Bilan

Kempinski Hotels & Resorts essuie coup sur coup

Lors du passage à l’année 2020, les douze coups de minuit risquent de mettre à mal le groupe Kempinski qui est contraint au 1erjanvier de se défaire de deux de ses établissements prestigieux, l’Emirates Palace d’Abou Dabi et le Grand Hotel Kempinski de Genève.

Kempinski se sépare de deux de ses flagships mondiaux.

Crédits: DR

Fin d’année morose pour le groupe Kempinski qui a connu un double revers ces derniers temps. En l’espace de 30 jours, le plus ancien groupe d’hôtels de luxe d’Europe qui depuis 1897 a su se constituer un portefeuille international de 62 hôtels, a subi deux pertes importantes.

Des lieux stratégiques et prestigieux

En effet, dès le 1er janvier 2020, son établissement basé à Abou Dabi, l’Emirates Palace, sera repris par le Madarin Oriental et le Grand Hotel Kempinski de Genève passera désormais entre les mains de la marque Fairmont Hotels & Resorts. «Le coup est rude pour Kempinski car ces deux établissements iconiques comptent parmi les cinq plus prestigieux de la chaîne et sont situés dans des destinations stratégiques », commente Philippe M.Rubod fondateur et CEO de Swiss Hospitality Global.

Des adresses tactiques puisque tandis que Genève représente un hub international par excellence mais également le siège de Kempinski Hotels & Resorts, Abou Dabi n’est pas moins que la capitale et la porte d’entrée des Emirats Arabes Unis. Ce dernier est notamment l’hôtel de tous les superlatifs puisqu’il est celui ayant coûté le plus cher au monde (1,5 milliards de dollars). Le Grand Hotel Kempinski Genève, avec 420 clés, est quant à lui le plus grand hôtel 5 étoiles de Suisse.

Kempinski à la croisée des chemins

Se défaire de ces deux flagships mondiaux représentera la perte de 815 chambres et suites pour le groupe, soit environ 4% de sa capacité d’hébergement. Cela à ajouter à une croissance stable depuis 15 ans et une absence sur le marché américain, la chaîne se trouve actuellement à la croisée des chemins.

«Au total, l'impact de cette perte sur les revenus et sur l'image du groupe Kempinski est significatif. Soit le groupe relance vigoureusement sa croissance, en priorité sur le continent américain, et il pourra éventuellement rester indépendant avec une taille critique suffisante (au minimum 150 hôtels sous gestion), soit son avenir se fera probablement sous forme de consolidation dans un ensemble hôtelier multi-marques plus vaste», ajoute le fondateur et CEO de Swiss Hospitality Global. Une stratégie tendance que les mastodontes Marriott et ACCOR ont déjà adoptée. Une chose est sûre, Kempinski étant une enseigne réputée, les potentiels acquéreurs ne manqueront pas.

Mullerjulieweb
Julie Müller

Journaliste

Lui écrire

Du Chili à la Corée du Sud, en passant par Neuchâtel pour effectuer ses deux ans de Master en journalisme, Julie Müller dépose à présent ses valises à Genève pour travailler auprès de Bilan. Quand cette férue de voyages ne parcourait pas le monde, elle se débrouillait pour dégoter des stages dans les rédactions de Suisse romande. Tribune de Genève, 24 Heures, L'Agefi, 20minutes ou encore Le Temps lui ont ainsi ouvert leurs portes. Formée à tous types de médias elle tente peu à peu de se spécialiser dans la presse écrite économique.

Du même auteur:

Malgré les turbulences, les agences de voyage gardent le cap
Bouche à oreille, le laissé pour compte du marketing

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."