Bilan

Le TRADER MASQUÉ en direct du floor

Ascom(ASCN 14 FRS)

Le spécialiste de la télécommunication a terminé l’année sur une note positive. L’exercice a vu son chiffre d’affaires progresser de 6,3% à 571 millions pour un bénéfice opérationnel en hausse de presque 50% à 48,4 millions. Par secteurs, on remarque des hausses encourageantes dans le domaine du «sans-fil» en relation avec la santé où Ascom veut devenir un des leaders. En revanche, les divisions de la sécurité et des tests réseaux peinent à se développer dans cette période de crise. Après avoir délaissé son activité originelle de péages et de téléphonie, la société continuera à se concentrer sur ces trois secteurs en n’excluant pas des acquisitions importantes dans ce domaine de manière à consolider ses parts de marché et devenir un acteur incontournable. Si ces achats sont judicieux et bien menés, la société bernoise s’assurera un avenir radieux.Dans ces conditions, une hausse de 25% à 18 francs pour la fin de l’année ne pourrait être qu’une étape vers le recouvrement de son lustre passé.

Basilea(BSLN 69 FRS)

La biopharma bâloise sort gentiment des chiffres rouges. Grâce à un dédommagement de 127  millions reçus de Johnson & Johnson pour la licence du Ceftobiprol (superantibiotique), elle peut afficher un bénéfice de 108 millions contre une perte de 120 millions en 2009. Son seul produit sur le marché (Toctino) voit ses ventes progresser de 70% à presque 30 millions. C’est toutefois un peu moins qu’attendu. Avec plus de 100 millions en réserve, Basilea voit son financement assuré pour au moins deux ans, de quoi rechercher sereinement un partenaire pour le développement et la distribution du Ceftobiprol qui offre un potentiel de vente supérieur à 1 milliard. On le voit, la société issue de Roche en 2000 semble avoir fait le plus dur. Ce qui devrait relancer la spéculation sur une possible OPA de la part de ses concurrents.Sans avoir besoin d’un tel scénario, l’amélioration de son bilan peut, à elle seule, faire remonter le titre de 30% à 90 francs pour la fin de l’année.

Sonova(SOON 86 FRS)

Le fabricant de prothèses auditives se retrouve dans la tourmente avec ses dirigeants soupçonnés de délit d’initié, pour avoir vendu des paquets d’actions quelques jours avant la publication d’un avertissement sur bénéfice. La société a vu son titre dévissé de plus de 30%. Si les investisseurs ont, avec raison, peu apprécié ces deux mauvaises nouvelles, cela n’enlève rien aux qualités de la firme basée à Stäfa. Les problèmes mentionnés (rappels de produits) n’influenceront le chiffre d’affaires qu’à hauteur de 3% (45  millions sur 1,5  milliard) et nécessiteront un amortissement extraordinaire d’environ 150  millions pour l’exercice 2009-2010 (environ 15% du bénéfice opérationnel). L’impact très négatif en termes d’image l’est bien moins en termes de chiffres. Si on comprend la réaction des investisseurs, on constate aussi que cette baisse est exagérée car elle ne concerne qu’une petite partie de son activité.Gageons qu’une fois passée la réaction émotionnelle, le leader du secteur regagnera une partie du terrain perdu avec un prix aux alentours de 108 francs (+25%) durant les six prochains mois.

 

 

Si vous avez raté la quinzaine boursière

«Un séisme qui pourrait avoir des répercussions sur plusieurs générations.» Dit comme cela, on pense immédiatement à l’incident nucléaire japonais, mais c’est bien de la notation de la dette américaine dont il s’agit. Avec un a priori négatif sur la notation US, S&P a brisé un tabou. Cependant, une fois le choc psychologique passé, le marché s’est très vite repris en relativisant la mauvaise nouvelle. Même s’il y a une chance sur trois que les Etats-Unis perdent leur statut de «superdébiteur», le marché croit toujours en la capacité de la première puissance économique à rebondir et ainsi éviter ce qui serait vécu comme une humiliation. Nul doute que les politiques vont comprendre le message à dix-huit  mois de la présidentielle en tirant enfin tous à la même corde. Cette méthode Coué, appuyée par des résultats trimestriels encourageants, pousse les acteurs à réinvestir dans les actions de qualité qui semblent moins risquées que les emprunts d’Etat. Les sceptiques, quant à eux, continuent à se prémunir d’un mauvais scénario en restant positionnés sur l’or et les matières premières.

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