Bilan

L'Université de Stanford investit dans ses start-up

L'Université de Stanford, en Californie, va investir dans les start-up issues de son campus. Si la somme n'est pas encore connue, elle s'ajoutera aux 3,6 millions de dollars investis d'ici 2016 dans l'incubateur d'entreprises.
  • L'Université de Stanford va investir dans les start-up qui naissent sur son campus. Crédits: Reuters
  • Depuis plusieurs décennies, Stanford est devenue l'université américaine de référence pour l'innovation et la création d'entreprises. Crédits: Reuters
  • Nombre de jeunes étudiants issus de ses rangs se lancent dans l'aventure entrepreneuriale sitôt leur cursus achevé (voire avant pour certains). Crédits: Reuters
  • Création d'entreprise et innovation se retrouvent sur le campus, et l'université soutient nombre de projets de ses étudiants. Crédits: Reuters
  • Installée au coeur de la Silicon Valley, Stanford a été le berceau de nombreuses innovations dans le domaine des communications depuis trente ans (ici un appareil connecté à l'Arpanet, ancêtre d'internet). Crédits: Reuters
  • Si l'informatique a longtemps été le domaine de prédilection des étudiants de Stanford, la robotique a pris beaucoup d'importance ces dernières années. Crédits: Reuters
  • Cette orientation vers l'économie se retrouve dans le grand nombre de lauréats du Prix Nobel d'économie qui enseignent à Stanford (ici Lloyd Shapley de UCLA et Alvin Roth de Stanford, co-lauréats en 2012). Crédits: Reuters
  • Myron Scholes lui aussi a été couronné du Nobel en économie et enseigne à Stanford. Crédits: Reuters
  • Le CEO de Microsoft Steve Ballmer, ancien étudiant de Stanford, intervient régulièrement sur le campus de Palo Alto pour donner son témoignage aux étudiants. Crédits: Reuters
Hewlett-Packard, Google, Yahoo!, Cisco Systems, Sun Microsystems, Microsoft, Instagram: tous ces géants de l'économie numérique ont été fondés ou dirigés par des capitaines d'industrie issus de l'Université de Stanford. Et la Silicon Valley doit une bonne partie de son développement aux étudiants qui ont suivi les cours de cet établissement fondé en 1891.

Pour la direction de l'université, pas question de voir cette success-story se tarir. De nombreuses initiatives ont ainsi vu le jour depuis plusieurs années pour soutenir l'innovation et l'esprit d'entreprise auprès des étudiants. La Stanford Graduate School of Business, spécialisée dans le développement de l'entreprenariat, se retrouve régulièrement au sommet des classements de sa catégorie.

Des fonds pour les jeunes entreprises

La semaine dernière, Stanford a annoncé vouloir aller plus loin encore: désormais, l'université va investir dans les start-up issues de ses rangs. Une première pour une université américaine que de placer directement des fonds dans le capital des entreprises.

Certes, il ne s'agit pas de devenir actionnaire majoritaire dans des activités naissantes et donc à risque. Mais l'établissement va accompagner les investisseurs institutionnels (banques, fonds de soutien,...) dans le financement des jeunes pousses de son campus.

«Cela s'inscrit dans le cadre de notre mission. C'est un autre moyen d'accélérer l'évolution de nos étudiants», explique, dans un communiqué, John Hennesy, président de la faculté. Le montant de cet investissement n'a toutefois pas été communiqué, la direction se contentant de préciser qu'il n'y avait «pas de limite prévue».

L'incubateur doté de 3,6 millions de dollars

Un autre montant a par contre été chiffré: 3,6 millions de dollars seront investis entre 2014 et 2016 dans l'incubateur d'entreprises de Stanford, en plus des sommes déjà engagées.

Lancé en 2009 par d'anciens étudiants de l'université, cet incubateur indépendant a déjà permis de soutenir plus de 300 start-up fondées par des élèves actuels ou anciens. Grâce à cette structure, Stanford s'est affirmée comme la pépinière des entreprises innovantes de la Silicon Valley. En se basant sur cet outil et sur les réussites de ses anciens, Stanford arrive à attirer les meilleurs étudiants.

Retour sur investissement

Au-delà du recrutement, l'investissement dans ces jeunes pousses représente également un intérêt financier: l'introduction en bourse de certaines de ces sociétés et les plus-values lors de la vente de ces parts peut rapporter gros à cette université privée.

Sans même compter la reconnaissance des chefs d'entreprises ainsi soutenus, qui pourraient devenir de généreux mécènes quand leur succès sera assuré et leur fortune faite. En 2012, plus d'un milliard de dollars de donations ont été récoltés auprès de mécènes, soit quasiment deux fois plus que pour toutes les autres facultés américaines.
Matthieu Hoffstetter
Matthieu Hoffstetter

JOURNALISTE À BILAN

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Titulaire d'une maîtrise en histoire et d'un Master de journalisme, Matthieu Hoffstetter débute sa carrière en 2004 au sein des Dernières Nouvelles d'Alsace. Pendant plus de huit ans, il va ensuite couvrir l'actualité suisse et transfrontalière à Bâle pour le compte de ce quotidien régional français. En 2013, il rejoint Bilan et se spécialise dans les sujets liés à l'innovation, aux startups, et passe avec plaisir du web au print et inversement. Il contribue également aux suppléments, dont Bilan Luxe. Et réalise des sujets vidéo sur des sujets très variés (tourisme, startups, technologie, luxe).

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