Bilan

Stanhope Capital ouvre à Genève

Nicole Curti est curieuse, elle aime les contacts. Réseauter. Ce trait de caractère lui a été particulièrement utile ces derniers mois. Elle vient d'ouvrir l'antenne genevoise de Stanhope Capital, une maison de gestion de fortune basée à Londres. L'établissement gère 3 milliards de dollars pour le compte d'une quarantaine de familles fortunées. La jeune femme s?est occupée de tout: louer les locaux, engager, discuter avec l'administration. «C?est un vrai défi de lancer un bureau, on ne le fait pas cinq fois dans une vie.» Il a fallu se battre pour trouver un emplacement intéressant. «On m?a notamment proposé une simple pièce avec une salle de conférences commune à proximité de la place Neuve à un prix exorbitant.» Son choix se portera finalement sur un vaste espace trouvé pour un loyer inférieur. Un bureau en enfilade, avec de hauts plafonds style début du XXe siècle, situé à deux pas du parc des Bastions. Le flair. Nicole Curti connaît bien le milieu bancaire. «L'ancien patron de Kuoni, Riccardo Gullotti,un ami de la famille hélas trop tôt décédé, a été mon mentor.» Il a vu dans son esprit analytique les germes de la finance, malgré des études de sciences politiques. Suivant ses conseils, elle passera dix ans chez Lombard Odier Darier Henstch. «La décision de quitter la maison qui m?a formée a été émotionnellement dure à prendre. Mais j?avais l'impression d'y avoir atteint mes limites.» Au sein de la banque privée, elle était en charge de l'acquisition de la clientèle global custody, spécialisée sur la consolidation des portefeuilles des caisses de pension, petites banques et autres family offices. Cette expérience s?est avérée déterminante. «La demande de transparence ne cesse de s?accroître. La clientèle est de plus en plus sensible aux commissions et frais perçus.» Le modèle proposé par Stanhope Capital l'a séduite. «Nous rendons à nos clients les rétrocessions que nous versent les banques sur les produits financiers placés en portefeuille. Notre plate-forme en architecture ouverte permet ainsi de proposer les meilleurs gérants en toute objectivité.» Une touche très internationale Au fil du temps, Nicole Curti s?est constitué un réseau. Elle s?appuie notamment sur les deux années passées à l'ESADE de Barcelone pour préparer un MBA. «Plus de 40 nationalités y étaient représentées.» Les liens gardés sont forts. «Je vais prochainement rencontrer la famille d'un ancien camarade sud-américain qui veut vendre son entreprise.» Elle est également en charge de la section romande de la Swiss Association of MBA. Sa touche très internationale trouve peut-être son origine dans les cinq langues qu?elle parle. «Ma mère est Polonaise, mon père Tessinois et j?ai grandi à Berne.» Une chose est sûre. Les fondateurs de Stanhope Capital, Daniel Pinto, un ancien deUBS Warburg,et Julien Sevaux, héritier de la dynastie Worms, ont apprécié. B

Photo: Nicole Curti dans son bureau à Genève, le 27 juin 2006 / © Alban Kakulya/STRATES

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