Bilan

Les placements de Grégoire Bordier: associé de la Banque Bordier & Cie

De chacun des mouvements de  Grégoire Bordier, l’énergie déborde. Il le reconnaît: «Energique, c’est le qualificatif qui me va le mieux. Tout l’art ensuite, c’est de canaliser cet élan dans la bonne direction.» C’est à peu près tout ce qu’il dira de lui tant il cultive le secret: «J’ai une vie privée pleine de soleil. Et elle va rester privée.» Il sourit: «Ma discrétion, ça tombe à pic pour le secret bancaire.»

Banquier né ou né banquier? Un peu des deux sans doute. Héritier de la cinquième génération, il a baigné dans la finance depuis toujours. Mais il y a la passion aussi. «Aussi loin que je puisse me rappeler, j’ai toujours voulu être banquier.» Pourquoi? «C’est subtil. Il y a eu l’influence paternelle, mêlée à une fascination pour la finance.» Il se lance dans des études en sciences économiques et sociales à l’Université de Genève. «J’ai immédiatement compris que je ne m’étais pas trompé», ajoute-t-il. Ce sera ensuite un poste d’analyste chez Donaldson, Lufkin & Jenrette à New York, puis un MBA à l’Amos Tuck School of Business Administration à Hannover, toujours aux USA. Avant de rejoindre la banque familiale en 1997, Grégoire Bordier travaille encore pour Credit Suisse First Boston.

A 45 ans, il fait partie des rares financiers qui ont résisté aux sirènes de Madoff. Grâce à son flair? Il le réfute: «Grâce à notre processus de diligence. Cette procédure établit des critères stricts, et les fonds Madoff n’y entraient pas. C’est un immense soulagement aujourd’hui.» Et c’est toute une philosophie: «Nos clients viennent nous voir pour préserver leur capital. Donc nous ne prenons pas de risques indus et nous procédons à un contrôle fin de notre gestion de portefeuille.»

Sa mission est d’assurer la pérennité de la banque. «Nous ne cherchons pas à croître à tout prix mais à transmettre l’établissement à la prochaine génération.» N’empêche que 2010 a été une année faste pour Bordier & Cie: Evrard Bordier, frère de Grégoire, est entré comme nouvel associé. L’établissement s’est réorganisé en huit équipes de gestion avec différentes missions. Et la banque poursuit son expansion internationale. «Après Londres et Paris, nous sommes en train d’ouvrir une banque à Singapour», déclare Grégoire Bordier. Aujourd’hui, l’établissement compte 194 employés, dont une septantaine à l’étranger. Elle affiche une masse sous gestion de 9,5 milliards de francs.

 

 

MES FAVORIS

Votre meilleur placement?Un panier lié aux dépenses étatiques pour relancer l’économie. C’était en 2009.Votre conseil à l’investisseur débutant? Il doit investir du temps et de l’énergie pour procéder à des analyses de qualité. C’est une erreur que de croire que l’on pourra faire mieux que les marchés sans effectuer tout le travail nécessaire pour y parvenir.Et pour garder sa sérénité? Etablir son profil de risque qui respecte sa propre sensibilité avant de se lancer. Si un investisseur panique, c’est que son profil de risque a été mal évalué.

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