Bilan

Le bénéfice de Raiffeisen est en nette hausse

Raiffeisen a poursuivi sa croissance au premier semestre 2013. La coopérative st-galloise a vu son bénéfice net bondir de 11% sur un an, à 369 millions de francs.
Affichant des revenus en hausse, la coopérative st-galloise, 3e groupe bancaire helvétique derrière UBS et Credit Suisse, a vu son bénéfice net bondir de 11% sur un an, à 369 millions de francs. Le résultat brut s'est lui hissé à 535 millions, soit un gain de 2,7%.

Le produit d'exploitation, soit l'ensemble des revenus, s'est accru de 1,5%, à 1,38 milliard de francs, a indiqué mercredi l'établissement basé à St-Gall. Les charges ont de leur côté affiché un rythme d'expansion moindre, soit de 0,7% à 846,8 millions.

Dans le détail, les coûts liés au personnel ont progressé de 0,8%, quand bien même l'effectif total du groupe s'est réduit de 123 salariés à 10'417. Les autres charges d'exploitation se sont pour leur part accrues de 0,6%.

Côté revenus, toutes les catégories ont affiché une progression. Demeurant la source principale des recettes des banques Raiffeisen, les opérations d'intérêts ont bouclé le semestre sur un résultat de 1,05 milliard de francs, en hausse de 1,1%. Outre une expansion des volumes, l'accroissement illustre aussi des ajustements de taux dans les opérations passives.

Diversification des revenus

Le résultat des opérations de commissions et des prestations de services ont augmenté à un rythme plus sensible, soit de 4,4% à 196,4 millions de francs. L'embellie est notamment redevable de la bonne tenue des marchés financiers avec un impact favorable sur les activités de banque de détail.

Les opérations de négoce ont affiché des revenus en progrès de 0,6% à 99,3 millions de francs. A la faveur de sa stratégie de diversification - avec notamment le renforcement des activités dans la gestion de fortune puis la reprise en 2012 dans ce secteur des affaires hors clientèle américaine de la banque Wegelin regroupées dans Notenstein Banque Privée - Raiffeisen a pu réduire sa dépendance envers les opérations d'intérêts.

Alors que ces dernières représentaient encore 83% de l'ensemble des revenus en 2009, cette part s'inscrivait à fin juin 2013 à 76,2%. Dans le même temps, celle des opérations de commissions et des prestations de services est passée de 9,7 à 14,2%.

A mi-2013, Raiffeisen affichait un total de bilan de 172,26 milliards de francs, 2,5% de plus qu'un an auparavant. Les prêts et crédits à la clientèle ont augmenté de 2,5% à 147,41 milliards. A elles seules les créances hypothécaires se chiffraient à 139,65 milliards, en croissance de 2,8%.

Avertissements de la BNS

A la faveur de la poursuite de cette croissance, Raiffeisen a vu sa part à l'ensemble du marché suisse s'établir à 16,2%. En écho aux appels répétés de la Banque nationale suisse (BNS) à la prudence en matière d'octroi de crédits hypothécaires, le groupe st-gallois observe toutefois que la progression s'est quelque peu tassée.

Pour mémoire, pas plus tard que dimanche passé, Jean-Pierre Danthine, vice-président de la BNS a encore attiré l'attention des banques sur le fait que celles-ci pourraient s'être montrées trop optimistes dans leurs calculs des risques. Selon le Romand du directoire de l'institut d'émission, les établissements estiment que la période de taux bas va probablement encore durer.

Il y a un mois, l'agence de notation Moody's a abaissé la note portant sur la solvabilité de Raiffeisen de Aa2 à Aa3. Elle avait motivé sa décision par la croissance supérieure à la moyenne des crédits hypothécaires. Raiffeisen note pour sa part avoir réduit à 273 millions de francs les correctifs de valeur pour défaillance. Ce montant correspond à 0,185% du volume de crédit. Pratiquement nulles, les pertes effectives ne représentent que 0,004% des prêts octroyés.

Optimisme

Raiffeisen indique par ailleurs avoir émis «avec succès» en avril un emprunt hybride de 550 millions de francs. La banque se félicite ainsi de déjà dépasser les exigences de Bâle III en matière de fonds propres pour fin 2016.

Début mars, Raiffeisen avait indiqué que son ratio de fonds propres selon Bâle III se situait à 14%, au-dessus du niveau de 13,6% exigé par la FINMA (Autorité de surveillance des marchés financiers) pour fin 2013. Pour la suite, Raiffeisen table sauf «grosse surprise», sur un résultat supérieur à celui de l'exercice précédent.







Jérémy Santallo

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