, Barclays, BNP Paribas, Citigroup, Credit Suisse Group , Deutsche Bank, Goldman Sachs Group, HSBC Holdings, JPMorgan Chase, Morgan Stanley , Royal Bank of Scotland Group et UBS) ont demandé à un juge de Manhattan de débouter les plaignants.

Selon la plainte, les 12 établissements ont une part de marché de 84% et servent de contrepartie dans 98% des transactions spot mesurées en volume. Entre autres arguments, les banques soutiennent que la théorie sous-tendant les allégations d'entente "n'a économiquement aucun sens".

"Toute tentative de gonfler artificiellement une devise déprécierait la valeur relative des autres devises contre lesquelles elle est négociée", ont-elles affirmé. "Et les traders ne peuvent savoir à l'avance quelles devises ils vont acheter ou vendre chaque jour".

 

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