Bilan

Les Suisses sur le podium des plus riches au monde

La Banque mondiale vient de livrer les chiffres du Produit intérieur brut (PIB): en ramenant le volume national au nombre d'habitants, la Suisse se hisse au 3e rang mondial des pays de plus d'un million d'habitants.
Le pétrole et les banques, avec un soupçon d'air scandinave: voilà le cocktail qui compose une large partie du top 10 mondial des pays au plus fort Produit intérieur brut par habitant. Avec la publication voici quelques jours des chiffres du PIB par la Banque mondiale, les données rapportées à la population couronnent la Norvège, devant le Qatar et la Suisse.

Ce classement ne prend en compte que les pays de plus d'un million d'habitants. Hors de ce classement, une série de principautés et monarchies (Monaco, Liechtenstein, Andorre, Saint-Marin) et des archipels exotiques (Îles Anglo-Normandes, Îles Caïman, Île de Man) pourraient aisément se glisser aux premières places. Mais la trop grande particularité de leurs économies les a exclus de ce palmarès.

Pétrole, banques et pays nordiques

Ainsi, avec ses 500'000 habitants, le Luxembourg se retrouve également hors concours. S'il était intégré, le Grand-Duché se hisserait à la première place, loin devant la Norvège.

Lorsqu'on étudie le top 10, trois ensembles se dessinent: les pays disposant de ressources naturelles (pétrole notamment), les états nordiques, et les places financières.

Les pays qui tirent leur richesse de l'or noir sont trois dans le top 10: Norvège, Qatar et Koweit. L'importance des réserves pétrolières et le faible nombre d'habitants (respectivement 5, 2 et 3 millions d'habitants) leur assurent des places dans les cinq premiers.

Les sous-sols australien et canadien

A l'autre bout du monde, le Canada mise aussi sur ses richesses naturelles. Pétrole, gaz, bois et produits dérivés, minéraux: les grandes étendues du Nord du continent américain regorgent de richesses enfouies. Mais il a fallu attendre le tournant du XXIe siècle pour voir le Canada rattraper puis dépasser son voisin du Sud en termes de PIB par habitant, grâce en partie à une politique de rigueur budgétaire.

Autre pays tirant une large partie de sa richesse de son sol: l'Australie se classe 4e. Ici, peu de pétrole mais un sous-sol qui regorge d'or, de fer, d'uranium, de métaux rares, de cadmium et de cobalt.

Ces dernières années, le secteur financier s'est très largement développé sur l'île-continent: 69% du PIB vient désormais du secteur tertiaire, dont les activités de banque et d'assurance sont deux fleurons.

Les banques de Suisse et de Singapour

L'Australie rejoint ainsi dans ce classement deux autres pays portés par les activités financières: la Suisse et Singapour. Si le poids du secteur bancaire dans le PIB a été largement réduit ces dernières années en Suisse, il reste bien plus important que dans nombre d'autres pays.

Et désormais, c'est Singapour qui fait figure de refuge pour les capitaux en tous genres. La cité-état du Sud de la péninsule malaise a réussi un véritable miracle économique entre son indépendance en 1965 et sa 9e place dans ce classement aujourd'hui.

Enfin, le troisième ensemble présent dans le top 10 est celui des pays nordiques: en plus de la Norvège portée par son pétrole, le Danemark et la Suède se serrent les coudes aux 6e et 7e places.

Le modèle scandinave

Ici, peu de richesses naturelles (sauf le bois et quelques gisements bientôt épuisés de fer en Suède). C'est davantage un tissu économique performant de PME exportatrices tissé autour de quelques grands groupes industriels qui fait le succès de ces pays: le célèbre modèle scandinave. Des caractéristiques qui se retrouvent également dans l'économie suisse, expliquant sa très bonne 3e place.

Enfin, à la 10e place se retrouve la première puissance économique mondiale. Les Etats-Unis sont plombés dans ce classement par leur importante population (315 millions d'habitants, très loin devant les 35 millions de Canadiens et les 23 millions d'Australiens).

En allant plus loin dans le classement, la France se hisse au 15e rang, à bonne distance du top 10.
Matthieu Hoffstetter
Matthieu Hoffstetter

JOURNALISTE À BILAN

Lui écrire

Titulaire d'une maîtrise en histoire et d'un Master de journalisme, Matthieu Hoffstetter débute sa carrière en 2004 au sein des Dernières Nouvelles d'Alsace. Pendant plus de huit ans, il va ensuite couvrir l'actualité suisse et transfrontalière à Bâle pour le compte de ce quotidien régional français. En 2013, il rejoint Bilan et se spécialise dans les sujets liés à l'innovation, aux startups, et passe avec plaisir du web au print et inversement. Il contribue également aux suppléments, dont Bilan Luxe. Et réalise des sujets vidéo sur des sujets très variés (tourisme, startups, technologie, luxe).

Du même auteur:

Offshore, Consortium, paradis fiscal: des clefs pour comprendre
RUAG vend sa division Mechanical Engineering

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."