Bilan

Les grands crus se révèlent à long terme

Investir dans le vin est rentable, à condition de viser une période de cinq à sept ans minimum.
Après une très bonne année 2008, les deux cuvées suivantes ont constitué des millésimes d’exception, les plus grands des cinquante dernières récoltes, selon les connaisseurs. Crédits: AFP

Un bon vin doit vieillir. De même, un bon placement vinicole a besoin de temps. Il s’agit d’un achat sur une période d’au minimum cinq à sept ans. Car plus une appellation se raréfie, plus sa valeur augmente.

La production des grands crus est figée depuis des siècles avec des domaines viticoles non extensibles et une demande globale en constante augmentation. Les prix varient de quelques centaines à plus de 10 000  euros la bouteille.

Ces actifs tangibles constituent toutefois une solution de diversification des avoirs pour un investisseur aisé. Ils peuvent permettre d’atteindre des rendements à deux chiffres. Des bouteilles qui coûtaient quelques dizaines de francs dans les années 1970 sont cotées aujourd’hui plusieurs milliers d’euros.

Après une très bonne année 2008, les deux cuvées suivantes ont constitué des millésimes d’exception, les plus grands des cinquante dernières récoltes, selon les connaisseurs. Du coup, les millésimes 2011-2012 sont de qualité moindre.

Nectars de renom

Il s’agit le plus souvent de grands crus réputés produits en France. Comme les bordeaux et les bourgognes, en raison de leur potentiel de vieillissement. «Chaque millésime a sa particularité et varie selon les régions. Les bourgognes sont encore plus complexes que les bordeaux. Or ils représentent une valeur pour demain, car ils sont de plus en plus demandés sur la scène internationale», explique Christian Roger, CEO de Vino & Finanza. L’expert conseille de commencer à ouvrir l’œil sur les bouteilles italiennes du Piémont ou de Toscane et d’Espagne.

Côté fonds, la plupart d’entre eux sont axés sur les grands crus de Bordeaux et les vins jeunes. Par exemple, le fonds Uzès Grands Crus a sélectionné un minimum de 50% de crus de Bordeaux et de Bourgogne, et à titre accessoire, les productions d’exception de la vallée du Rhône ou de domaines étrangers. Une majorité des fonds est anglo-saxonne. La performance peut s’établir autour de 8 à 10%.

Actuellement, on observe une réduction de la demande chinoise de grands vins. En conséquence, les prix des bordeaux ont eu tendance à diminuer récemment. 

L’impact baissier se retrouve sur certains fonds investis dans les grands crus. Cette tendance peut inciter à rentrer sur le marché et profiter d’un prix plus bas, avec précaution. Sinon, il peut être intéressant de privilégier des millésimes plus anciens et moins chers qui bénéficient de l’effet de rareté. Ou de découvrir des nectars dans des domaines moins célèbres.

Patricia Meunier

Aucun titre

Lui écrire

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."