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Les valeurs du Nasdaq les plus fortes en 1999 et 2013

Quelles sont les valeurs les plus fortes parmi les entreprises technologiques cotées en bourse? Le classement des dix plus importantes capitalisations boursières du Nasdaq en 1999 et en 2013 donne un élément de réponse.
  • Indice phare des valeurs technologiques, le Nasdaq a souffert de l'éclatement de la bulle internet en 2000. Mais les valeurs qui ont le plus souffert ont été remplacées par les réseaux sociaux et les nouveaux géants du web.

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  • Entre 1999 et 2013, le top 10 des capitalisations boursières du Nasdaq a passablement évolué.

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  • 1. (1999): Microsoft dominait le classement Nasdaq voici 14 ans avec 606 milliards de dollars de capitalisation boursière.

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  • 2 (1999): Cisco valait 360 milliards de dollars au Nasdaq en 1999.

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  • 3 (1999): Qualcomm complétait le podium avant l'éclatement de la bulle internet de 2000, avec 332 milliards de dollars.

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  • 4 (1999): Intel se trouvait au pied du podium avec 277 milliards de capitalisation boursière au Nasdaq.

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  • 5 (1999): WorldCom était un géant des télécommunications jusqu'à sa retentissante faillite de 2002. En 1999, la société valait228 milliards de dollars.

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  • 6 (1999): Oracle valait 151 milliards de dollars en 1999.

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  • 7 (1999): Dell était valorisée à 132 milliards de dollars en 1999.

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  • 8 (1999): Sun Microsystems, autre fabricant emblématique des années 1990, valait 117 milliards de dollars.

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  • 9 (1999): Yahoo était l'un des précurseurs du web dès les années 1990, mais loin des sommets du top 10 avec 103 milliards de dollars.

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  • 10 (1999): JDS Uniphase, équipementier telecom, complétait le top 10 en 1999 avec 75 milliards de dollars de valeur.

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  • 1 (2013): Apple prend la première place des capitalisations boursières du Nasdaq avec 505 milliards de dollars.

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  • 2 (2013): Microsoft est passé à 312 milliards de dollars au Nasdaq, et de la première à la deuxième place.

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  • 3 (2013): Google complète le podium actuel avec 310 milliards de dollars de capitalisation boursière au Nasdaq.

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  • 4 (2013): Amazon, autre géant du web surgi ces dernières années, atteint une valeur boursière de 182 milliards de dollars.

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  • 5 (2013): Intel est passé de la 4e à la 5e place entre 1999 et 2013, avec une valeur boursière de 129 milliards de dollars.

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  • 6 (2013): Qualcomm aussi a perdu des places (de la 3e à la 6e) et de la valeur boursière (332 à 125 milliards de dollars entre 1999 et 2013).

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  • 7 (2013): Cisco a connu le plus gros recul sur les quatorze années en passant de la deuxième à la septième place et de 360 milliards à 120 milliards de dollars.

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  • 8 (2013): Gilead Sciences, une pharma dans le top 10 2013 des capitalisations boursières du Nasdaq avec 115 milliards de dollars.

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  • 9 (2013): Comcast se retrouve en huitième position du top 10 du Nasdaq fin 2013 avec 111 milliards de dollars.

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  • 10 (2013): Facebook complète le top 10 de fin 2013 avec 102 milliards de dollars de valeur boursière.

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Quatorze ans après l’éclatement de la bulle internet, comment le paysage des géants de la technologie s’est-il recomposé? Les capitalisations boursières des plus grandes sociétés cotées au Nasdaq sont-elles toujours aussi élevées? Par qui les « disparus » de 2000 ont-ils été remplacés au sommet?

Le premier élément qui frappe en comparant les top 10 des capitalisations boursières du 31 décembre 1999 et du 31 décembre 2013, c’est la ressemblance du casting: Un géant qui domine largement, un petit groupe de « poursuivants » dont la valeur se situe entre la moitié et le tiers de celle du leader, et surtout des valeurs étonnamment proches.

La couronne a changé de tête, mais le roi domine toujours aussi largement. Microsoft affichait une valeur de 606 milliards de dollars en 1999, Apple valait 505 milliards de dollars voici trois mois. Si le « bébé » de Bill Gates a été détrôné par le « bébé » de Steve Jobs, Microsoft a limité les dégâts. Certes, la société a perdu près de la moitié de sa valeur, mais elle s’est maintenue sur le podium du Nasdaq.

La faillite de WorldCom

Cisco ne peut pas en dire autant: de 360 milliards de dollars en 1999, la société est passée à 120 milliards de dollars de valeur aujourd’hui, soit une capitalisation divisée par trois. Et de dauphin de Microsoft, Cisco a été reléguée à la 7e place.

La chute est presque aussi brutale pour Qualcomm (332 milliards de dollars en 1999, 125 milliards en 2013), qui passe de la 3e place à la 6e. Intel limite mieux les dégâts: de 277 milliards de dollars de valeur en 1999, elle est passée à 129 milliards fin 2013, ne perdant qu’une place dans le top 10 (4e à 5e).

Mais leur sort reste finalement très enviable par rapport à d’autres membres du top 10 de 1999: Oracle, Dell, Sun Microsystems, Yahoo et JDS Uniphase ont chuté au-delà de la 10e place. Sans même évoquer le sort encore plus tragique de WorldCom, dont la faillite retentissante avait symbolisé à elle seule la fin de la lune de miel entre les géants de la première phase de la technologie et les marchés financiers.

Un classement resserré

A l’exception (notable) de Yahoo, ce sont donc des constructeurs de micro-ordinateurs, de composants électroniques et de logiciels qui ont souffert de ce tsunami boursier. Et ils ont été remplacés par des géants du web (Google, Amazon, Facebook).

Le top 10 est également plus compact. En 1999, 202 milliards de dollars séparaient les capitalisations boursières du 4e et du 10e. Fin 2013, l’écart a été réduit à 80 milliards.

Matthieu Hoffstetter
Matthieu Hoffstetter

JOURNALISTE À BILAN

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Titulaire d'une maîtrise en histoire et d'un Master de journalisme, Matthieu Hoffstetter débute sa carrière en 2004 au sein des Dernières Nouvelles d'Alsace. Pendant plus de huit ans, il va ensuite couvrir l'actualité suisse et transfrontalière à Bâle pour le compte de ce quotidien régional français. En 2013, il rejoint Bilan et se spécialise dans les sujets liés à l'innovation, aux startups, et passe avec plaisir du web au print et inversement. Il contribue également aux suppléments, dont Bilan Luxe. Et réalise des sujets vidéo sur des sujets très variés (tourisme, startups, technologie, luxe).

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