Bilan

Faites le plein de sociétés pétrolières

Le prix du baril de brut a grimpé de 20%, poussé par les tensions au Moyen-Orient et la demande des pays émergents. Voilà qui présage de confortables plus-values.
Le premier importateur mondial est désormais la Chine, devant les Etats-Unis. Crédits: Dr

Le récent regain de tension au Moyen-Orient a fait rebondir les cours du pétrole d’environ 20%. Outre ce facteur géopolitique, la demande croissante des pays émergents devrait également contribuer à maintenir le cours du brut au moins sur ces niveaux pour les mois à venir.

Cette hausse intervient au moment où les stocks pétroliers sont à leur plus haut, ce qui se traduira, pour les sociétés détenant une partie de ces stocks, par une confortable plus-value. Parallèlement, la demande chinoise a franchi un nouveau seuil, faisant de l’Empire du Milieu le premier importateur mondial devant les Etats-Unis.

Parmi les gagnants de cette nouvelle donne se trouvent bien entendu les leaders du secteur parmi lesquels British Petroleum (BP.L), Royal Dutch (RDSA), Schlumberger (SLB) ou ExxonMobil (XOM) dont les réserves se retrouvent instantanément réévaluées d’environ 20%.

Si l’américain Halliburton (HAL) se trouve quelque peu pénalisé de par sa forte implication en Irak, les européens Statoil (STN), Total (FP) ou ENI (ENI) vont aussi profiter de cette embellie principalement par l’amélioration de leurs marges sur leur plate-forme offshore. Leur concurrente espagnole Repsol (REP) souffre, quant à elle, de la faiblesse de son marché intérieur plongé en pleine récession.

Parmi les petites sociétés, on peut citer la canadienne Ithaca (IAE.T), qui s’est engagée dans un pari risqué avec sa plate-forme Greater Stella en mer du Nord. Sa faible rentabilité la rendant très vulnérable, elle a besoin d’un cours du baril élevé pour rentabiliser ses investissements. L’américaine Cameron (CAM) devrait aussi profiter de son rapprochement avec Schlumberger pour les exploitations sous-marines, ce qui devrait considérablement améliorer ses marges.

On peut également espérer une embellie du côté des produits dérivés liés à l’exploitation pétrolière comme la française Vallourec (VK), fournisseuse de tubes sans soudure, principalement pour les plates-formes offshore, dont les commandes dépendent fortement des cours du brut. Idem pour la société zougoise Transocean (RIGN), active dans l’exploitation des sites en pleine mer.

On le voit, la hausse des cours du brut est considérée comme un simple bonus par les leaders du secteur, en augmentant instantanément la valeur de leurs stocks et en dopant leur marge.

En revanche, elle devient un ingrédient nécessaire pour les exploitants de gisements à faible rentabilité qui peinent à être bénéficiaires avec un cours du baril en dessous de 90  dollars. Cependant, si les instabilités géopolitiques venaient à s’estomper, il y a fort à parier que la demande des pays émergents devrait, à elle seule, réussir à maintenir le cours du brut à un niveau élevé dépassant les 100  dollars. 

Conseil nº1

Ithaca

Code: IAE.T

Cours: 2 CAD

Objectif: 2,8 CAD (+40%)

Le pari est très risqué puisque la survie même de l’entreprise dépendra de sa plate-forme Greater Stella. La société projette d’en extraire 25 000 barils par jour. Mais les spécialistes s’accordent sur un chiffre d’environ 15 000. Si ce seuil devait être dépassé, cela devrait dynamiser l’action.

Conseil nº2

Nuvista Energy

Code: NVA.T

Cours: 7,5 CAD

Objectif: 9,6 CAD (+30%)

La petite pétrolière canadienne est en phase de redressement grâce surtout à de nouvelles exploitations qui font bondir sa production de 13% au premier trimestre. La hausse des cours de 20% devrait booster son bénéfice et faire repasser la société dans les chiffres noirs.

Conseil nº3

Statoil

Code: STN

Cours: 136 NOK

Objectif: 175 NOK (+28%)

La compagnie norvégienne, détenue à 70% par l’Etat, continue son bonhomme de chemin et se trouve en position favorable puisqu’elle exploite des gisements offshore où les coûts d’extraction sont plus élevés. La hausse du brut se traduit donc directement par une amélioration de ses marges.

Conseil nº4

British Petroleum

Code: BP.L

Cours: 445 GBX

Objectif: 535 GBX (+20%)

Le géant britannique retrouve petit à petit son aura qui a passablement souffert suite à l’explosion de sa plate-forme Deepwater Horizon en 2010. Une fois les implications de cette catastrophe amoindries, le leader européen devrait retrouver sa profitabilité et poursuivre sa croissance.

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