Bilan

Le numérique au service de la clientèle

Les outils digitaux sont d’une efficacité redoutable une fois utilisés à bon escient. Commerces et entreprises peinent parfois à bien comprendre la logique. BusinessIn dédie une soirée à la thématique le 26 septembre à Crans-Montana, pour proposer des solutions concrètes.

Le digital: l'indispensable pour les différents secteurs.

Crédits: DR

Nul besoin d’un énorme investissement pour s’offrir les bienfaits de la technologie. Les entreprises ont largement de quoi faire avec ce qui existe, et il suffit de se démarquer de sa concurrence. C’est le message qui ressortira le jeudi 26 septembre, lors de la soirée organisée par BusinessIn à Crans-Montana. Romain Losey, de La Bouche Qui Rit, a développé les canaux de communication de la boucherie familiale. «Ce qui compte est d’être remarquable » insiste-t-il. Pour l’étudiant de la HEC de Saint-Gall, des remaniements très simples peuvent rapporter gros. Exemple ? «Tenir son site internet à jour» répond le consultant en stratégie digitale.

L’idée étant que n’importe qui peut s’assurer les bases en ayant une présence numérique établie, sans forcément y mettre de grosses forces. C’est le cas pour le commerce, l’hôtellerie, la restauration mais aussi pour l’expérience client en général. La soirée organisée par BusinessIn a pour but de démystifier le numérique et les différentes manières de l’optimiser. Des startups vont présenter leurs idées tandis que des conférenciers discuteront de différents thèmes : le numérique au service du marketing, préserver la surprise dans la restauration ou encore la manière de comprendre les algorithmes de recommandation.

Nouvelles idées, mêmes concepts

Le numérique est véritablement peuplé d’outils. Libre aux différents acteurs de l’économie de s’en servir ou non, mais force est de constater qu’il devient de plus en plus difficile de s’en passer. «Avant les clients venaient d’eux-mêmes», constate Romain Losey. Cette simplicité, Christophe Pian, cofondateur et UX Designer au sein de The Colony l’observe aussi : «Il y a une dizaine d’année, il y avait un point de contact qui était le point de vente physique. Aujourd’hui, il y a internet, les réseaux sociaux et bien d’autres canaux.»

Autant d’univers qui comprennent leurs propres codes. Cela peut paraître compliqué pour un petit commerce de s’y retrouver, mais les résultats viennent vite. «Il faut amener ces outils progressivement», conseille Romain Losey. Isabelle Jan, cofondatrice de PrivateDeal, a réalisé cela concrètement dans le secteur de l’hôtellerie. Sa start-up propose un widget qui permet aux clients de négocier le prix de leurs chambres d’hôtel en ligne sur le site de l’hôtel, grâce à l’intelligence artificielle.

«Des études ont montré qu’en moyenne 40% des chambres d’hôtel étaient inoccupées dans le monde.» explique l’entrepreneur. En permettant au client de négocier les prix, les hôtels s’assurent des réservations en direct – et soignent donc leur chiffre d’affaires. Si une chambre inoccupée coûte cher, la brader est parfois dommageable. «S’ils font une réduction de 30% sur Booking, la commission va leur coûter entre 17 et 20%. Le coût d’acquisition sera presque de moitié», affirme Isabelle Jan, qui précise : «Nous prenons de notre côté une commission de 5%.»

Démystifier le numérique

Au final, la question du numérique est à la fois simple et compliquée. Simple, car les outils sont accessibles à tous. «Les personnes confondent l’innovation avec la recherche & développement. Il ne faut pas un budget de recherche et déposer des brevets pour innover» raconte Christophe Pian en citant l’exemple d’Uber. Les PME se montrent parfois désemparées face au chantier du digital, mais pas forcément à raison. Autant la restauration, le commerce que le tourisme peuvent bénéficier d’une stratégie digitale.


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Rebecca Garcia

JOURNALISTE À BILAN

Lui écrire

Rebecca Garcia a tout juste connu la connexion internet coupée à chaque téléphone. Elle a grandi avec la digitalisation, l’innovation et Claire Chazal. Elle fait ses premiers pas en journalisme sportif, avant de bifurquer par hasard vers la radio. Elle commence et termine ensuite son Master en journalisme et communication dans son canton de Neuchâtel, qu’elle représente (plus ou moins) fièrement à l’aide de son accent. Grâce à ses études, elle découvre durant 2 mois le quotidien d’une télévision locale, à travers un stage à Canal 9.

A Bilan depuis 2018, en tant que rédactrice web et vidéo, elle s’intéresse particulièrement aux nouvelles technologies, aux sujets de société, au business du sport et aux jeux vidéo.

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