Bilan

Les banques cantonales subissent la pression réglementaire

Les nombreuses exigences réglementaires font augmenter les coûts, et ce également pour les banques de détail, ont indiqué jeudi l'Union des banques cantonales suisses (UBCS).

L'Union des Banques Cantonales Suisses (UBCS) souhaiterait que la réglementation s'applique de manière différenciée, en tenant compte des modèles d'affaires, afin d'assurer une concurrence effective sur la place financière.

Crédits: Keystone

Les nombreuses exigences réglementaires font augmenter les coûts, et ce également pour les banques de détail, ont indiqué jeudi l'Union des banques cantonales suisses (UBCS). L'UBCS souhaiterait que la réglementation s'applique de manière différenciée, en tenant compte des modèles d'affaires, afin d'assurer une concurrence effective sur la place financière.

Cette hausse des coûts due à la réglementation va se répercuter sur le nombre d'établissements financiers, selon l'association qui regroupe les 24 banques cantonales. "Les banques seront vraisemblablement de moins en moins nombreuses, mais seront de plus en plus importantes, ce qui implique à son tour une menace pour le système financier", a indiqué dans le communiqué Urs Müller, président de l'UBCS. Et pour la place industrielle suisse, il est également crucial d'attacher plus d'importance à la diversité des banques, relève l'UBCS.

La vague réglementaire consiste en "des dizaines de décrets et directives qui ont été introduits ou entreront en vigueur prochainement, relève l'UBCS dans son communiqué. La réglementation a été activée depuis la crise financière de 2007/2008 par "une pression venue de l'étranger", ce qui se répercute sur des banques locales.

"L'ironie de la crise financière consiste à ce qu'une régulation internationale, activée par la crise, affecte de plus en plus des banques axées sur le marché national et qu'elle menace d'évincer du marché celles qui n'était peu ou pas responsables de l'émergence de la crise financière mondiale", a relevé dans le communiqué Urs Müller. Cette réglementation peut menacer leur coeur de métier, qui consiste à apporter à la population et aux PME des services bancaires de base.

Les accords sur l'impôt libératoire (dit "Rubik") conclus avec la Grande-Bretagne et l'Autriche, les exigences de fonds propres selon Bâle III, la loi américaine FATCA ou la loi révisée sur les placements collectifs sont cités parmi les élus grandes facteurs de coûts, selon une enquête menée auprès des banques cantonales.

En outre, des révisions de loi qui n'ont pas encore été mises en oeuvre possèdent un potentiel de coûts élevé, à l'image de la nouvelle loi sur les services financiers, les nouvelles prescriptions en matière de comptabilité, ainsi que d'autres éléments de la stratégie de l'argent blanc.

L'UBCS rappelle que pour 31% des PME en Suisse, les établissements bancaires sont le principal interlocuteur. Le montant des prêts accordés représente 170 mrd CHF.

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