Bilan

Le test de résistance de la BCE au coeur des préoccupations

Le test de résistance de la Banque centrale européenne a été au cœur du débat sur la refondation bancaire européenne samedi matin à Davos.

"J'ai confiance dans le système bancaire européen", a affirmé le ministre allemand des finances Wolfgang Schäuble.

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Le test de résistance de la Banque centrale européenne (BCE) a été au coeur du débat sur la refondation bancaire européenne samedi matin à Davos (GR). Celui-ci réunissait le président de l'Eurogroupe, le ministre allemand des Finances, le patron de la banque italienne UniCredit et le co-président de la Deutsche Bank.

"J'espère que le test de résistance fera apparaître des défauts et des problèmes", a dit le chef de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem. Il a estimé qu'il pourra ainsi mettre en évidence ce qui pourrait contribuer à la stabilisation des banques.

"Ce test doit être transparent et sévère", a-t-il souligné tandis que Lord Jonathan Turner, expert en finance et ancien chef de l'inspection des finances britanniques, s'est dit certain qu'il serait "crédible".

DERNIERS TESTS CRITIQUÉS

La BCE s'occupera à partir de mars 2014 de la supervision intégrée des banques de la zone euro et des autres pays de l'UE qui souhaiteront participer au mécanisme. L'autorité bancaire européenne (EBA) doit pour sa part assurer la stabilité du système bancaire dans l'ensemble des pays de l'UE, y compris ceux qui ne seront pas supervisés par la BCE.

Les derniers tests de résistance avaient été menés par l'EBA en 2011, recalant 8 des 90 établissements mis à l'épreuve, mais avaient été critiqués pour n'avoir pas su détecter les défaillances de certaines banques.

L'Europe place de grands espoirs dans cet examen de la stabilité des banques. Une fois terminé, il permettra aux instituts bancaires de se tourner vers de nouveaux défis, a affirmé Federico Ghizzoni, chef de la grande banque italienne UniCredit.

OPTIMISME PRUDENT

De son côté Wolfgang Schäuble, ministre allemand des Finances, a souligné que "la qualité des obligations gouvernementales, considérée par certains Etats comme catastrophique lors de la crise, s'est fortement améliorée depuis. Naturellement, les banques couleront si elles ne réussissent pas ce test de résistance, mais en tant que ministre des Finances, je ne m'autorise pas à spéculer à ce sujet", a-t-il affirmé.

Les participants ont fait preuve d'un optimisme prudent concernant l'avenir du secteur bancaire. "En dix-huit mois, la situation s'est considérablement améliorée", a estimé Anshu Jain, co-directeur de la Deutsche Bank. "Nous ne sommes cependant pas là où nous devrions être".

Le fonds de capitaux s'est amélioré et les liquidités sont en hausse, a souligné le chef de la banque italienne UniCredit Ghizzoni, affirmant que le défi, pour les banques italiennes, est entre autres d'améliorer leur rentabilité après la crise.

CONFIANCE EN LE SYSTÈME BANCAIRE

La question des mesures institutionnelles a aussi été abordée. "J'ai confiance dans le système bancaire européen", a affirmé le ministre allemand des finances Wolfgang Schäuble.

Il a estimé que l'établissement d'une union bancaire entre différents Etats nationaux et la surveillance financière commune sont des réalisations importantes. "En Europe, nous sommes liés par des traités", a insisté Mr. Schäuble, faisant allusion aux conditions-cadre du mécanisme bancaire.

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