Bilan

Londres prêt à vendre rapidement ses parts dans Lloyds

Le gouvernement britannique a annoncé qu'il s'apprête à céder rapidement ses parts du groupe bancaire britannique Lloyds Banking.
La Grande-Bretagne est prête à céder rapidement ses parts du groupe bancaire britannique Lloyds Banking, a déclaré mercredi le ministre des Finances, George Osborne. Il a ajouté que l'Etat réfléchit à un démantèlement de Royal Bank of Scotland (RBS).

Le gouvernement précédent, travailliste, a injecté 66 milliards de livres (95 milliards de francs au cours actuel) dans RBS et Lloyds Banking en 2008 pour leur éviter la faillite. Cela après la crise financière déclenchée par la chute de Lehman Brothers.

L'Etat détient depuis 81% du capital de RBS et 39% de celui de Lloyds Banking- des participations que le cabinet conservateur de David Cameron s'est engagé à vendre, sans toutefois préciser à quelle échéance il prévoyait d'enclencher ce processus.

Une sortie de l'Etat du capital de RBS et de Lloyds avant les élections prévues en mai 2015 pourrait profiter aux conservateurs en leur donnant un argument concret montrant qu'ils ont remis l'économie sur la bonne voie après la crise.

Le cas de Lloyds semble pour l'instant le plus facile à gérer. Son cours à la bourse étant proche du niveau auquel l'Etat est assuré de récupérer les capitaux apportés à la banque. Selon des sources financières, l'Etat britannique pourrait vendre 10% du capital dès cette année.

Intérêts électoraux

L'avenir de RBS est plus difficile à prévoir, a fortiori après le limogeage du directeur général du groupe, Stephen Hester, la semaine dernière. David Cameron s'était déclaré le mois dernier «preneur d'idées» au sujet de RBS. Le gouvernement cherchant à éviter une privatisation à perte.

Ed Balls, porte-parole de l'opposition travailliste pour les questions financières, a estimé que la cession des parts de l'Etat dans RBS risquait de tourner à la vente au rabais motivée par des intérêts électoraux.

Pour le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Mervyn King, dont le mandat s'achève à la fin du mois, il aurait été préférable de restructurer RBS dès 2008-2009 et de la vendre dans la foulée.
Jean-Claude Meier

Aucun titre

Lui écrire

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."