Bilan

Schneider-Ammann affirme avoir toujours agi correctement

Alors que les placements fiscaux du groupe Ammann continuent de défrayer la chronique, Johann Schneider-Ammann se montre confiant face aux vérifications entreprises par le fisc bernois.

Le groupe Ammann aurait investi dans des sociétés filiales sises au Luxembourg et à Jersey, lorsque l'entreprise était encore dirigée par Johann Schneider-Ammann.

Alors que les placements fiscaux du groupe Ammann continuent de défrayer la chronique, Johann Schneider-Ammann se montre confiant face aux vérifications entreprises par le fisc bernois. Le conseiller fédéral affirme avoir toujours agi correctement. Son parti, le PLR, lui apporte son soutien.

L'émission "Rundschau" de la télévision publique alémanique SRF a publié mercredi sur Twitter une prise de position du ministre de l'économie. "Je prendrai position publiquement sur tous les sujets abordés, au plus tard lorsque les travaux internes des autorités fiscales bernoises seront terminés", peut-on y lire.

Et le ministre de poursuivre: "J'attends ces clarifications avec calme, car les autorités concernées ont toujours été informées de manière complète et parce que toutes les lois ont été respectées. J'ai toujours agi correctement et j'assume toutes mes décisions."

Le PLR prend la défense de son ministre de l'économie. Selon le Parti libéral-radical, Johann Schneider-Ammann s'est comporté en tout temps de manière correcte et légale.

Plusieurs politiciens, notamment à gauche, pressent le conseiller fédéral de s'expliquer publiquement. Le PLR, lui, dénonce une "exploitation politique" de l'affaire entourant celui qui fut patron du groupe Ammann jusqu'à son élection au Conseil fédéral en 2010.

Selon les médias, ce groupe aurait investi dans des sociétés filiales sises au Luxembourg et à Jersey - deux entités associées à des paradis fiscaux - lorsque l'entreprise était encore dirigée par Johann Schneider-Ammann. La "Rundschau" a mis le feu aux poudres avec ces révélations.

LÉGAL ET COURANT

Le fisc du canton de Berne va examiner si tout s'est déroulé dans la légalité. Dans une prise de position, le groupe Ammann a déclaré dès le départ que les entreprises citées ont à tout moment été déclarées et étaient conformes au droit suisse et aux législations locales.

Selon le PLR, les lois fiscales prévoient depuis des années des instruments, tant sur le plan national qu'international, qui permettent la création de réserves dans des sociétés financières. L'utilisation de telles sociétés financières au sein de son groupe est courante pour les entreprises internationales.

Lorsque des économies fiscales sont réalisées, comme dans la situation du groupe Ammann, elles sont réinvesties dans l'entreprise afin de garantir sa longévité et les emplois (environ 1300 collaborateurs) en Suisse, poursuit le Parti libéral-radical.

CRÉDIBILITÉ POLITIQUE EN JEU

Dans un communiqué diffusé peu après celui du PLR, le Parti socialiste ne va pas jusqu'à demander explicitement la démission du conseiller fédéral libéral-radical. Il demande en revanche à M. Schneider-Ammann si sa "crédibilité politique est suffisamment intacte pour poursuivre son activité en tant que ministre de l'économie".

D'après le PS, cette crédibilité est "proche du néant aux yeux du public". Il attend désormais du conseiller fédéral que celui-ci "démontre la compatibilité de son action gouvernementale avec le fait de déplacer des centaines de millions de francs à l'étranger".

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