Bilan

Le TRADER MASQUÉ en direct du floor

Evolva (EVE 1,60 Frs)

Mauvaise année financière pour le groupe pharmaceutique basé à Reinach (BL), qui a vu sa perte tripler à 11,4 millions de francs (-3.4) à la fin du premier semestre. Cependant, l’augmentation des coûts est due à des investissements dans la recherche et le développement, ainsi que dans la production de cellules dans les applications en phase I et II pour le traitement de l’œdème cardiaque ainsi qu’un antimycosique à large spectre. De plus, Evolva a conclu un accord de coopération avec International Flavors & Fragrances (IFF) dans le but de créer un nouvel arôme important (vanilline?). Ce qui devrait lui assurer une meilleure vision financière, grâce aux paiements qui en résulteront. Active sur deux secteurs porteurs, il se pourrait qu’à l’avenir la petite pharma devienne un acteur important dans le domaine des alicaments.Nous sommes optimistes quant à l’avenir en prévoyant une hausse de 40% à six mois. Cette embellie pourrait même s’accélérer après la publication des résultats 2010 le 17 mars.

Vivalis (VLS.PA 8 Euros)

2010 est un excellent cru pour la biopharmaceutique spécialisée dans la recherche et le développement de vaccins. Avec une hausse de 128% de son activité de prestation de services et de 33% pour ses licences, la société basée à Nantes récolte les fruits de ses efforts commerciaux et de ses accords passés avec des géants du secteur. La trésorerie profite de cette embellie à 42,5 millions de francs contre 23,6 douze mois plus tôt. Mais le meilleur semble à venir. Début 2011 coïncide avec des tests de son premier vaccin grippal en collaboration avec GSK et un début de partenariat avec Sanofi Pasteur pour identifier de nouveaux anticorps monoclonaux humains au travers de sa technologie Humalex. Cette plate-forme assure un suivi des recherches allant de la découverte à l’exploitation clinique. A l’aube de sa douzième année, la société qui emploie 1600 personnes possède une base très saine pour rivaliser avec les poids lourds du secteur.Bien que le titre souffre d’un manque de liquidité, des achats parcimonieux peuvent se révéler très profitables avec une hausse de 50% attendue à un horizon de six mois.

UBS (UBSN 18,50 Frs)

La dynamique redevient positive sur le géant bancaire qui a publié ses chiffres la semaine passée. Bien que légèrement inférieur aux attentes, le bénéfice de 7,2 milliards de francs rassure les investisseurs après les presque 30 milliards de pertes cumulées sur trois ans. La banque d’affaires reste convalescente. Et bien que les afflux d’argent se reprennent au quatrième trimestre (+7 milliards), ils restent en baisse de 14 milliards sur l’année. Malgré cette embellie, UBS ne versera pas de dividende pour la quatrième année consécutive, préférant provisionner afin de satisfaire rapidement aux règles de Bâle III. Dans cette course à l’obtention du certificat, la grande banque suisse fait très certainement partie du peloton de tête. Ces chiffres démontrent surtout qu’UBS est en passe de réussir son assainissement selon le plan fixé, voire peut-être plus rapidement. Avec la confiance retrouvée du marché et des résultats qui ont valeur de publicité.La perspective d’un dividende à moyen terme devrait drainer des investisseurs plus frileux vers le titre et nous faire espérer une hausse de 33% (25 frs) à un horizon de six mois.

 

 

Si vous avez raté la quinzaine boursière

Le marché américain semble poursuivre son ascension triomphale. Avec une hausse de près de 5% en janvier, on pouvait penser que l’euphorie allait se tempérer avec les premiers résultats annuels. Loin de décourager les investisseurs, les publications déjà enregistrées poussent à encore plus d’optimisme.

Plus de la moitié des sociétés font mieux que les attentes. Jusqu’alors à la traîne, les banques drainent à nouveau des investisseurs persuadés que la parenthèse «crise financière» est désormais refermée. Cet engouement pour les valeurs financières masque des statistiques économiques plus modestes. Il se crée moins d’emplois que l’on aurait pu l’espérer et les déficits publics sont toujours sous perfusion. Ces bons résultats doivent peu à la croissance et sont surtout la conséquence de plans d’économies non récurrents à l’avenir. Dans ce contexte, le marché devrait entrer en consolidation à l’affût de nouveaux indicateurs, au moment où l’on voit un regain d’intérêt pour les matières premières, signe de méfiance vis-à-vis de l’optimisme ambiant.

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