Bilan

Les placements de Soren Mose, CEO de Saxo Bank à Zurich

Notre rencontre se déroule à Zurich, dans un restaurant italien. Un choix que notre interlocuteur a imposé. «J’aime la culture de ce pays, en particulier sa cuisine et ses vins», explique Soren Mose. Et pour le CEO de Saxo Bank Suisse, la banque danoise spécialisée dans le trading en ligne, «les Italiens ont encore la qualité d’aimer le vélo». Nous y voilà! Impossible de parler plus de cinq minutes avec Soren Mose sans parler de cette passion pour les deux-roues. «Quand je pédale, je suis heureux.» D’ailleurs, il se rend tous les jours à son travail à vélo, «sauf s’il neige». Ce Danois de 46 ans parcourt ainsi 12 000 kilomètres par an. Et cela se voit. Il possède le physique athlétique des grands sportifs. «Un esprit sain dans un corps sain, c’est ma devise, héritée de mon père.» Au point qu’il l’a muée en principe de management. «J’incite mes équipes à faire du sport. Tous les jeudis, je vais courir avec mes collaborateurs. Après, ils sont plus relax. Ils réfléchissent mieux.»

La voie de Soren Mose était toute tracée. Après des études d’économie en 1980 à l’Horsens Business College au Danemark, il obtient en 2000 un MBA du Henley Management College. Le jeune homme est fasciné par les marchés financiers: «Ils ne dorment jamais. Quand ils ne grimpent pas, ils chutent.» Sa voie est tracée.

Son premier poste, c’est en Espagne. Il y rejoint la Jyske Bank Gibraltar LTD où il reste dix ans et finit CEO. «Je rêvais de l’étranger, raconte-t-il. Une fois sur place, j’ai déchanté. J’ai trouvé une banque en mauvais état. Il fallait tout reconstruire.» Un sacré défi. Sa technique pour motiver les équipes tourne autour de trois mots-clés: responsabilité, liberté et confiance. Et cela fonctionne. Si bien qu’en 2002, son employeur lui propose de diriger la Jyske Bank (Suisse). Un cadeau. «La Suisse est le plus beau pays du monde, lance-t-il. Elle fait fonctionner ensemble quatre cultures différentes.» Quatre? Les Alémaniques, les Romands, les Italophones et les 20% d’étrangers. «Et la Suisse est le seul pays du monde qui a transformé son drapeau en marque.»

En été 2007, Saxo Bank vient le chercher pour présider à la croissance de l’établissement en Suisse. En février 2008, il finalise le rachat amical de Synthesis. Au cours de cette même année, sous sa houlette, le volume des affaires a triplé dans les devises et plus que doublé dans les futures. De plus, le nombre de clients a doublé pour passer à 15 000. Aujourd’hui, sa banque emploie quelque 75 collaborateurs à Zurich et comptabilise environ 23 000 transactions par jour.

 

 

 

 

 

 

MES FAVORIS

Votre meilleur investissement? Apple, sans conteste. C’est une marque dont je suis fan.Et le pire? Le Nikkei japonais. J’en ai acheté il y a cinq ans. Le marché a chuté juste après.Votre conseil pour garder sa sérénité? Prendre des entreprises intelligemment sélectionnées, à long terme, comme Novartis ou Nestlé. Car, même si le monde s’écroule, on aura toujours besoin de médicaments ou de nourriture.

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