Bilan

Les banques centrales ont soutenu les marchés en 2013

Les investisseurs ont observé avec fébrilité les banques centrales, lesquelles ont contribué de façon significative au rebond des titres sur les marchés boursiers.
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L'exercice 2013 a été une année favorable pour les marchés d'actions. Les investisseurs ont observé avec fébrilité les banques centrales, lesquelles ont contribué de façon significative au rebond des titres.

Les regards ont particulièrement été tournés vers Washington. L'incertitude quant à la poursuite des rachats d'actifs de la Réserve fédérale américaine (Fed) a provoqué des perturbations.

Les marchés ont été rassurés par la banque centrale américaine qui n'a finalement réduit que modestement pour l'heure l'ampleur des mesures de soutien à l'économie américaine. Un vent de soulagement a immédiatement soufflé sur les marchés. En fin d'année, l'humeur était même proche de l'euphorie.

La Fed hante les marchés

La politique monétaire de la Fed a donc hanté les marchés en 2013. Son président Ben Bernanke a mis fin en décembre au suspense qu'il avait lui-même entretenu sur la réduction graduelle («tapering») des rachats d'actifs destinés à contrer les effets de la crise financière de 2008.

A l'issue de son dernier comité de politique monétaire de l'année, la Fed a annoncé une diminution à 75 milliards de dollars mensuels (67 milliards de francs), contre 85 milliards précédemment, de ses achats d'actifs à compter de janvier, ainsi que de nouvelles réductions au fil de l'année 2014 en fonction de l'affirmation de la reprise de l'économie américaine.

Les actions dans leur ensemble ont battu toutes les autres catégories d'actifs, souligne Christoph Riniker, directeur de la stratégie actions chez Julius Baer. Avec un rendement de 25% pour les marchés développés, la performance peut être qualifiée à tout le moins de bonne, estime-t-il.

Valeurs bancaires en verve

Parmi les grandes banques, qui ont vécu une année agitée, l'action Credit Suisse a connu une progression supérieure à celle d'UBS, malgré les conditions difficiles pour la banque d'investissement qui ont pesé sur les affaires. Le titre du numéro deux bancaire helvétique a vu sa valeur bondir de 23,5% en 2013.

UBS a pourtant reçu régulièrement de meilleures notes que sa rivale, les analystes relevant la réduction de la taille du secteur volatil de la banque d'investissement et une gestion de fortune plus stable. La banque a toutefois dû faire face à de nombreux litiges juridiques. Le titre a fini l'année sur un gain de 19,6%.

Du point de vue des investisseurs, les banques se trouvent dans une meilleure position. «En Europe en particulier, l'amélioration continue depuis la crise financière a contribué à la performance positive», relève Christoph Riniker. Selon lui, cette tendance devrait se poursuivre l'an prochain.

Au niveau mondial, les actions des pays émergents ont pu mettre un terme à leur période négative, note le stratégiste. Par région, le marché japonais a réalisé la meilleure performance - l'indice Nikkei bondissant de 57% sur l'ensemble de 2013 - devant les Etats-Unis et certains pays européens.



Resserrement monétaire inexorable

Les investisseurs ont également scruté le travail de la BCE. La Banque centrale européenne a encore abaissé durant l'année son principal taux d'intérêt directeur, elle qui avait apaisé les marchés en 2012 en annonçant qu'elle était prête à acheter des obligations d'Etats en difficulté.

Même en Europe, l'action de la Fed a été considérée comme cruciale, fait toutefois remarquer Christoph Riniker. Les acteurs financiers sont du reste conscients que les banques centrales vont un jour ou l'autre resserrer leur politique monétaire ultra-accomodante.

L'annonce le mois dernier de la légère réduction des mesures de soutien de la Fed n'a ni ébranlé ni provoqué l'euphorie chez les investisseurs. Il convient toutefois de ne pas sombrer dans l'enthousiasme débordant, car trop d'optimisme conduit toujours à la déception, avertit l'expert.
Jean-Claude Meier

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