Bilan

L'Uni de Nicosie accepte le Bitcoin pour payer les cours

Il flambe en bourse et se répand sur internet, mais le Bitcoin n'était jusqu'alors pas accepté pour les paiements dans les établissements publics. A Chypre, l'université de Nicosie acceptera la monnaie virtuelle pour régler sa scolarité.
  • Le Bitcoin cartonne sur internet et grimpe en flèche sur les marchés financiers, mais il restait jusqu'alors à l'écart des paiements dans les établissements publics. Crédits: Reuters
  • L'Université de Nicosie va briser le tabou et devenir la première institution publique au monde à accepter le Bitcoin. Crédits: AFP
  • Les étudiants pourront ainsi régler leurs frais de scolarité avec la monnaie virtuelle. Crédits: AFP
  • Les difficultés financières et bancaires de Chypre ont suscité la défiance de la population vis-à-vis de l'euro. Crédits: AFP
  • Au-delà des étudiants locaux, le Bitcoin pourrait aussi faciliter les démarches et paiements des étudiants étrangers qui suivent un cursus sur l'île d'Aphrodite. Crédits: AFP
  • Avec cette brèche, le Bitcoin pourrait rapidement concurrencer les devises nationales. Crédits: AFP
Et si le Bitcoin sortait d'internet pour devenir une monnaie courante dans la vie quotidienne? La devise virtuelle jusqu'à présent cantonnée sur la toile reste regardée avec méfiance par les grandes institutions financières. Et aucune institution publique au monde n'acceptait jusqu'à présent de paiement en Bitcoin.

Une situation qui devrait changer très prochainement: l'Université de Nicosie, à Chypre, pourrait devenir le premier établissement public au monde à accepter les paiements en Bitcoin. Les étudiants pourront donc régler leurs frais de scolarité avec cette devise digitale.

Les paiements à l'université et chez les partenaires

Dans un communiqué publié sur son site officiel, l'université de la capitale chypriote détaille sa démarche et les institutions affiliées qui accepteront également les paiements avec la monnaie virtuelle. C'est ainsi que la St. George's University de Londres sera incluse dans le circuit.

«Nous sommes conscients que les monnaies numériques sont un développement technologique inévitable qui conduira à des innovations significatives dans l'e-commerce, les systèmes financiers, les paiements et transferts de fonds internationaux et la croissance économique globale», assure Christos Vlachos, directeur financier de l'Université de Nicosie, qui compte 5000 étudiants.

Méfiance des étudiants chypriotes envers l'euro

Pour les étudiants chypriotes, confrontés à une sévère crise financière et bancaire depuis plusieurs mois, le paiement en Bitcoin pourrait s'avérer une solution alternative au paiement en euros. La défiance vis-à-vis des banques du pays, emportées dans la tourmente financière, a laissé des traces et pourrait se répercuter dans cette possibilité de contourner la monnaie européenne, symbole de l'austérité imposée par Bruxelles pour une partie de la population.

Mais les paiements seront aussi possibles pour les étudiants étrangers, dans le cadre des programmes Erasmus et autres projets internationaux d'échanges. Pour eux, l'usage du Bitcoin pourrait présenter de nombreux avantages, dont l'absence de frais de change (pour ceux issus de pays n'ayant pas l'euro comme monnaie officielle).

Interrogé à ce sujet, un porte-parole de l'université explique que «l'objectif de cette initiative est d'alléger les difficultés rencontrées par certains étudiants pour les opérations de paiement, tout en construisant notre propre expérience et nos connaissances dans ce domaine, pas de s'engager dans la spéculation monétaire actuelle».
Matthieu Hoffstetter
Matthieu Hoffstetter

JOURNALISTE À BILAN

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Titulaire d'une maîtrise en histoire et d'un Master de journalisme, Matthieu Hoffstetter débute sa carrière en 2004 au sein des Dernières Nouvelles d'Alsace. Pendant plus de huit ans, il va ensuite couvrir l'actualité suisse et transfrontalière à Bâle pour le compte de ce quotidien régional français. En 2013, il rejoint Bilan et se spécialise dans les sujets liés à l'innovation, aux startups, et passe avec plaisir du web au print et inversement. Il contribue également aux suppléments, dont Bilan Luxe. Et réalise des sujets vidéo sur des sujets très variés (tourisme, startups, technologie, luxe).

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