Bilan

Les banquiers suisses plébiscitent les accords fiscaux

La Suisse peut ainsi demeurer une place financière de pointe, malgré la pression persistante de l'étranger, estime l'Association suisse des banquiers.
L'ensemble des banques en Suisse plébiscitent les accords fiscaux avec l'Allemagne, le Royaume-Uni et l'Autriche, a déclaré mardi à Zurich le président de l'ASB Patrick Odier, à la veille de la Journée des banquiers. Il rejette catégoriquement l'idée d'une renégociation avec l'Allemagne.

Evoquant les référendums lancés en Suisse par la droite et par la gauche, le président de l'ASB ne voit aucun sens à s'opposer à une solution qui règle le passé et l'avenir. Pour le Genevois, les accords servent «surtout les intérêts de la Suisse» et représentent l'unique option.

Patrick Odier insiste aussi sur la nécessité de trouver une issue au différend fiscal avec les Etats-Unis. Si la Suisse a concédé des efforts en matière d'entraide, c'est au tour des Etats-Unis de montrer leur intérêt pour une «solution négociée consensuelle»..

Le banquier regrette que des données de collaborateurs aient dû être livrées aux Etats-Unis. Il justifie néanmoins cette situation par un état de nécessité, car «l'existence même de ces banques aurait pu être menacée».

Résultat global en recul

Dressant l'état des lieux du secteur en 2011, le directeur de l'ASB Claude-Alain Margelisch a souligné le contexte international extrêmement tendu. Grâce aux mesures de réduction des coûts, le bénéfice net global des banques en Suisse s'est inscrit l'an dernier en hausse de plus de 20% à 13 milliards de francs.

Après deux années de croissance, le résultat agrégé s'est toutefois tassé de 3,8% à 59,1 milliards de francs, selon le baromètre bancaire 2012. Les opérations de négoce ont décliné de - 26,4% et les opérations de commissions et prestations de services de 5,1%.

Les avoirs sous gestion ont diminué à 5269 milliards de francs au total en 2011, contre 5473 milliards un an plus tôt. La part d'avoirs étrangers demeure inchangée, soit un peu plus de la moitié de l'ensemble des avoirs gérés. La crainte d'assister à des retraits massifs ne s'est pas confirmée, selon Claude-Alain Margelisch.

Recul de l'emploi en 2012

En 2011, l'emploi bancaire s'est inscrit en légère hausse ( 0,1%) pour s'établir à 108'100 collaborateurs. Mais l'ASB table sur une tendance négative pour cette année, ce que confirment les 1070 postes déjà biffés au premier semestre.

Malgré un bref regain de confiance sur les marchés financiers au début 2012 et une création de valeur accrue dans le secteur, les perspectives demeurent incertaines. La pression sur les marges va perdurer, prévoit l'association des banquiers.

Le faible volume de transactions observé au 2e trimestre 2012 signale l'inquiétude persistante des investisseurs. Après avoir progressé de 10% au premier trimestre 2012, le volume a reculé d'autant au trimestre suivant, selon le baromètre.

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