Bilan

Partenaire allemand pour Fasteris

Fasteris lorgne du côté de l'Allemagne et de l'Autriche. Créée en 2003, cette PME familiale vient de signer un partenariat avec la firme berlinoise imaGenes dans le séquençage du génome humain. «D'un prestataire régional de services en biotechnologies, nous nous transformons progressivement en acteur global», explique Laurent Farinelli, cofondateur de la société basée à Genève. Fasteris dispose d'atouts de poids. Elle figure parmi les rares sociétés équipées d'une machine de séquençage du génome de la dernière génération, produite par la firme américaine Illumina. «Nous venons de recevoir la seconde, confie Laurent Farinelli. La technologie du séquençage massivement parallèle permet une lecture d'une séquence ADN 1000 fois plus rapide qu'avec les technologies existantes, pour un coût 1000 fois moindre.» Décrypter les gènes est déterminant pour les scientifiques ou les industriels. «Il s'agit de comprendre le message qui commande la fabrication de protéines dans la cellule, donc la vie.» Les clients de la PME proviennent aussi bien du monde académique que de l'industrie ou de la biotechnologie. L'Université de Genève en fait partie. Firmenich travaille également avec la société. «Il est très difficile d'isoler les enzymes de plantes avec les méthodes classiques de séquençage.» A contrario, la technologie de Fasteris ferait merveille pour «identifier les gènes exprimés, et ainsi les protéines présentes». Les échantillons passés au crible révèlent alors les secrets des fleurs, herbes ou légumes.

Solides perspectives

L'industrie agroalimentaire s'y intéresse également. La mode des alicaments n'y est pas étrangère. Avant d'être enregistrés, les yogourts et autres margarines facilitant le transit intestinal ou réduisant le taux de cholestérol nécessitent de nombreux tests scientifiques. «Les allégations de santé doivent être démontrées», précise Laurent Farinelli. Ce dernier a travaillé trois ans chez Nestlé avant de fonder son entreprise. «Il faut connaître les interactions produites par le mélange de différentes bactéries, démontrer leur innocuité pour la santé, les bienfaits générés.» Lui connaît la recherche. Dans le cadre de son doctorat en biologie, il fut l'un des premiers à travailler sur les pommes de terre transgéniques à Changins, en pleine terre. «Je me suis retrouvé à la croisée des craintes écologistes et de l'avancée de la science.» Cette expérience l'a certainement convaincu des solides perspectives offertes par le service aux biotechnologies. Il ne s'est pas trompé. Pour preuve, Fasteris serait à bout touchant pour décrocher un partenariat en Asie.

Photo: Laurent Farinelli, le 9 juillet 2008 / © Francois Wavre/Rezo

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."