Bilan

Le TRADER MASQUÉ en direct du floor

La maxime: Si la crise perdure en juin, la croissance s’en va au loin!

Ubisoft (UBI 5,3 euros)

Nous aimons décidément bien le titre de l’éditeur français de jeux vidéo, puisque cela fait trois fois que nous vous le présentons. Notre dernière recommandation date de novembre. Comme nous le pensions, l’action a touché 6,5 euros en février. L’année 2011 est à marquer d’une pierre blanche, avec un bénéfice de 37 millions (-52 millions en 2010) et des succès comme «Just Dance» ou «Assassin’s Creed Revelations» dont les ventes ont largement dépassé les objectifs. Ces bonnes nouvelles ont encouragé la direction à revoir à la hausse ses objectifs, en espérant désormais une hausse de 13% du chiffre d’affaires à 1,2 milliard (1,06 en 2011). L’amélioration de la trésorerie est impressionnante, puisque l’endettement de la société est passé de 5 à 2,5 milliards. Techniquement, le titre est revenu sur son plancher aux alentours de 5 euros et, si rien ne vient obscurcir le ciel boursier, la poursuite de l’amélioration financière pourrait bien faire rebondir, une nouvelle fois, le titre à 6,5 euros.

Adecco (ADEN 38 francs)

La multinationale a publié ses chiffres trimestriels le mois passé. Bien que la conjoncture ne soit pas des plus favorables, elle est parvenue à maintenir son chiffre d’affaires au-dessus des 5 milliards. Le bénéfice, lui, s’envole de 12% à 112 millions. Si ces résultats marquent le pas après une excellente année 2011, le géant du travail temporaire parvient à progresser en Europe du Nord et en Grande-Bretagne tout en se maintenant en Amérique, ce qui atténue les fortes baisses constatées en Europe du Sud. C’est plus qu’encourageant au regard de la crise qui touche durement des pays comme la France ou l’Espagne, où Adecco réalisait sa croissance. La direction a d’ailleurs maintenu ses prévisions pour l’ensemble de l’année. Nous avions déjà recommandé le titre en octobre sur ces niveaux avec un objectif à 45 francs qui fut atteint en février. Sans compter sur une amélioration de la croissance qui doperait encore le titre, la stabilité affichée dans cette période agitée pourrait nous faire revoir ce prix au cours du prochain semestre.

Partners Group (PGHN 160 francs)

La société d’investissement a vu son bénéfice baisser de 30% en 2011 à 212 millions. L’afflux d’argent frais publié début janvier était légèrement inférieur aux attentes, à 4 milliards d’euros. Mais avec désormais 24 milliards sous gestion, la société zougoise peut voir l’avenir plus sereinement. L’agitation des marchés et le besoin de performance font espérer que les investisseurs se tourneront encore davantage vers ce genre de société spécialisée dans les investissements spéculatifs. Le management maintient donc ses prévisions pour 2012. La récente acquisition avec Silver Lake de Global Blue (réseau de 270 000 boutiques hors taxe) devrait amener une stabilité financière. De même, les rendements sur titres détenus et une demi-douzaine d’entrées en bourse de ses actifs, acquis en émission, lui assurent un afflux de cash. Le titre oscille entre son plancher de 160 francs et un plafond de 175 francs. Un rapide retour à celui-ci augurerait d’une poursuite de la hausse pour le prochain trimestre.

 

Si vous avez raté la quinzaine boursière

L’incertitude européenne  est encore montée d’un cran ces deux dernières semaines. L’annonce par la banque espagnole Bankia d’un besoin de recapitalisation de 23,5 milliards d’euros a fait plonger l’Espagne et le Portugal. L’échec de la Grèce à former un gouvernement a aussi apporté un argument supplémentaire aux partisans de sa sortie de la monnaie unique. Ces mauvaises nouvelles sont cependant en partie compensées par quelques espoirs, sous la forme d’une nouvelle dynamique dont le président Hollande serait le catalyseur. Alors que personne n’aurait parié un euro sur un revirement allemand sur la politique de rigueur budgétaire, le nouvel élu a rencontré un écho inattendu en invoquant la croissance. A tel point qu’Angela Merkel, qui a aussi essuyé un échec électoral, semble bien plus ouverte à un changement de méthode, d’autant que l’inflation allemande en recul laisse la porte ouverte à une baisse des taux d’intérêt par la BCE. Le marché, s’il salue modestement les intentions, n’y croira que quand elles se traduiront dans les faits. On sent les indices prêts à bondir ou à dégringoler à la moindre certitude. Le calendrier politique fonctionnant à un autre rythme, les investisseurs restent en position d’attente.

Sylvie Bernaudon

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