Bilan

Les marchés mondiaux retrouvent des sommets

Si la Suisse reste encore un peu en retrait, les principaux indices ont renoué avec leurs plus hauts niveaux cet été.
Les investisseurs gardent les yeux rivés sur les chiffres du chômage américain. Crédits: Richard Drew/Keystone

Nous avions quitté les marchés, mi-juin, en pleine phase de correction suite aux incertitudes liées à la politique monétaire de la Banque centrale américaine. Si cette dernière continue, pour le moment, à ouvrir les vannes du crédit, elle a prévenu que cette perfusion s’arrêtera dès que la situation de l’emploi s’améliorera. 

Les investisseurs ont donc surveillé les chiffres du chômage avec une certaine anxiété, allant même jusqu’à considérer une légère détérioration des créations d’emplois comme une bonne nouvelle, puisqu’elle impliquait une poursuite de la politique monétaire généreuse.

Comme parallèlement les résultats semestriels des sociétés traduisent une certaine reprise de la croissance et que les taux d’intérêt sont toujours au plus bas, le flux des liquidités s’est redirigé vers le marché des actions, offrant actuellement un meilleur rendement que le marché obligataire.

Ce second souffle a permis aux indices de retrouver rapidement leurs sommets tant en Amérique que dans la zone euro. La Suisse reste encore un peu en retrait, plombée par les démêlés judiciaires des banques et les conflits fiscaux qui en découlent.

La croissance mondiale restant subordonnée à l’économie chinoise, le ralentissement de cette dernière devrait venir tempérer les velléités haussières cet automne. Les prévisions de 7,5% seront difficiles à atteindre et l’économie de l’Empire du Milieu ne sera plus le Graal capable de tirer à elle seule la croissance mondiale.

Dans ces conditions, la phase de consolidation entamée depuis quelques semaines devrait se poursuivre. 

Acheter ou vendre? Zoom sur deux actions

Adidas

Sport Alors que son concurrent Nike gagne des parts de marché, l’équipementier allemand se veut prudent pour l’année en cours. Mais il espère beaucoup pour 2014. Le Mondial brésilien devrait faire progresser ses ventes de 18% à 2 milliards.

Les atouts

Malgré un environnement défavorable, le géant allemand est parvenu à maintenir ses ventes dans la division football au niveau enregistré suite à l’Euro 2012. Les produits à forte valeur ajoutée sont une réussite et dopent la marge brute au-dessus des 50% contre 48% précédemment. 

A l’image de l’Adizero F50, portée par Lionel Messi et dont le prix se situe au double d’une chaussure normale, Adidas devrait poursuivre sur cette voie.

Les risques

Les résultats du deuxième trimestre sont décevants, le ralentissement sur le Vieux-Continent ainsi que la remontée de la monnaie européenne plombent les bénéfices, obligeant l’équipementier à revoir ses objectifs annuels en dessous de 5% de croissance contre 7% attendus.

Les résultats de sa filiale Reebok, en baisse de 14%, sont particulièrement mauvais suite à la perte du contrat avec la ligue de football américain (NFL).

Nestlé

Agroalimentaire La multinationale de Vevey a publié des chiffres conformes aux attentes mais a revu à la baisse ses prévisions annuelles. Son cours se situe aujourd’hui 20% au-dessus de son record d’avant la crise.

Les atouts

Le titre fait figure de planche de salut pour les investisseurs qui recherchent la sécurité tout en profitant d’un rendement correct (environ 3%). L’achat de ce type de société est même préféré aux emprunts d’Etat. Son produit phare, Nespresso, continue d’afficher une croissance à deux chiffres.

Malgré une croissance revue à la baisse, Nestlé parvient à faire progresser son bénéfice de presque 4%. Une reprise sur le Vieux-Continent pourrait doper ses profits et surprendre les attentes.

Les risques

Le titre est au plus haut. La lente amélioration de la conjoncture mondiale pousse les investisseurs à quitter les actifs dits «de père de famille» pour se tourner vers des titres qui devraient rattraper leur retard.

La faiblesse du marché européen pousse la direction à revoir à la baisse sa croissance annuelle à maximum 5%. Ses concurrents, Danone ou Unilever, plus investis dans les marchés émergents, feront mieux d’environ 2%.

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