Bilan

Les vingt banquiers qui font la Suisse

Le monde bancaire ne forme pas un tout homogène en Suisse. Heureusement d'ailleurs. A l'heure où la crise financière fait lourdement sentir ses effets sur les grands établissements, les banques cantonales, les Raiffeisenet les instituts de gestion limitent les dégâts. Par un effet de vases communicants, ils récupèrent les déçus de UBS. En 2008, les clients ont retiré 226 milliards de francs des caisses du géant bancaire. Au Credit Suisse, le reflux est presque neutre sur l'année (-3 milliards), mais le quatrième trimestre 2008 a enregistré 12,6 milliards de retraits nets. Clairement, les sirènes argentées de la banque d'affaires aux Etats-Unis auront coûté très cher aux deux principaux instituts helvétiques. Ces divisions d'investissement se sont révélées de véritables gouffres sans fond ou presque. Mais, plus grave encore: la perte de confiance induite par ces pertes abyssales a eu un impact négatif sur les traditionnels métiers d'excellence des établissements à croix banche. En particulier sur la gestion de fortune, qui a subi de surcroît les performances négatives des marchés.

Rares sont en effet les établissements immunisés contre la chute des Bourses. Les actions mondiales ont reculé de 45% l'année dernière. Les grandes banques et les établissements de gestion sont évidemment touchés au premier chef. Cet effritement pèse sur les avoirs gérés. Dès lors, les commissions prélevées se retrouvent sous pression et la rentabilité baisse. «Les quatorze établissements de l'Association suisse des banquiers privés ont vu, l'an dernier, leur masse sous gestion fondre de 10 à 30%», précisait récemment son vice-président, Nicolas Pictet.

Ce recul doit toutefois être relativisé. Il s?opère depuis le sommet de plus de 600o milliards atteint en 2007 par l'ensemble des banques présentes en Suisse. La masse sous gestion avoisinerait aujourd'hui 4500 milliards de francs. Autre élément à garder en mémoire: les clients de UBS ont certes sorti 226 milliards des coffres du numéro un helvétique. Mais ce serait oublier un peu vite que la grande banque avait engrangé le double d'argent frais (441 milliards) au cours des trois exercices précédents. Il n'en demeure pas moins que le recul de la rentabilité risque de s?amplifier avec l'implosion du monde des hedge funds et le coup de froid du marché des produits structurés. Ces deux segments très lucratifs ont joué un rôle important dans l'envolée des bénéfices bancaires de ces dernières années.

La décision prise par UBS de livrer le nom de 250 clients américains à Washington est également inquiétante. Même si elle permet à la grande banque d'éviter de se faire retirer sa licence bancaire aux Etats-Unis, et qu?elle limite les poursuites encourues pour avoir ouvert des comptes à des citoyens ayant contourné le fisc américain, cette divulgation constitue une menace pour le secret bancaire. L'empressement de UBS à livrer ces noms étonne.

Saisi par les avocats des clients américains, le Tribunal administratif fédéral devait prochainement se prononcer sur le cas. A savoir s?il s?agissait de fraude fiscale ou de simple évasion fiscale. Se référant au droit suisse, l'entraide judiciaire est accordée dans le premier cas, mais pas dans le second. UBS n'a malheureusement pas attendu le jugement. Et Washington a d'ores et déjà annoncé en vouloir davantage, à savoir le nom de plus de 50000 titulaires de comptes.

Cette brèche ouverte dans le secret bancaire, avec l'aval de l'autorité de surveillance bancaire, la Finma, va donner des idées à Bruxelles. Les pressions de l'Union européenne sur la Suisse vont redoubler.

Investisseurs à rassurer

Dans la même veine, le scandale du fonds alternatif fantôme Madoff, qui touche durement la place financière suisse en général, genevoise en particulier, ne va pas rassurer les investisseurs. Même du côté des établissements qui ont plutôt profité de la crise en recueillant les fonds des déçus des grandes banques, tout n'est pas forcément facile. Ces masses d'argent frais peinent à trouver des placements intéressants. C?est désormais le principal souci des banques cantonales, des Raiffeisen ou de PostFinance: où investir ces liquidités de façon assurée, tout en dégageant un rendement permettant de couvrir la rétribution à payer à ces nouveaux épargnants?

Sans surprise, les banques commencent à réduire les coûts. En Suisse, UBS va biffer entre 600 et 800 emplois cette année, le Credit Suisse a prévu d'en supprimer 650. Il est vrai que les instituts financiers helvétiques avaient passablement engagé ces dernières années. Depuis 2003, ils ont créé plus de 20000 postes de travail. Le nombre de places est passé de 112900 à 136200. Les employés sont particulièrement bien rémunérés. Le secteur bancaire offre un salaire moyen de 8570 francs, largement en dessus du salaire moyen suisse qui frôle la barre des 6000 francs. Des réductions d'effectifs de l'ordre de 10% au cours des prochains mois semblent inévitables.

Mais la sortie du tunnel n'est pas forcément éloignée. A la suite de l'effondrement du géant américain Lehman Brothers, les Etats sont intervenus pour aider les établissements financiers en difficulté. De Dexiaà UBS en passant par Lloydsou Bank of America, le soutien a stabilisé l'édifice financier international. Cet équilibre presque retrouvé devrait profiter à l'ensemble de la place financière suisse.

Focus Emploi

Les banques assuraient 136200 places de travail en équivalent plein temps en 2007, sur un total de 3,3 millions en Suisse.

Productivité

La création de valeur par salarié a été près de deux fois plus élevée dans les métiers de la finance que dans l'ensemble du secteur tertiaire en 2007.

Poids économique

En 2006, les banques ont généré des recettes de 40,7 milliards de francs, soit 8,4% du PIB.

Pierin Vincenz CEO Raiffeisen banque de détail

Avec ses racines proches des réalités terriennes, Raiffeisen a évité les vagues de la tempête financière. Malgré quelques impérities en jet privé, son patron, Pierin Vincenz, fait rayonner une confiance posée. Pour le CEO grison, il faudra désormais démontrer que ses caisses peuvent vraiment monter en gamme. Dans plusieurs secteurs, la mue est largement en route: regroupement d'établissements, professionnalisation des structures, offensive vers les centres urbains, etc. Les Raiffeisen tendent à se profiler désormais comme alternative dans le crédit commercial. Un développement toutefois plus risqué que les traditionnelles affaires hypothécaires, spécialité de Raiffeisen.

Marcel Rohner CEO UBS, banque universelle

Promu sans le mentor prévu (Peter Wuffli), Marcel Rohner se trouve embourbé dans la pire des tourmentes financières. Au point que la fière UBS a dû recourir à l'aide de la Confédération. Mais elle a tout de même réussi à absorber 25 milliards de francs de pertes en deux exercices, dont plus de 50 milliards imputables à la seule banque d'affaires! La tâche du CEO reste périlleuse, avec un conseil d'administration souvent désuni et des soucis américains pas encore complètement résolus.

Brady Dougan CEO Credit Suisse, banque universelle

Pris aussi dans le maelström qui a frappé la finance internationale, Brady Dougan a eu la chance d'être un peu camouflé par la capilotade de UBS. Même si 2008 se conclut par une perte colossale (8,2 milliards), ces chiffres rouge sang en viennent à paraître presque modestes comparés au gouffre de son principal concurrent. Au point que, lors de la présentation des résultats, le patron du Credit Suisse a passé presque comme chat sur braise sur cet exécrable exercice, promettant que sa banque affrontait l'avenir avec les meilleures conditions de départ possibles. Cette confiance est-elle justifiée? Premiers éléments de réponse dans quelques mois déjà.

Martin Scholl Banque Cantonale de Zurich (zkb), banque universelle

Comme ses grandes voisines, la Banque Cantonale de Zurich (ZKB) a aussi connu des remous dans ses étages supérieurs. Son patron, Hans Vögeli, a dû quitter précipitamment la barre après que la ZKB eut permis la montée masquée d'investisseurs étrangers dans le capital de Sulzer dont elle était pourtant la banque maison. Aux commandes depuis vingt mois, le nouveau CEO, Martin Scholl, a déjà dû mettre un terme au projet informatique commun avec la BCV. Son grand défi, dans ce domaine crucial de l'activité bancaire, sera de mener à chef la réalisation de cette nouvelle plate-forme qui a déjà coûté 1,1 milliard de francs et devrait en réclamer encore 250 millions avant sa mise en ?uvre prévue pour 2011.

Olivier Steimer président Banque Cantonale Vaudoise (BCV), Banque universelle

Force défis pour le président de la Banque Cantonale Vaudoise (BCV): avec le départ d'Alexandre Zeller chez HSBC, la dream team du plus grand établissement romand s?est scindés. Le nouveau CEO, Pascal Kiener, doit prendre encore ses marques, dans un environnement difficile. Après le divorce d'avec la ZKB, la BCV doit trouver une solution pour son avenir informatique. Elle doit aussi faire face à la demande de l'Administration fédérale des contributions qui lui réclame la restitution de 150 millions de francs d'impôt anticipé. La BCV conteste cette demande de remboursement qui survient alors que l'établissement peut plus compter, pour améliorer l'ordinaire de son résultat, sur des dissolutions de provisions devenues inutiles.

Kaspar Ottiger CEO Banque Cantonale de Schaffhouse (SHKB), banque de détail

Coup de chapeau à Kaspar Ottiger: de la race de banquiers qui ont fait la réputation helvétique, il vient de tirer sa révérence sur deux exercices records, malgré la tourmente financière. Ces chiffres expliquent sa présence régulière au sommet du classement de Bilan des banques cantonales. Avant de prendre sa retraite anticipée, Kaspar Ottiger a encore fait un cadeau à son canton: pour son 125e anniversaire, la banque a doté de 40 millions un «Fonds des générations» pour les projets favorisant l'évolution structurelle de Schaffhouse.

Marc Bürki directeur général Swissquote Bank, Négoce d'actions en ligne

Basé à Gland (VD), le groupe fondé en 1998 par Marc Bürki et Paolo Buzzi, diplômés de l'EPFL passionnés par Internet, est devenu l'un des géants suisses du trading en ligne. La firme vaudoise compte près de 120000 clients pour une masse sous gestion d'un peu plus de 4,5 milliards de francs à fin 2008. Un million de Suisses détiennent des actions. «Swissquote peut encore gagner 100000 clients supplémentaires», détaille le CEO, ambitieux malgré la crise. La firme emploie 236 personnes.

Albert Michel CEO Banque Cantonale de Fribourg (bcf), banque de détail

Adepte des activités traditionnelles, Albert Michel récolte les fruits de sa rigueur tranquille: la BCF vient d'aligner son quinzième résultat record consécutif. Couronné dans le dernier classement de Bilan des banques cantonales, le patron de l'établissement fribourgeois entend rester fidèle à sa stratégie: «Pratiquer ce qu?elle maîtrise sans succomber à l'appel des sirènes.» Albert Michel ne manque d'ailleurs jamais de rappeler aussi que la BCF a, depuis 1990, versé 260 millions de francs au canton, son propriétaire. Soit près de quatre fois son capital de dotation. Une question se profile toutefois désormais toujours plus à l'horizon: qui va prendre le relais d'Albert Michel, dont le départ devrait survenir vers la fin de l'année 2010?

Ivan Pictet associé senior Pictet & Cie, banquier privé

En 2005, Ivan Pictet a pris la tête du collège d'associés de la banque privée genevoise, composé de sept membres. Véritable marque de fabrique des banquiers privés, l'établissement revêt la forme juridique d'une société en commandite: les associés sont indéfiniment et solidairement responsables des engagements sur leur patrimoine personnel. Fondé en 1805, Pictet & Cie se concentre sur les métiers de la gestion de fortune classique, tout en ayant un pied dans la gestion administrative pour institutionnels, connue sous le nom de custody. En revanche, le groupe qui emploie plus de 3000 personnes n'a pas d'activité commerciale. En 2008, les clients ont amené 17 milliards d'argent frais. Mais la masse sous gestion a reculé de 270 à 207 milliards avec la chute des Bourses. Diplômé de l'Université de Saint-Gall, Ivan Pictet est aussi président de la Fondation Genève place financière.

Patrick Odier associé senior Lombard Odier, banquier privé

Depuis l'été dernier, Patrick Odier est à la tête du collège de la banque composé de huit associés. Fondé en 1796, l'établissement emploie environ 2000 collaborateurs pour une fortune sous gestion de 149 milliards de francs à fin septembre (derniers chiffres disponibles), contre 179 milliards une année plus tôt. Sous l'impulsion du nouvel associé senior, l'investissement durable devient un axe de développement. Un accord a été signé avec Generation Investment Management, maison cofondée par Al Gore.

Edgar de Picciotto président Union Bancaire Privée, banque de gestion

Ce précurseur en matière de gestion alternative traverse une phase difficile. La fortune sous gestion de son établissement a reculé de 25% à 100 milliards de francs l'année dernière sous l'effet conjugué de bourses maussades et de hedge funds pris dans la tourmente. Pour ne rien arranger, ses clients sont exposés à hauteur de 800 millions de francs à l'escroquerie du financier américain Bernard Madoff.

Pierre Mirabaud associé senior Mirabaud, banquier privé

Il est certainement le plus médiatique des banquiers suisses. Président de l'Association suisse des banquiers depuis 2003, on le retrouve fréquemmentsur les plateaux de télévision lorsqu?il s?agit de défendre le secret bancaire ou la compétitivité de la Suisse. Ausujet des bonus des dirigeants, il estime qu?un systèmepénalisant ? de type malus ? doit être instauré lorsqueles résultats des firmes déçoivent. Au sein de sonétablissement qui gère 20 milliards de francs, PierreMirabaud occupe la fonction d'associé senior.Cofondateur du Mamco, à Genève, il s?est transforméau fil des années en fin connaisseur d'art contemporain.

Konrad Hummler associé Wegelin, banquier privé

Associé gérant de la banque privée saint-galloise depuis 1991, Konrad Hummler figure parmi les financiers qui comptent. Président de l'Association des banquiers privés suisses, il est reconnu pour sesqualités de visionnaire. En 2005, il soulignait déjà que l'accord sur la taxation de l'épargne signé avec Bruxelles se laisserait facilement contourner et que l'Union européenne reviendrait très vite pour négocier. Il rédige également une lettre aux investisseurs très suivie. L'ancien secrétaire d'Etat américain Henry Kissinger y serait abonné. Au niveau de la gestion, la Banque Wegelin gère 20 milliards de fortunes privées et compte 450 employés.

Raymond Bär président Julius Bär, banque privée

La vie s?est singulièrement compliquée pour Raymond Bär. Comme toute l'industrie, la banque privée zurichoise Julius Bär est confrontée à la tourmente des marchés. Mais, en plus, son président va devoir trouver un nouveau CEO. Revenu à l'opérationnel en décembre passé, à la suite de la disparition tragique d'Alex Widmer, Johannes de Gier n'assurera certainement qu?un intérim provisoire. En outre, Raymond Bär doit tirer au clair cette sombre affaire de lettre anonyme aux autorités de surveillance qui a pollué l'annonce des résultats annuels du groupe le 9 février passé. Dans la foulée, le cours en Bourse avait connu une chute vertigineuse de 40%, avant de se ressaisir les jours suivants.

Urs Widmer président Vontobel, banque privée

Turbulences aussi pour Urs Widmer. Le président de Vontobel a encaissé trois départs de son conseil. Dont deux avec effet immédiat. En 2009, la banque zurichoise devrait encore subir un dégât d'image avec le procès de deux anciens hauts dirigeants pour une affaire de hausse de capital frauduleuse. Plus positif: Vontobel va s?étendre en Allemagne. Urs Widmer reste par ailleurs toujours sous la surveillance de son président d'honneur, Hans Vontobel (92 ans), qui vient de reconfirmer la volonté familiale de garder sa majorité.

Joachim Strähle CEO Sarasin, banque privée

Joachim Strähle connaît moins de remous que ses confrères. A la tête de la banque privée bâloise depuis septembre 2006, il a vécu sans encombre le changement de président. Lors de la dernière assemblée générale, le mythique Georg Krayer a cédé son fauteuil à Christoph Ammann, un ancien du Credit Suisse. Désormais, Sarasin cible particulièrement la clientèle du golfe Persique. La banque rhénane, détenue à près de 70% par le groupe néerlandais Rabobank, vient de décrocher des licences à Bahrein, au Qatar et à Oman. Question ouverte: la Bank Zweiplus, dont Sarasin détient 57,5%, risque-t-elle de souffrir des déboires de la maison mère du second partenaire, AIG Private Bank?

Alexandre Zeller directeur général HSBC Private Bank (Suisse), banque étrangère

Le successeur de l'emblématique Peter Braunwalder à la tête de HSBC à Genève a vu les chantiers se multiplier. En place depuis l'été dernier, l'ancienpatron de la BCV a piloté le projet de rapprochement avec HSBC Guyerzeller. La nouvelle entité emploie près de 2000 personnes pour une masse sous gestion de 190 milliards de francs à fin juin (derniers chiffres disponibles). Dans un monde bancaire troublé, AlexandreZeller peut compter sur le réseau de HSBC présent dans 80 pays, l'un des seuls géants n'ayant pas demandé d'aide gouvernementale. Il peut aussi s?appuyer sur l'Executive MBA décroché à la Harvard Business School etses années passées chez Nestlé et au Credit Suisse.

Claude Messulam directeur général banque privée edmond de rothschild, banque de gestion

Directeur général depuis 1994, Claude Messulam est un personnage discret. Il faisait pourtant déjà partie des hommes de confiance dont feu le baron Edmond de Rothschild s?était entouré. Son fils, Benjamin de Rothschild, lui a renouvelé cette confiance. Sous son ère, l'établissement est devenu un acteur incontournable de la banque genevoise. Il occupe près de 1500 personnes, dont 600 à Genève, pour une fortune sous gestion de 97 milliards de francs à fin juin. En 2008, Bank of China a racheté 20% de la filiale française.

Pascal Boris directeur général BNP PAribas (suisse), banque étrangère

En place depuis l'automne 2007, Pascal Boris dirige un établissement reconnu surtout dans le financement du commerce de matières premières. Mais le groupe, qui emploie près de 1700 personnes en Suisse, est aussi présent dans la gestion de fortune avec des avoirs de 43 milliards de francs à fin juin. Avant Genève, Pascal Boris dirigeait les activités du géant bancaire français à Londres.

Lawrence Howell directeur général EFG International, banque étrangère

La famille du milliardaire grec Latsis reste le principal actionnaire de l'établissement fondé en 1995 par Jean-Pierre Cuoni et Lawrence Howell. Il emploie 1800 personnes et a connu l'une des progressions les plus fortes de la place financière ces dernières années. La fortune sous gestion a flirté avec les 100 milliards, avant de reculer en fin d'année. Le modèle d'affaires séduit. La banque n'impose pas de stratégies d'investissement et ses gestionnaires de fortune perçoivent entre 10 et 20% des revenus nets générés par leurs clients.

Photo: Alexandre Zeller, Konrad Hummler, Pierre Mirabaud, Albert Michel, Pierin Vincenz, Marc Burki / © Thierry Parel, Dominic Büttner, Janine Jousson

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