Bilan

Les marchés sont toujours dans l’expectative

Les indices stagnent. Ils attendent la publication des résultats du troisième trimestre pour donner une véritable tendance.
  • La hausse du pétrole peut venir tempérer la croissance. Crédits: Dr

Les marchés ont poursuivi leur phase de consolidation au cours de la dernière quinzaine. Les indicateurs économiques donnant des signes contradictoires, il est difficile de trouver une direction durable. 

Si l’immobilier continue d’afficher une timide reprise, il n’en va pas de même sur le front de l’emploi. Le chiffre global du chômage, avec un taux de 7,4%, affiche son plus bas niveau depuis 2008, grâce surtout aux emplois d’été, mais le nombre de créations d’emplois déçoit, faisant craindre une détérioration au cours des prochains trimestres.

Cette baisse, inquiétante sur le moyen terme, implique toutefois une poursuite de la politique généreuse de la Réserve fédérale qui devrait continuer à fournir des liquidités pour un faible coût. Bien qu’une petite partie de ces liquidités soit investie dans les actifs les plus risqués, cela contribue à soutenir le marché des actions sans tomber dans une euphorie aveugle. 

Alors que les marchés émergents commencent à donner des signes de repli, les investisseurs ont tendance à revenir vers les économies plus traditionnelles, moins sensibles aux soubresauts de la conjoncture. Les matières premières semblent également en phase de rebond et la hausse conjuguée du pétrole et des métaux précieux peut aussi venir tempérer la croissance.

Tiraillés entre ces craintes inflationnistes et les espoirs de reprise, les indices devraient poursuivre leur stagnation sur les plus hauts dans l’attente de la fin du troisième trimestre. Les résultats devraient alors nous en apprendre plus sur l’éventuelle reprise de la croissance. 

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Microsoft

Informatique Le titre du géant américain stagne depuis dix ans, même s’il reste l’un des plus profitables du secteur. Après des résultats trimestriels décevants, l’annonce du départ de Steve Ballmer redonne des couleurs au titre.  

Les atouts

En amortissant ses acquisitions au maximum, la multinationale évite toute mauvaise surprise comptable. Malgré des bénéfices stagnants, le chiffre d’affaires est en constante progression.

Le départ de Steve Ballmer impliquera une réorientation de la stratégie globale. La nouvelle équipe de direction qui se mettra en place d’ici à douze mois pourrait amener une créativité qui manquait. Avec 3% de rendement, la firme reste une des plus profitables du secteur.

Les risques

Alors que les ventes de smartphones s’envolent, celles des PC se sont réduites de 10% au cours du dernier trimestre. La tablette numérique «Surface» ressemble à un flop et la firme de Redmond a dû revoir ses prix drastiquement à la baisse.

Microsoft souffre de la comparaison avec son concurrent Apple (20% en dix ans contre plus de 1000% pour la firme à la pomme). Les dernières acquisitions n’apportent de loin pas les bénéfices et synergies espérés.

Meyer Burger

Solaire Le spécialiste suisse des technologies liées à l’énergie solaire semble avoir passé le plus dur. Malgré des résultats décevants au premier semestre, le management reste optimiste. Les commandes semblent s’accélérer.

Les atouts

La récente signature de contrats pour 22 millions avec des entreprises asiatiques permet au groupe bernois de voir l’avenir de façon plus confiante.

L’accord de libre-échange Suisse-Chine devrait simplifier les procédures avec ce pays où se concentre une majorité de sa clientèle. Son principal client, le chinois Trina Solar, voit ses commandes en augmentation (+54%). La société gère bien les écarts de production grâce notamment au recours à de la main-d’œuvre temporaire.

Les risques

Le premier semestre affiche une baisse de 70% du chiffre d’affaires à 90  millions. Les frais de restructuration et la finalisation du rachat de Roth & Rau creusent les pertes à 82  millions (-34  millions en 2012).

La société est très dépendante de quelques gros clients asiatiques qui essaient de faire baisser ses marges. Les prochaines élections allemandes pourraient remettre en question la stratégie germanique de diversification énergétique qui s’avère très coûteuse.

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