Bilan

Investissez dans les immobilières

Souvent délaissées en raison de leur faible potentiel de croissance, les sociétés immobilières doivent pourtant figurer en bonne place dans un portefeuille.
Projet de Gecina, active surtout dans les centres commerciaux. Crédits: Dr

Dans un marché à l’avenir incertain, la pierre a traditionnellement une image d’investissement de père de famille. Cependant, à l’heure où les taux d’intérêt sont sur leurs plus bas historiques, le faible rendement de l’immobilier n’est plus aussi handicapant qu’à l’époque où l’industrie et la finance promettaient des croissances à deux chiffres.

De plus, les immeubles détenus font office de garantie en cas de crise majeure. Si le grand public connaît surtout ces actifs sous forme de fonds, comme le Fond Immobilier Romand (FIR), La foncière (FOC) ou encore Immofond (IM), il existe des sociétés dont l’activité est exclusivement concentrée dans la gestion de ces actifs.

A l’image d’Unibail-Rodamco (UL), leader européen dont le bénéfice a progressé de 10% au premier semestre 2013 et dont le rendement frôle les 5%. Bien qu’exposée au marché espagnol, la société franco-néerlandaise ne détient que 15% de location de bureaux (très influencé par la crise).

Son activité, surtout dans les centres commerciaux, offre une certaine stabilité. Idem pour Gecina (GFC), dont le parc immobilier est à 90% constitué de commerces situés dans les rues prestigieuses de Paris. 

L’anglaise Hammerson (HMSO) a cédé en 2012 ses activités de bureaux pour également se concentrer sur les centres commerciaux. Actuellement, sa valeur boursière de 3,5 milliards de livres sterling reflète mal une fortune immobilière estimée à 5,7 milliards de livres.

De même pour Shaftesbury (SHB), dont les résultats publiés montrent une reprise certaine. On peut également citer Klepierre (LI), qui gère une partie des centres commerciaux Carrefour. 

Si l’immobilier commercial offre une protection contre les soubresauts de la conjoncture de par sa faible cyclicité, il inquiète à long terme avec la part de plus en plus importante prise par l’e-commerce qui grignote des parts de marché.

Dans les firmes plus exposées à la conjoncture, on trouve la britannique Derwent (DLN), leader dans la gestion d’immeubles de bureaux dont l’activité est presque exclusivement basée au centre de Londres.

La française Icade (ICAD), pénalisée par une offre de rachat sur Silic, devrait aussi profiter de sa réorientation vers son activité première de promotion d’immeubles de bureaux  après la cession de ses activités commerciales. 

En conclusion, on notera que si le secteur est avant tout défensif et qu’il n’affichera jamais des taux de croissance comparables à l’industrie en cas de reprise durable, il offre aux investisseurs une certaine progression et stabilité et devrait donc figurer en bonne place parmi des valeurs de fonds de portefeuille.  

Conseil nº1

Hammerson

Code: HMSO

Cours: 492 GBX

Objectif: 600 GBX (+20%)

La société, désormais concentrée sur les centres commerciaux et centres d’activités, affiche un taux d’occupation de 97,4%. La qualité de son parc immobilier lui permet de viser un taux de croissance proche des 10%. Sa valeur boursière se situe à peine à 60% de la valeur de ses actifs.

Conseil nº2

Unibail-Rodamco

Code: UL

Cours: 175 EUR 

Objectif: 205 EUR (+17%)

Le numéro un européen de l’immobilier commercial concentre ses activités sur les grandes capitales. Ses projets pour les trois prochaines années représentent une croissance de 20% de son parc immobilier actuel. La société ne possède que 15% de ses actifs dans le volatil marché des bureaux.

Conseil nº3

Icade

Code: ICAD

Cours: 65 EUR

Objectif: 75 EUR (+15%)

La petite société française est surtout active dans la promotion immobilière (70% de son activité), ce qui lui permet de générer un cash abondant (+9% au premier semestre) représentant 27 % de son chiffre d’affaires. Le récent rachat de Silic devrait porter ses fruits au cours des prochains trimestres.

Conseil nº4

Gecina

Code: GFC

Cours: 92 EUR

Objectif: 106 EUR (+15%)

La société s’est désinvestie du secteur villages de vacances avec un joli bénéfice. Elle se concentre désormais sur les adresses prestigieuses parisiennes. Le récent programme de réduction des coûts devrait améliorer sa rentabilité, actuellement inférieure à la moyenne du secteur.

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."