Bilan

Sanctions américaines: UBS et Credit Suisse bien en-deçà de JP Morgan

Les 8,9 milliards de dollars d’amendes infligées à BNP Paribas par les États-Unis font rentrer la banque dans le « top 10 » en la matière. Un classement qui intègre UBS et Credit Suisse.
  • 1/ 25 milliards de dollards, 2012. JP Morgan Chase, Wells Fargo, Citigroup, Bank of America, Ally Financial.

    La somme est payée collectivement par ces banques, poursuivies pour saisies immobilières abusives.

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  • 2/ 13 milliards de dollars, 2013, JP Morgan Chase.

    La banque s’acquitte de différentes poursuites concernant ses prêts hypothécaires à risques, les fameux « subprimes ». Cette somme reste la plus importante amende infligée à une banque à ce jour.

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  • 3/11,6 milliards de dollars, 2013, Bank of America.

    Comme pour JP Morgan, c’est la vente abusive de prêts hypothécaires qui est en cause. La banque doit verser cette somme à Fannie Mae, organisme de refinancement de prêts à qui elle a vendu des crédits « toxiques ».

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  • 4/4,95 milliards de dollars, 2014, Bank of America.

    La somme est payée par la banque pour échapper à des poursuites de l’agence fédérale du financement du logement. Cependant elle est encore en litige avec le département américain de la justice et différents Etats, et pourrait se voir infliger une nouvelle amende de 12 milliards de dollars en juillet, selon le Wall Street Journal.

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  • 5/8,5 milliards de dollars, 2011, Bank of America.

    La somme est payée par la banque à des investisseurs qui s’estiment lésés par ses pratiques dans l’immobilier.

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  • 6/2,6 milliards de dollars, 2014, Credit Suisse

    C’est l’aide à la fraude fiscale pour les citoyens américains fortunés qui est ici reprochée à Crédit Suisse.

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  • 7/1,92 milliard de dollars, 2012, HSBC.

    Soupçonnée de participer au blanchiment d’argent, la banque britannique dans le collimateur des autorités américaines accepte de verser ce montant pour éviter des poursuites.

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  • 8/ 1,7 milliard de dollars, 2014, JP Morgan Chase.

    La banque reconnaît ne pas avoir suffisamment surveillé un de ses salariés, le trader Bruno Iksil, qui avait pris des paris très risqués pour JP Morgan. Cumulé aux autres amendes, cette somme fait de la banque la championne des amendes infligées par les autorités américaines.

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  • 9/ 1,53 milliards de dollars, 2012, UBS.

    Une somme versée suite à des manipulations présumées du taux interbancaire Libor. UBS banque a été sanctionnée pour près de 3 milliards de dollars de 2009 à 2012.

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  • 10/ 1,05 milliard de dollars, 2013, Rabobank.

    La banque néerlandaise a également été sanctionnée pour la manipulation du Libor. D’autres sociétés avaient été impliquées dans le « liborgate », dont Société Générale, Bank of America, Deutsche bank ou Citigroup. Cette dernière est actuellement poursuivie pour sa gestion de l’immobilier, dans la crise des subprimes et pourrait prochainement avoir à payer une amende de 10 milliards de dollars.

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Est-ce parce qu’elles sont en train de se reconstituer à l’identique, sans tirer de leçon de la crise des subprimes ? Toujours est-il que les banques sont régulièrement dans le collimateur des autorités américaines (voir notre diaporama).

Bien avant l’affaire BNP Paribas, les Etats-Unis ont régulièrement infligé des sanctions à des établissements bancaires, dont UBS et Credit Suisse. Ces amendes concernent différentes pratiques, qu’il s’agisse de violations d’embargo, comme ce qui est reproché à la BNP et notamment sa filière suisse, de pratiques douteuses dans l’immobilier, ou de manipulations de taux.

En 2013, le montant total de ces sanctions s’est élevé à... 50 milliards de dollars (43,7 milliards de francs).

Plusieurs autorités américaines sont à l’origine de ces sanctions : département de la justice, réserve fédérale, département des services financiers de New York, agences gouvernementales, organismes publics, régulateurs de marché.

BNP Paribas devra payer une amende de 8,9 milliards de dollars -10 milliards avaient initialement été évoqués-, ainsi qu'une suspension d'un an de ses activités en dollars dans les matières premières. Les autorités américaines reprochent à BNP Paribas d’avoir financé des sociétés cubaines, iraniennes, soudanaises, durant des années, en dollars, malgré des embargos américains dans les pays concernés.

Camille Andres

JOURNALISTE

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