Bilan

Novartis: départ de deux piliers, choc et surprises

Si la question de sa succession occupait les esprits depuis 2008, la stupéfaction réside en deux points: le premier, sa décision coïncide avec le départ à la retraite au 1er février de Raymund Breu, le CFO du groupe. Ces deux piliers ont façonné Novartis pour en faire un leader des sciences de la vie. Avec leurs départs, une page se tourne... Le deuxième, concerne son successeur. Quand tout le monde attendait la nomination de Joerg Reinhardt, désigné en 2008 comme bras droit de Daniel Vasella et responsable opérationnel. Contre toute attente, c'est Joe Jimenez, actuel responsable de la division pharmaceutique, que le conseil d'administration lui a préféré.Avec Joe Jimenez à la tête du groupe, c'est une nouvelle génération qui arrive. Le poste de CFO, sera désormais occupé par Jon Symonds ancien d'AstraZeneca, où il s'était illustré par sa rigueur sur les coûts. Cette philosophie colle bien avec celle adoptée par Joe Jimenez au sein de la division pharmaceutique jusque-là. Cette dernière voit maintenant à sa tête le brillant responsable de la division oncologie, David Epstein, respecté pour avoir hissé ce domaine thérapeutique au sein du groupe de 16,7% en 2004 des ventes pharma à 24,4% en 2009, et fait de Novartis un acteur incontournable sur ce marché.Investir dans la scienceSur le plan opérationnel, le nouveau management devrait s'inscrire dans la continuité du précédent. Soit se concentrer sur des investissements tant dans la recherche que dans la force de vente et le marketing ainsi que dans le renforcement des franchises du groupe et la construction de marques fortes, afin d'assurer une croissance pérenne.

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