Bilan

Les banques d’affaires de retour (presque) au top

Après-Lehman Deux ans après la faillite de Lehman Brothers du 15 septembre 2008, où en est le secteur de la banque d’investissement? Au niveau boursier, les banques se traitent à une nette décote, les investisseurs s’attendant à ce que les changements réglementaires imposent une refonte du modèle d’affaires. Seules Goldman Sachs et JP Morgan Chase sont valorisées à des niveaux proches de la veille de la faillite de Lehman Brothers. Citigroup a perdu 78% en bourse, Bank of America Corp. est en baisse de 59%. En moyenne, les banques de Wall Street valent 23% de moins qu’avant la crise.

Quant aux perspectives bénéficiaires de ces établissements, elles sont en net déclin, comparées aux sommets de 2006, comme le montre le tableau ci-contre, compilé par l’agence Bloomberg. Côté suisse, UBS affichera, d’après le consensus du marché, des bénéfices par action inférieurs de plus de 60% par rapport à son pic de 2006. En outre, les bonus payés dans les départements de négoce d’actions et d’obligations pourraient décliner de 15% par rapport à 2009, selon le consultant Johnson Associates, en raison de la forte volatilité des marchés américains depuis le deuxième trimestre, et des effets de la crise de la dette européenne.

Mais tout n’est pas noir. Les embauches seront en hausse en 2010, même si Barclays et Credit Suisse Group ont annoncé des réductions de postes en août. Et au total, les chiffres d’affaires combinés du secteur, qui s’élèvent à 150 milliards au 30 juin 2010, sont de 15% inférieurs, seulement, au record de 176 milliards de juin 2007. Les bénéfices avant impôts, eux, sont à peine 11% plus bas, selon une analyse de Financial News.

A cette aune, les estimations du consensus Bloomberg pour 2011 semblent relativement pessimistes. Et tandis qu’un employé de banque d’affaires sur cinq a perdu son emploi ces dernières années et que les rémunérations sont en baisse d’un tiers, le secteur affiche des marges avant impôt plus élevées et une rentabilité (ROA) en hausse, tout en étant mieux capitalisé.

Zaki Myret
Myret Zaki

RÉDACTRICE EN CHEF DE BILAN de 2014 à 2019

Lui écrire

En 1997, Myret Zaki fait ses débuts dans la banque privée genevoise Lombard Odier Darier Hentsch & Cie. Puis, dès 2001, elle dirige les pages et suppléments financiers du quotidien Le Temps. En octobre 2008, elle publie son premier ouvrage, "UBS, les dessous d'un scandale", qui raconte comment la banque suisse est mise en difficulté par les autorités américaines dans plusieurs affaires d'évasion fiscale aux États-Unis et surtout par la crise des subprimes. Elle obtient le prix de Journaliste Suisse 2008 de Schweizer Journalist. En janvier 2010, Myret devient rédactrice en chef adjointe du magazine Bilan. Cette année-là, elle publie "Le Secret bancaire est mort, vive l'évasion fiscale" où elle expose la guerre économique qui a mené la Suisse à abandonner son secret bancaire. En 2011, elle publie "La fin du dollar" qui prédit la fin de la monnaie américaine à cause de sa dévaluation prolongée et de la dérive monétaire de la Réserve fédérale. En 2014, Myret est nommée rédactrice en chef de Bilan. Elle quitte ce poste en mai 2019.

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