Bilan

L’art de survivre en tant qu’entreprise familiale

En 1668, une petite pharmacie se crée en Allemagne. Treize générations plus tard, elle est devenue le géant pharmaceutique Merck KGaA. La famille Merck est toujours unie, sa fortune fructifie. Il y a cent cinquante ans est fondée la chaîne de magazins néerlandaise C&A, devenue un empire, vestimentaire cette fois. La famille de 1300 membres a créé son family office en 1937. Comment font ces familles pour prospérer sur une telle durée? «Très peu d’entreprises familiales ont survécu plus de 75 à 80 ans. La cupidité et l’égoïsme des descendants l’emportent souvent», observe Hakan Hillerström, consultant et coauteur de l’ouvrage Wise Wealth, qui vient de paraître aux éditions Palgrave McMillan. Le secret? «Réussir à transférer d’une génération à l’autre la mission et les valeurs, l’ADN, la glu qui garde la famille unie.» C’est typiquement à la troisième génération que l’argent risque d’être dilapidé, met en garde Hakan Hillerström. «En général, l’entreprise décline, alors que le nombre d’héritiers augmente.» Une éthique commune, un sentiment d’appartenance et de fierté, restent les ciments de l’entreprise familiale. [MZ]

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