Bilan

Le Trader masqué: en direct du floor

Gameloft (GFT 3,6 euros)

Cette société française se taille une belle place dans le marché  des jeux vidéo téléchargés sur iPhone et iPad. Bien que n’offrant qu’une centaine de produits, l’éditeur occupe souvent la tête des applications les plus téléchargées sur App Store. Les résultats publiés fin juillet laissent entrevoir un fort potentiel. Si le premier trimestre 2010 n’affiche qu’une croissance de 11% du chiffre d’affaires, le bénéfice net lui explose de 140%. Ce qui démontre un effet de levier certain. Gameloft a vendu autant de jeux durant les neuf premiers mois que lors des 18 mois précédents. La faiblesse du dollar est certainement ce qui tempère les investisseurs. En effet les résultats sont exprimés en euros mais la société se bat contre des concurrents qui sont en zone dollar, ce qui pénalise ses marges. Une bonne surprise à ce niveau,  ainsi que de nouveaux jeux mis sur le marché, devraient dynamiser les résultats jusqu’au premier trimestre 2011. D’ici là le titre peut facilement grimper de 30%.

OERL (4,3 francs)

La sérénité semble revenue après une grosse restructuration, un assainissement financiers et quelques péripéties judiciaires. Si le combat des membres du conseil d’administration n’est peut-être pas terminé, les antagonistes ont signé une trêve et les choses ne peuvent qu’aller mieux. La fonte de 10% des effectifs et des commandes en hausse dans le solaire laissent augurer des jours meilleurs. La restructuration financière, en diminuant l’endettement de plus de 1 milliard à 500 millions de francs, offre également un matelas de fonds propres de 1,5 milliard. De quoi voir l’avenir avec plus de sérénité d’autant que l’activité au cours des six premiers mois, a dégagé une entrée de liquidés de 130 millons (contre une sortie de 28 millons en 2009). Sans compter sur une bataille pour la prise de contrôle qui dynamiserait le titre, une hausse de 40% à 6 francs d’ici six mois est possible.ORIDION (ORIDN 10,3 francs)

Le  fabricant israélien coté en Suisse est le leader dans le domaine de la capnographie.  Cette technologie, permet de  s’assurer de la bonne ventilation d’un patient, en mesurant la quantité de CO2 expulsé des poumons. De plus, la société vise les secteurs à fort potentiel; dans les domaines de l’apnée du sommeil, du traitement de la douleur et des défibrillateurs où sa technologie est présente chez les trois  plus gros acteurs du marché (Philips, Zoll, Physio-Control). Ces derniers  attendent d’ailleurs une commande de renouvellement de l’armée américaine. Dans l’attente de ces bonnes nouvelles, le chiffre d’affaires a progressé à fin juin de 38%, tandis que le  bénéfice opérationnel  a triplé et la marge a doublé à 12,3%. Le bénéfice net lui aussi s’accélère à presque 2 millions (contre 0,5). La société relève ses prévisions et prévoit d’atteindre, en 2010, une croissance du chiffre d’affaires de 25% (contre 20%). La faible liquidité du titre nécessite de la patience pour en acquérir. Cependant à moyen et long terme, la société est promise à un bel avenir. Un achat à moins de 11 francs peut permettre une hausse de 40% à six mois, suivi de belles perspectives.

 

SI VOUS AVEZ RATE LA QUINZAINE BOURSIERE

Le marché poursuit son introspection, tiraillé qu’il est entre les partisans d’un retour durable de la hausse et les plus pessimistes ne voyant, dans ces soubresauts modérés, qu’un feu de paille annonçant  une crise plus profonde. L’arbitrage de cette divergence se fera très certainement le mois prochain avec les résultats du troisième trimestre. Au cours des deux premiers, si on a pu assister, à l’image de Nike,  à une reprise des biens de consommation courants, les biens durables eux n’ont pas affiché le même optimisme. Les ventes de voitures, par exemple, soutenues par des mesures gouvernementales de prime à la casse, retombent dès que cette aide  est supprimée.

Certains veulent croire que tout cela n’est qu’affaire de temps, la crise ayant  rendu les consommateurs frileux et les incitant à différer leurs achats. En l’absence de certitudes, les investisseurs continuent à favoriser la liquidité de leur portefeuille et les volumes en bourse ne sont toujours pas au rendez-vous. La faiblesse du dollar continue de pénaliser les exportations du Vieux Continent au profit des Etats-Unis. L’activité dans les changes et métaux précieux prouve que c’est là que se situe l’intérêt actuellement.

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