Bilan

La start-up genevoise Foodetective signe avec Coca-Cola

La jeune pousse recensait en septembre quelque 20000 restaurants affiliés à sa plateforme qui permet de simplifier, entre autres, la gestion des stocks.

Foodetective simplifie la vie des restaurateurs.

Crédits: DR

La start-up genevoise Foodetective prend son envol. Elle a signé un contrat avec Coca-Cola HBC Suisse. Un accord qui fait suite à un partenariat avec Nestlé Pro, Uber Eats Europe et d’autres sites de livraison.

Dorénavant, Coca-Cola Suisse proposera la plateforme genevoise aux restaurateurs qui vendent sa boisson. Cet outil aide les restaurants dans leurs opérations quotidiennes (commandes, paiements, réservations, réseaux sociaux, stocks, etc) en automatisant toutes les tâches grâce à une interface et un tableau de bord “intelligent”.

Augmenter la visibilité

«Notre système permet, par exemple, de vérifier l’état des stocks des restaurateurs. Dès qu’ils franchissent une limite, les commandes sont passées automatiquement auprès du distributeur. Il n’y a plus d’intervention humaine», explique Andrea Tassistro, CEO et cofondateur de Foodetective.

Ce contrat avec Coca-Cola permettra d’augmenter la visibilité de la start-up genevoise. C’est d’ailleurs le nouveau modèle d’affaires qu’elle cherche à développer. «Nous voulons vendre des licences à des grandes entreprises et nous concentrer sur le développement de nos produits», ajoute Andrea Tassistro.

Foodetective a déjà convaincu Uber Eats et la division Nestlé Professional, pour automatiser la vente de produits Nestlé destinés aux restaurateurs. «L’accord avec Uber Eats ainsi qu’avec toutes les autres plateformes de delivery nous permet d’intégrer leur technologie et leurs produits sur notre interface.»

Ambitions américaines

Foodetective recensait en janvier quelque 7000 restaurants membres. En septembre, ils étaient 20'000. «Plutôt que de jongler avec une douzaine d’applications différentes, les restaurateurs peuvent toutes les gérer au même endroit. Ils gagnent du temps, résume Andrea Tassistro. Nous les mettons en contact non seulement en amont avec des fournisseurs, mais aussi en aval avec l’utilisateur final.»

En se tournant désormais vers un modèle d’affaires basé sur l’octroi de licences, la start-up espère recenser quelque 100'000 restaurants. Les ventes pourraient atteindre, d’ici 7 ans, 100 millions de francs, selon les prévisions de l’entreprise. La start-up, qui emploie actuellement vingt personnes, songe à ouvrir un bureau aux Etats-Unis.

Créée début 2018, la start-up a récemment levé 2 millions de francs auprès d’investisseurs. Des discussions portant sur une levée de fonds de 12 millions sont actuellement en cours.

Bloch Ghislaine NB
Ghislaine Bloch

Journaliste

Lui écrire

Ghislaine Bloch a découvert le monde de la vidéo et du reportage dès son adolescence. Après l'obtention d'un master à la Faculté des Hautes Etudes Commerciales de l'Université de Lausanne, elle démarre sa carrière à L'Agefi où elle effectue son stage de journaliste. Puis elle rejoint le quotidien Le Temps en 2004 où elle se spécialise dans les sujets liés aux start-up, à l'innovation, aux PME et à la technologie. Des thématiques qu'elle continue de traiter chez Bilan depuis 2019.

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