Bilan

Les hedge funds pourront faire de la pub

Très réglementé, l’appel public à l’épargne vient d’être libéralisé aux Etats-Unis. Un changement de loi, destiné à favoriser le crowdfunding, va profiter aux fonds alternatifs.
Le président Obama a signé le « Jumpstart Our Business Startups Act » en 2012. Cette loi destinée à favoriser l’investissement dans les jeunes entreprises innovantes vient d'entrer en vigueur. Crédits: AFP

La SEC, le gendarme de la Bourse américaine, a rendu publics les décrets d’application du « Jumpstart Our Business Startups Act ». Cette loi est destinée à favoriser l’investissement dans les jeunes entreprises innovantes, entre autres via les plateformes internet de crowdfunding pour des investisseurs ayant un revenu annuel d’au moins 200 000 dollars.

Elle avait été votée par le Congrès et signée par le président Obama il y a un an. Mais l’entrée en vigueur de ce texte butait sur l’écriture de nouvelles règles qui autorisent une forme d’appel public à l’épargne tout en protégeant ces investisseurs. La SEC a finalement opté à 4 contre 1 pour abolir la règle qui, depuis 80 ans, interdisait toute publicité pour des investissements privés.

Opportunité pour les hedge funds

Les hedge funds, qui pour cette raison devaient faire profil bas, ont immédiatement identifié l’opportunité de la nouvelle règle, dite 506(c), de la régulation D en vigueur depuis 1933. Elle va les autoriser à faire de la publicité, à parler à la presse et même à ouvrir l’accès de leurs sites internet.

Don Babbitt du consultant Kinetic doute cependant que les hedge funds se mettent à faire de la publicité à la télévision. Il s’attend toutefois à une exploitation accrue de leur présence sur les plateaux de télévision comme dans les réseaux sociaux.

Les gérants de fonds de placement (mutual funds) comme Fidelity ou BlackRock, qui avaient eux le droit de faire de la pub, sont considérés comme les grands perdants de ce changement législatif.

Fabrice Delaye
Fabrice Delaye

JOURNALISTE

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Fabrice Delaye a découvert Internet le 18 juillet 1994 sur les écrans des inventeurs du Web au CERN. La NASA diffusait ce jour-là les images prises quasi en direct par Hubble de la collision de la comète Shoemaker-Levy sur la planète Jupiter…Fasciné, il suit depuis ses intuitions sur les autoroutes de l’information, les sentiers de traverse de la biologie et étend ses explorations de la microélectronique aux infrastructures géantes de l’énergie.

L’idée ? Montrer aux lecteurs de Bilan les labos qui fabriquent notre futur immédiat; éclairer les bases créatives de notre économie. Responsable de la rubrique techno de Bilan depuis 2006 après avoir été correspondant de L’Agefi aux Etats-Unis en association avec la Technology Review du MIT, Fabrice Delaye est diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et de l’EPFL.

Membre du jury des SwissICT Awards, du comité éditorial de la conférence Lift et expert auprès de TA-Swiss à l’Académie Suisse des Arts et des Sciences, Fabrice Delaye est l’auteur de la première biographie du président de l’EPFL, Patrick Aebischer.

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